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13 février 2014

Transition énergétique : quand tous les avis convergent…

arton471

Edito du 3 février 2014

Depuis bientôt trois ans, l’UFE appelle à des réformes en profondeur de la politique énergétique et climatique, tant en France qu’en Europe. Aujourd’hui, une prise de conscience générale semble s’opérer en faveur d’une approche plus pragmatique qui tienne compte des difficultés engendrées par l’empilement d’objectifs européens non coordonnés et de l’aggravation de la situation économique. Reste à la France à ne pas ignorer ces signaux à l’heure où elle doit faire ses propres choix en matière de transition énergétique …

L’UFE se réjouit donc qu’enfin, tous les diagnostics et propositions convergent sur l’essentiel. Qu’il s’agisse de l’appel des 12 principales Utilities européennes, des tous récents Rapports de la Cour des Comptes et du CGSP, du Livre Blanc de la Commission européenne paru il y a quelques jours, ou bien encore des propositions de révision de l’Energiewende par le nouveau gouvernement allemand, toutes les analyses reprennent les mêmes points clefs.

Quels sont-ils ? Tout d’abord, chacun s’accorde sur la nécessité d’une réforme des politiques européennes de l’énergie et du climat, ainsi que sur la nécessité de revoir l’organisation du marché de l’électricité. Quelques propositions clefs en ressortent :
1. Faire du CO2 l’objectif prioritaire des politiques énergétique européennes et nationales, notamment lorsqu’il s’agit de transition énergétique ;
2. Replacer la compétitivité industrielle comme une composante essentielle, et totalement complémentaire à la dimension climatique, de toute transition énergétique ;
3. Mettre en place des signaux de prix « carbone » incitant à diminuer le recours aux énergies fossiles les plus polluantes (charbon, pétrole) ;
4. Corréler le développement de nouvelles capacités de production électriques, y compris de type renouvelables, à l’évolution de la demande ou à la sécurité du système électrique ;
5. Réajuster les mécanismes de soutien aux ENR pour ne les conserver qu’à destination des filières technologiques non déployées ; soumettre les renouvelables aux mêmes responsabilités quant à l’équilibre du système électrique que les énergies conventionnelles ;
6. Compléter l’organisation du marché de l’électricité. L’objectif est qu’à long terme, tous les moyens de production ou de maîtrise de la demande nécessaires à la croissance soient développés de manière rentable, sans subvention. Il s’agit de mettre en place, y compris pour le carbone, les instruments qui permettent d’orienter les choix technologiques des producteurs et des consommateurs sur la base de trois critères : la compétitivité économique, la réduction des émissions de CO2, la continuité d’alimentation en électricité.

Comme le rappelait l’UFE dans son précédent éditorial, les nouvelles positions et propositions de la Commission européenne prennent largement en compte ces différents points. On ne peut que se féliciter, à cet égard, que le carbone, avec un objectif ambitieux de 40%, soit replacé au cœur de la stratégie européenne de lutte contre le changement climatique. De même, le fait que la compétitivité industrielle soit positionnée au même plan que le climat est positif car cela signifie l’importance pour la Commission européenne de retrouver de la croissance économique.

La France doit prendre acte de ces convergences essentielles et des nouvelles orientations de la politique européenne. La transition énergétique doit désormais avoir pour objectif essentiel la réduction des émissions de carbone, à un niveau ambitieux. La loi de programmation à venir doit décliner, pour la France, une « Stratégie bas carbone pour une économie plus compétitive ». Il ne faut pas se tromper dans les choix majeurs à venir lors du débat parlementaire.

Pour l’UFE, les six points clefs ci-dessus, aujourd’hui partagés par beaucoup, sont donc des composantes majeures de cette stratégie bas carbone, qui devront sous-tendre les politiques sectorielles à mener par la France.

Mais au-delà de la question nationale, la France doit non seulement s’inscrire dans le cadre politique et réglementaire de l’Europe, mais encore, et peut être surtout, être un acteur, avec son partenaire allemand, de la relance d’une Europe de l’énergie en général, et de l’électricité en particulier. La question de la continuité de la fourniture électrique, de la sécurité d’approvisionnement pourrait être au cœur de cette relance. En effet, tant en Allemagne qu’en France, le système électrique va connaître de profondes mutations, qui risque de mettre en péril sa sécurité, donc de la continuité de fourniture pour le client final. L’Allemagne et la France doivent penser ensemble ce nouveau système et conjuguer leurs efforts pour en garantir la sécurité, au moindre coût pour le consommateur.

Présentation de l’UFE

Présentation de l’UFE
Présentation de l'UFE

L’Union Française de l’Electricité (UFE) est l’association professionnelle du secteur de l’électricité. Elle représente les entreprises de l’ensemble de la chaine de valeur du secteur électrique français : producteurs, gestionnaires de réseaux, fournisseurs d’électricité et de services d’efficacité énergétique.

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