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07 avril 2014

Quand la France peut être un modèle

arton537

La semaine dernière, en ayant redessiné certains équilibres politiques, les résultats des élections municipales ont quelque peu occulté d’autres éléments essentiels dans le domaine climatique et économique et qui pourtant seront structurants pour une action politique future…

Le premier de ces paramètres structurants est le rapport du GIEC. Une fois de plus, celui-ci met l’accent sur les conséquences potentiellement dramatiques du changement climatique avec l’envol des émissions de GES. Une lutte contre celles-ci s’impose donc. Mais elle s’impose d’abord à l’échelle mondiale, pas en priorité à l’échelle de la France. Affirmer cela n’est pas se défausser ; c’est tout simplement souligner que la France ne génère qu’1% des émissions de la planète et qu’à ce titre, elle est plutôt remarquable. Ceci étant, nous avons bien sûr encore des progrès à faire au plan national par la réduction de notre dépendance au pétrole, principale source d’émission de CO2 (60%).

Se servir de nos atouts

Le deuxième paramètre structurant est l’augmentation du chômage en France, dramatique, elle aussi. Au-delà du pacte de responsabilité, il convient de renforcer les filières d’excellence françaises, nombreuses dans le domaine de l’énergie : le nucléaire, évidemment, car le monde ne pourra s’en passer pour nourrir à la fois des politiques de développement économique et de lutte contre le changement climatique ; les équipements permettant de maîtriser la demande en énergie ; les services d’efficacité énergétique. Et puis, il y a les nouvelles filières potentielles qui demandent une stratégie de changement sur plusieurs années : les pompes à chaleur en remplacement du chauffage au fioul sont un exemple ; pour créer un véritable secteur industriel français, performant, compétitif, il faudra sans doute dix ans. Même chose dans le domaine du transport avec les véhicules propres, à hydrogène, par exemple. Il convient aussi de ne pas trop alourdir le prix de l’énergie pour les industriels fortement exposés à la concurrence internationale.

De la rationalité avant tout

Le troisième paramètre structurant est la question des finances publiques et de l’endettement d’une France qui n’arrive pas, malgré une pression fiscale forte, à maîtriser ses déficits et à tenir ses engagements européens. Des déficits nationaux, certes, mais aussi locaux, avec un taux d’endettement des communes et des régions qui s’envole. Penser que l’on financera une transition énergétique à crédit parce que, dans dix ans, dans vingt ans, dans trente ans, elle créera des emplois et un nouveau modèle de société est utopique, pour ne pas dire dangereux.
En ce sens, un des premiers enseignements à tirer du résultat des élections municipales est sans doute un message de défiance envers des promesses lointaines et une attente forte pour des actions tangibles, ici et maintenant. Nos concitoyens aspirent à voir enfin la France redresser ses finances publiques, retrouver une nouvelle compétitivité industrielle fondée sur l’innovation (et pas seulement sur le coût du travail) et contribuer à la lutte contre le changement climatique de façon cohérente avec les vrais enjeux du pays. Chacun sait que la France n’a plus les moyens de vivre indéfiniment à crédit. Isolée de plus en plus du monde, sans puissance industrielle, elle perdra son identité de « facteur de progrès ». La transition énergétique ne doit donc pas être synonyme de décroissance, de repli sur soi, de fermeture au monde. Conduite sans idéologie et avec rationalité, elle peut être une fabuleuse opportunité. A l’inverse, menée dans la précipitation, elle est porteuse d’un vrai risque.

Entre opportunité et risque

Une fabuleuse opportunité tout d’abord, si la France comprend, comme elle le fit en 1900 avec l’Exposition universelle, qu’elle peut et doit croire en la science, en un avenir meilleur grâce au progrès technique. Une fabuleuse opportunité si nous comprenons aussi que c’est le moment de valoriser notre avance dans la « vraie lutte » contre le changement climatique (réduire les émissions de CO2), dans nos technologies et dans nos fleurons industriels qui maîtrisent ces technologies « CO2 free » : les EDF, les GDF-SUEZ, les AREVA, les Alstom, les Schneider, les Delta Dore, les Saint-Gobain, les TOTAL dans le solaire et bien d’autres encore qui ont des technologies de pointe et peuvent demain conquérir le monde, créer de l’emploi et de la richesse en France.
A l’inverse, la transition énergétique peut s’avérer un véritable risque si elle est enfermée dans le piège de la pensée idéologique où l’équation « transition énergétique = nouveau modèle de société » est avant tout basée sur de la décroissance, autrement dit la régression dans toutes ses formes. Regardons plutôt autour de nous, au-delà de nos frontières de pays encore riche, bien soigné, vivant confortablement, ayant accès à toutes les commodités que, précisément, procurent l’énergie et l’électricité. Au-delà, il y a les autres, les BRICS, et plus largement, des milliards d’hommes et de femmes, à commencer par l’Afrique, qui aspirent au développement, c’est-à-dire au confort, à la santé, à la croissance de l’espérance de vie, à la communication avec le monde que seule l’énergie permet. Le défi pour eux n’est pas de condamner la consommation d’énergie, mais d’avoir droit de consommer de l’énergie, sans pour autant polluer.
2015 est une année importante pour la France. L’enjeu de la COP21 est un enjeu industriel mondial pour notre pays, et non un enjeu local. Si la France rate ce rendez-vous, alors elle aura raté une occasion majeure d’être un vrai modèle pour le monde en montrant que l’on peut progresser, croître, sans altérer le climat.
Pour renaître, la France doit être décomplexée, fière de son avance climatique, de ses fers de lance industriels. Elle doit être porteuse d’une idée de progrès, de développement, dans le respect des équilibres climatiques fondamentaux de la planète. Elle peut le faire ; elle doit le faire !

Présentation de l’UFE

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Présentation de l'UFE

L’Union Française de l’Electricité (UFE) est l’association professionnelle du secteur de l’électricité. Elle représente les entreprises de l’ensemble de la chaine de valeur du secteur électrique français : producteurs, gestionnaires de réseaux, fournisseurs d’électricité et de services d’efficacité énergétique.

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