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Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 25/01/2010 au 29/01/2010

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne Actualité Sociale

Actualité économique et industrielle

> Le courant ne passe toujours pas sur la NOME

La Croix/AFP/Humanité/Monde et Challenge
du 28/01/2010

C'est une des principales actualités de la semaine dans toute la presse : que va t-il se passer en matière de tarifs d'électricité ?
Opposée au projet de loi NOME, EDF vient de soumettre au Gouvernement un projet alternatif.Le groupe y demande notamment "de la visibilité sur les prix", c'est à dire sur l'évolution à moyen terme tant des tarifs pour les particuliers, que les prix auxquels l'entreprise va devoir vendre une partie de son courant nucléaire à ses concurrents. Si EDF dément avoir chiffrés sa poposition (les bruits ayant couru notamment sur une hausse des tarifs des particuliers de 15% hors inflation sur 5 ans), son argumentation reste inchangée : le groupe prévoit 24 milliards d'euros de dépenses pour prolonger la durée de vie des centrales. Pour lui, le financement doit venir des clients, à travers les tarifs, comme c'était le cas pour le développement du parc nucléaire dans les années 1970 et 1980. Or, "depuis la fin de la construction du parc, les taris ont baissé de plus de 40% en monnaie constante", a souligné Jean-Louis Mathias, Directeur Général Délégué d'EDF.
A côté des tarifs pour les particuliers, l'entreprise se bat aussi sur le prix de l'électricité nucléaire qu'elle devra mettre à la disposition de ses concurrents. Là aussi, plusieurs prix ont circulés mais, en réalité, aucun consensus n'a été établi entre EDF, l'Etat et les fournisseurs alternatifs qui campent sur une électricité de base à environ 35 euros.

> Le TARTAM en passe de jouer les prolongations

Les Echos
du 28/02/2010

Compte tenu du glissement du calendrier de la réforme du marché de l'électricité, le gouvernement va très probablement prolonger à nouveau le "TarTam" prolongé jusqu'au 30 juin 2010. Malgré les réticences de la Commission européenne, qui exige la fin des tarifs réglementés en général, une nouvelle prolongation paraît incontournable.
En harmonie avec le gouvernement, le député Jean-Claude Lenoir va en effet profiter d'une proposition de loi, qui sera déposée le 25 mars au Sénat par son collègue UMP Ladislas Poniatowski sur la réversibilité des tarifs résidentiels, pour déposer deux amendements.Le premier concernera l'accès des nouveaux sites aux tarifs réglementés, et le deuxième, une prolongation du « Tartam ». Reste à savoir de combien de temps le tarif transitoire sera prolongé : un an, un an et demi ? Rien n'est arrêté et tout dépend de la date de la future réforme. On en revient toujours au même point...

> Ca se murmure dans le nucléaire : un projet de partenariat GDF SUEZ / AREVA

Challenges - AFP - Humanité
du 28/02/2010

Le quotiden Les Echos avait affirmé le 27 janvier un protocole d'accord entre GDF SUEZ et AREVA. L'annonce en avait été repoussée pour cause de polémique entre EDF et Areva" sur la gestion des déchets nucléaires, selon le quotidien. Gérard Mestrallet, quant à lui a tenu à rappeler que "Depuis des années, le groupe GDF Suez travaille en partenariat avec l'ensemble des acteurs de la filière nucléaire" tels qu'EDF, Areva et le CEA. "Nous avons construit en partenariat avec EDF la première unité" du parc nucléaire belge "et collaboré dans le parc nucléaire français", sur les réacteurs de Tricastin et Chooz, souligne-t-il.
Portant sur le développement du réacteur de 3ème génération (de puissance moindre que l'EPR "Atmea" .Le projet a été vu par certains comme une étape de plus dans la concurrence que se livrent EDF et GDFSUEZ dans le nucléaire. En réalité, souligne le patron de GDF SUEZ,"Nous étudions en permanence avec l'ensemble des acteurs, en France et à l'étranger, des possibilités de nouvelles collaborations", en citant le groupe pétrolier Total, l'espagnol Iberdrola, le britannique SSE, ou l'allemand Eon.

> La croissance verte, vecteur d’emplois

Le Monde
du 28/01/2010

Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, et Valérie Létard, secrétaire d'Etat, ont présenté, jeudi 28 janvier, à Paris, un "plan de mobilisation pour les métiers de la croissance verte", lors d'une "conférence nationale".

Depuis septembre 2009, Valérie Létard a réuni près de 400 experts chargés d'identifier les potentialités d'emploi dans onze filières économiques (agriculture, automobile, bâtiment, eau et déchets, électromécanique, énergies renouvelables, raffinage et agrocarburants, tourisme, transport, mer, biodiversité).

