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13 avril 2012

Présidentielles : qui propose quoi pour l’énergie ?

Edito: 16 avril 2012

A une semaine du premier tour des électionsprésidentielles, que proposent les dix candidats, en matière de politique énergétique, s’ils sont élus? Petit tour d’horizon, avant le vote décisif du 6 mai…

Depuis un an, à la suite de l’accident de Fukushima, les débats autour de l’énergie se sont essentiellement cristallisés autour de la composition du mix avec, en toile de fond, une remise en cause, plus ou moins forte, du nucléaire. Alors que s’amorce la dernière ligne droite avant l’élection du nouveau Chef de l’Etat, il est intéressant de passer en revue les propositions en matière de politique énergétique que les dix candidats àla présidentielle ont inséré dans leur programme respectif. Chacun y consacre un volet plus ou moins marqué… mais force est de constater qu’aucun ne chiffre ses déclarations.

Ceuxdont on parle beaucoup…

NicolasSarkozy UMPS’inscrivant dans la continuité du Grenelle de l’Environnement, qu’il considère comme un tournant du modèle économique de la France, l’actuel Président milite clairement pour un soutien à la fois aux ENR dans la perspective de créer des filières vertes industrielles d’envergure nationale et internationale, et au nucléaire, dans le respect de normes de sûreté très strictes, pour continuer «à faire profiter les consommateurs d’une énergie sûre, peu polluante, et à coût réduit». Ilsouhaite que la France s’engage avec ses partenaires européens sur de grands projets industriels, notamment dans le domaine de l’énergie, afin de jouer un rôle sur tous les marchés émergents.

François HollandeParti Socialiste – fixe, lui, un objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% d’ici 2025, avec en parallèle, une montée en puissance des ENR au travers de filières industrielles françaises.Flamanville serait achevée, Fessenheim fermée dans les cinq ans, et Penly stoppée. Le candidat du PS vise une sûreté maximale des installations existantes et la poursuite de la modernisation de l’industrie nucléaire. Il préconise aussi une nouvelle tarification progressive de l’électricité, de l’eau et du gaz pour inciter aux économies de consommation et lutter contre la précarité énergétique. Un vaste plan de rénovation thermique concernant 1 million de logements par an serait mis en œuvre. Enfin, au niveau européen, il est favorable à une politique énergétique commune aux 27 et à une contribution climat-énergie aux frontières de l’Europe.

François Bayrou Modem – fait de la lutte contre le réchauffement climatique l’absolue priorité de sa politique énergétique et industrielle, tant au niveau français qu’européen. Considérant le nucléaire comme une énergie de transition pour laquelle la sécurité des installations reste non négociable, il souhaite un grand débat sur l’avenir de la production électrique en France à l’horizon 2030. Parmi ses propositions figurent la création d’un fonds d’investissement dédié au développement durable financé par les quotas de CO2, le secteur privé et l’épargne populaire, ou bien encore la mise en place d’un consortium européen de l’énergie renouvelable, sur le modèle d’EADS.

Eva Joly Europe Ecologie Les Verts – en cas de victoire, ferait adopter, dès la première année de mandat présidentiel, une loi d’urgence jetant les bases de la transition écologique dont l’objectif serait de parvenir à sortir totalement du nucléaire d’ici 2030, en compensant par les ENR d’une part, et l’efficacité énergétique, d’autre part. A horizon 2050, la candidate EELV estime possible de rénover thermiquement l’ensemble des bâtiments existants et d’imposer aux constructions neuves une réglementation thermique de «facteur 4». Au niveau européen, l’Union devrait par ailleurs passer à un objectif contraignant de réduction des émissions de GES d’au moins 30% avec une fiscalité incitative et redistributive.

