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29 février 2016

CERA Week2016 : une nouvelle ère pour le monde de l’énergie

arton853

La semaine dernière s’est tenue à Houston la 35ème Ceraweek, convention annuelle qui peut être considérée comme le plus grand rassemblement mondial des acteurs de l’énergie et à laquelle assistaient plus de 2000 délégués. Même si les débats ont été dominés par les préoccupations liés à la baisse générale des prix qui frappe tous les secteurs, il est apparu clairement qu’il y avait un consensus sur le fait que nous entrions dans une nouvelle ère où la préoccupation environnementale devenait incontournable, mais aussi et surtout dans une ère de profonde mutation technologique et digitale, où va se poser la question de la fourniture d’énergie à plus de 2 milliards de personnes qui en sont actuellement privées. A la clé de ces mouvements, d’énormes modifications dans le portefeuille énergétique mondial sont donc à anticiper.

Le niveau actuel des prix est en effet extrêmement préoccupant, qu’il s’agisse du charbon, du pétrole, du gaz ou de l’électricité. Ceci entraine le ralentissement des investissements, des suppressions d’activité, mais également un effort spectaculaire de productivité, qui, dans certains cas, a pu atteindre 50 % en l’espace d’un an.

La révolution technologique concerne à la fois les nouveaux moyens de production, les progrès dans la gestion des réseaux, l’interconnexion des équipements pour améliorer la maintenance, et le bouleversement de la relation avec les clients.

En ce qui concerne l’accès pour tous à l’énergie, la clé se trouve dans une mobilisation financière innovante, considérable dans son montant, mais qui pourrait clairement profiter des progrès technologiques actuels permettant des approches décentralisées.

Un marché du pétrole et du gaz toujours surabondant

Sur le plan pétrolier la semaine fut dominée par le refus exprimé par l’Arabie saoudite d’envisager une réduction de sa production. Globalement le marché pétrolier va donc rester surabondant, et aucun expert ne s’est aventuré à prédire une date de sortie de cycle, date qui va essentiellement dépendre de l’activité des pays émergents. En revanche, la production américaine, même si elle ralentie légèrement, restera très robuste car 80 % de son total sont réalisés à un prix de 25 à 30 $ /b. Le vrai problème réside dans les pays émergents pour lesquels le pétrole constitue la ressource clé de leur développement, d’où des tensions sociales et géopolitiques à prévoir.

Dans le domaine du gaz, c’est l’appareillage du premier méthanier transportant du gaz américain vers l’étranger qui a constitué l’information-clé de la semaine. Ce premier acte devrait conduire les USA à représenter 20 % du marché mondial du LNG en 2020, les mettant au même niveau que l’Australie et le Qatar. Le marché mondial du gaz, comme celui du pétrole, est actuellement largement excédentaire, ce qui se traduit par des prix extrêmement compétitifs, en particulier face au charbon. Son rééquilibrage sera porté à moyen terme par l’évolution de la demande asiatique et notamment par celle de la Chine. Le gaz naturel est en particulier considéré comme l’un des facteurs clés de la réussite des engagements de la COP 21, mais la substitution du charbon par le gaz nécessitera d’énormes développements d’infrastructures.

Absence d’un prix du carbone élevé

Enfin, dans le domaine de l’électricité, l’expression dominante est constituée par les griefs formulés par les acteurs à l’encontre de politiques régulatoires incohérentes qui conduisent à devoir arrêter des centrales non ou peu polluantes pour les remplacer par des unités fortement émettrices de GES, du fait de l’absence de prix du carbone.

Sur le plan technologique, il y a unanimité pour dire que le stockage sera la technologie clé dans l’avenir, mais que pour le moment le sujet est loin d’être abouti.

Mais sur le plan global, c’est la Chine qui a formulé la proposition la plus étonnante, celle de la « Global Energy Interconnection ». L’idée consiste à dire que le moyen le plus pratique pour transporter l’énergie, est de le faire sous sa forme électrique, et qu’on pourrait arriver à ce que toute la consommation finale d’énergie puisse se faire sous forme électrique. On pourrait alors aboutir à un système énergétique mondial totalement interconnecté, en commençant par l’interconnexion Asie-Europe.

En résumé, la communauté énergétique mondiale, tout en étant inquiète, a pris conscience des changements attendus au niveau global et fourmille de progrès et d’initiatives. Un seul regret dans cet ensemble : comme les années précédentes, la faible présence de l’UE et de la France dans ce débat majeur, ceci étant d’autant plus paradoxale que l’Europe souhaite servir d’exemple à la planète dans le domaine énergétique.

Présentation de l’UFE

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Présentation de l'UFE

L’Union Française de l’Electricité (UFE) est l’association professionnelle du secteur de l’électricité. Elle représente les entreprises de l’ensemble de la chaine de valeur du secteur électrique français : producteurs, gestionnaires de réseaux, fournisseurs d’électricité et de services d’efficacité énergétique.

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