La Synthèse des travaux de ces 11 Comités de filières identifie environ 210 000 créations nettes emplois pérennes d'ici à 2020. Le rapport souligne par ailleurs que, en réalité, "la plupart des filières continueront à offrir des emplois sur des métiers traditionnels, mais avec des nouvelles compétences", d’où l’importance de la formation, initiale mais aussi continue, tout au long du parcours professionnel.

Parmi les secteurs identifiés comme porteurs de croissance verte : les industries électriques, les énergies renouvelables, la réalisation de nouvelles infrastructures, ou bien encore l’eau et le traitement des déchets.

Autre source : AFP + Le Figaro + Les Echos + Ouest France + Challenges + Bourse Reflex.com

> Taxe Carbone : quel traitement pour l'électricité ?

Les Echos
du 29/01/2010

Le ministère de l'Ecologie a revu sa copie sur la taxe carbone et vient de l'adresser à Matignon. Ce texte devrait servir de base à la consultation prévue ensuite pedant trois semaines. Selon lesq informations du journal Les Echos, trois secteurs économiques devraient être traités à part : la production thermique d'électricité, l'aviation et le chauffage urbain. Initialement, ils devaient être exemptés, mais la décision du Conseil ne le permet plus totalement et nécessite de justifier toute démarche en ce sens. Pour l'électricité, compte tenu du fait que c'est le seul secteur industriel à devoir acheter ses quotas 2013, l'idée serait de ne taxer que l'électricité d'origine thermique. Avec le risque non négligeable de donner un avantage concurrentiel aux centrales thermiques étrangères. Des débats loins d'être clôts !

Actualité Européenne

> POLITIQUE ENERGETIQUE & DEVELOPPEMENT DURABLE


du 29/01/2010

> LA COMMISSION PLAIDE POUR UNE RENOVATION DES RESEAUX ET POUR UNE REDUCTION DE LA CONSOMMATION EN POINTE

Le directeur général adjoint de la DG Energie Fabrizio Barbaso a exposé mercredi à Paris (Assemblée nationale) les priorités de la Commission pour favoriser une sobriété carbone du secteur énergétique à l’horizon 2050. Il a en particulier insisté sur la rénovation des réseaux, afin d’accroître la sécurisation des approvisionnements (via le développement et l’intégration des ENR), l’efficacité énergétique, la protection environnementale, et plus largement la croissance verte. A cette fin, il a plaidé pour « des investissements dans les réseaux intelligents » pour contribuer à réduire la consommation de 5 à 20% et inciter les gestionnaires à « déplacer la demande de 30 à 50% vers les heures creuses, donc éviter de recourir au gaz et au charbon », a-t-il expliqué.

Pour la Commission, 1000 milliards d’euros seront nécessaires d’ici à 2030 pour la rénovation des réseaux et la production d’électricité. Si l’Europe consacre 3 milliards d’euros par an à la recherche pour les nouvelles technologies, les besoins avoisinent aujourd’hui les 8 milliards. Dans cette perspective M.Barbezo a insisté sur le rôle des Etats membres et des acteurs privés pour fournir les financements complémentaires. Estimant que « les investissements ont besoin d’une réglementation stable», il a évoqué les projets de la Commission, en particulier l’élaboration d’un « nouveau soutien aux infrastructures, un investissement stratégique qui pourrait conférer un nouveau pouvoir aux institutions publiques, sous réserve d’aides d’état ».


> LES ETATS MEMBRES HESITANTS A FINANCER LES FUTURES TECHNOLOGIES ENERGETIQUES

Les Etats membres se sont montré réservés cette semaine sur leur propension à s’engager financement en faveur des technologies énergétiques. Si le projet de position paper issu de la réunion des experts nationaux sur le futur SET Plan (Strategic Energy technology) reconnaît qu’étant donné « le niveau de financement requis à moyen terme, un accroissement de la part des investissements publics sera nécessaire », les Etats membres ont donné l’impression de vouloir gagner du temps, en estimant que ce besoin de financement « devra être pris en compte dans le prochain cadre financier [2013-2019] ». Ils ont appelé la Commission et la BEI à présenter aussi vite que possible une proposition pour la mise en place d’un instrument de financement des ENR et des projets d’efficacité énergétique ; cet instrument devra néanmoins se limiter à une simple optimisation des ressources financières existantes.


> POST-COPENHAGUE : LES ECONOMIES EMERGEANTES METTENT LA PRESSION SUR LES PAYS RICHES

Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine, qui composent le groupe dit des « BASIC countries », ont affiché leur unité lors de la réunion qui s’est tenu cette semaine à New Dehli, en confirmant qu’ils dévoileraient leurs efforts volontaires en termes de lutte contre le réchauffement climatique d’ici la fin du mois. Cette déclaration est perçue comme une tentative de pression sur les nations industrialisées, qui doivent également communiquer leurs plans précis de réduction d’émissions de gaz à effet de serre le 31 janvier au plus tard, ainsi que leurs intentions en matière de soutien financier en faveur des pays pauvres. De son côté, l’Europe a confirmé (COREPER du 27 janvier) qu’elle ne modifierait pas l’offre faite à Copenhague, à savoir une réduction de 20% unilatéralement, ou de 30% si les autres parties consentent à des efforts comparables.