Jean-Luc Mélanchon Front de Gauche – veut un moratoire sur toutes les politiques énergétiques actuelles (cf abrogation de la loi NOME entre autre); aucun choix définitif sans un grand débat public sur la politique énergétique de la France, entériné par un référendum. Ses propositions intègrent aussi une tarification sociale et progressive pour assurer l’accès à l’énergie pour tous, et un plan national de réhabilitation énergétique de tous les bâtiments publics comme des logements. Enfin, le candidat du Front de Gauche vise la nationalisation à 100% d’EDF, GDF Suez, Total et Areva et milite pour un «pôle public de l’énergie» au niveau européen aussi.

Marine Le PenFront National – estime, quant à elle, que, le risque nucléaire ne pouvant être réduit à zéro, une sortie, à long terme, de la filière serait souhaitable. En attendant, elle recommande de maintenir le parc afin de préserver l’indépendance énergétique de la France et ses bonnes performances CO2. Mais une limitation maximale du recours à des sociétés privées dans l’exploitation et l’entretien des centrales/traitement des déchets radioactifs lui parait nécessaire. Jugeant les objectifs en matière d’ENR irréalistes, la candidate du Front National mise sur la R&D pour faire de ces technologies un recours possible et viable dans le cadre d’utilisations avant tout locales, et dans une perspective de couvrir 10 à 15% des besoins énergétiques.

…et ceux dont on parle un peu moins

Nicolas Dupont-Aignan Debout la République – préconise, lui, de fusionner et de nationaliser EDF et GDF Suez, afin, notamment, de mieux contrôler la filière nucléaire. Il souhaite «réquisitionner Total» pour mieux réguler les prix de l’essence et consacrer une part des bénéfices du groupe à la transition énergétique de la France. Celle-ci passerait par la fermeture des centrales nucléaires en zones sismique, le développement de la R&D sur les réacteurs de 4ème génération, et l’essor des ENR, en particulier le solaire. Enfin, Nicolas Dupont-Aignan souhaite des pôles de compétitivité dédiés à l’environnement et un grand service public du recyclage et des filières de substitution aux énergies fossiles.

Philippe PoutouNouveau Parti Anticapitaliste – propose une «véritable révolution énergétique» avec une sortie totale et non négociable du nucléaire en 10 ans maximum, voire moins si l’on supprime ou réduit fortement certaines industries «inutiles et voraces en énergie comme l’armement, une partie de la chimie, de l’agroalimentaire…». Une vision réaliste si on conjugue sobriété et économies d’énergies, et développement massif des ENR. Socialement, le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste envisage «l’expropriation, sans indemnité ni rachat, du lobby industriel nucléaire, et la création d’un grand service public de l’énergie géré directement par les travailleurs».

Sur ce dernier point, il y a donc convergence avec le programme de Nathalie Arthaud Lutte Ouvrière – qui, elle aussi, souhaite exproprier les grands groupes industriels et financiers et substituer au capitalisme une organisation politique et sociale qui, tout en satisfaisant aux besoins énergétiques des hommes, aura le souci de préserver avant tout l’environnement et la nature.

Jacques CheminadeSolidarité et Progrès – s’inscrit clairement en faveur du maintien et du développement technologique du nucléaire. Refusant d’y renoncer au nom d’une «peur animale du danger», le candidat de Solidarité et Progrès considère que «pour assurer un futur à une espèce humaine en développement, la géothermie, les éoliennes, le solaire ou les marées ne peuvent être une solution, car la densité de flux d’énergie qu’ils procurent, par être humain, unité de surface et quantité de matière utilisée, n’est pas suffisante pour accroître le potentiel de densité démographique pour une société future». Il préconise donc de passer rapidement au nucléaire de 4ème génération et à la fusion thermonucléaire contrôlée, en se donnant les moyens financiers sur le long terme et les ressources humaines en compétences.

Présentation de l’UFE

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Présentation de l'UFE

L’Union Française de l’Électricité (UFE) est l’association professionnelle du secteur de l’électricité. Elle représente les entreprises de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur électrique français : producteurs, gestionnaires de réseaux, fournisseurs d’électricité et de services d’efficacité énergétique, en passant par les opérateurs de stockage et des effacements, et du pilotage des consommations.

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