> UN CONTRAT D’UN MILLIARD POUR LE GAZODUC NORD STREAM

Trois entreprises ont signé un contrat pour fournir un million de tonnes de tuyaux en acier pour la construction du second gazoduc du projet Nord Stream. Ce contrat, d’une valeur d’environ 1 milliard d’euros, réunit la compagnie allemande Europipe à hauteur de 65%, le Russe OMK (25%) et le japonais Sumitomo (10%). Le début des travaux de construction du premier gazoduc Nord Stream a été confirmé pour avril 2010.

> MARCHE INTERIEUR & CONCURRENCE


du 29/01/2010

> ENTSO-E PUBLIE LA PREMIERE CARTE DU RESEAU ELECTRIQUE EUROPEEN

ENTSO-E a publié en fin de semaine dernière sa première carte des réseaux électriques européens interconnectés. Ce document, qui se base sur l’ancienne carte du réseau de l’UCTE, présente les différentes installations de production sur le territoire, l’ensemble des lignes à haute tension existantes, les lignes de plus de 220kV en cours de construction, ainsi que les lignes transnationales de 110kV à 150kV. Il est le fruit du travail des 42 gestionnaires de réseaux présents dans l’Union et a vocation à permettre d’atteindre les objectifs européens de sécurité d’approvisionnement, d’augmentation de la part des renouvelables et de développement d’un marché intérieur de l’électricité.


> ENQUETE SUR LES TARIFS D'ELECTRICITE PREFERENTIELS ACCORDES A ALUMINIUM OF GREECE

La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie afin de déterminer si les tarifs d'électricité consentis par l'opérateur étatique grec Public Power Corporation à Aluminium of Greece constituent une aide d'État illégale. N. Kroes, Commissaire à la Concurrence, souhaite vérifier que « qu'Aluminium of Greece n'a perçu aucun avantage économique déloyal par rapport à ses concurrents et qu'elle a au contraire dû acquitter, comme toute autre entreprise, le prix du marché pour l'électricité et le gaz qu'elle a achetés ».


> ENQUETE ANTITRUST (GAZ) : LA COMMISSION CONSULTE LES ACTEURS DE MARCHES SUR LES SOLUTIONS PROPOSEES PAR E.ON

Suite à l’enquête antitrust lancée contre E.ON pour une éventuelle infraction des règles européennes en matière d’abus de position dominante dans le secteur du gaz, la Commission européenne a invité les acteurs de marché à se prononcer sur les mesures que l’énergéticien allemand s'est engagé à prendre pour permettre un niveau de concurrence satisfaisant. Les parties intéressées ont un mois pour donner leur avis. Si le résultat du test de marché est positif, la Commission abandonnera l'enquête en cours.

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> ACTIVITE PARLEMENTAIRE


du 29/01/2010

> MARCHES PUBLICS & CONCESSIONS (IMCO) – échange de vues et audition

Dans le cadre du rapport d’initiative de Mme H. Rühle (Verts – Allemagne) sur les nouveaux développements en matière de marchés publics, l’audition d’experts qui a eu lieu mardi en IMCO a laissé transparaître des avis partagés sur la nécessité d’une législation en matière de « concessions ». Ce sujet, qui fait débat au sein du Parlement européen et que le Commissaire désigné Michel Barnier a déclaré vouloir examiner en détail, tend à se structurer autour de positions nationales. Les eurodéputés allemands de plusieurs bords politiques se sont ainsi exprimés en faveur d’un statu quo (pas de législation), sur la base de la jurisprudence actuelle plutôt favorable au mode de fonctionnement de l’Etat fédéral.

> RETARD DE PAIEMENT (IMCO) – échange de vues

C’est avec 21 représentants des parlements nationaux que les eurodéputés IMCO ont procédé à un échange de vue sur le rapport d’initiative porté par Barbara Weiler (S&D – Allemagne) consacré au projet de refonte de la directive sur les retards de paiement. C'est la première fois qu'une commission parlementaire du PE reçoit des députés nationaux, dans l’esprit de plus grande collaboration entre Parlements prévu par le traité de Lisbonne.

Le projet de la Commission a pour vocation de résoudre le problème des factures payées avec retard par les pouvoirs publics, et qui constituent un problème majeur pour les entreprises. Parmi les mesures préconisées par le rapporteur, une des plus importantes pour le secteur électrique est le souhait d’inclure les industries de réseau dans le champ d’application via une modification de l’article 5. Le délai de dépôt des amendements a été fixé au 2 mars 2010 à 12h00.


> DIRECTIVE PROTECTION DES CONSOMMATEURS (IMCO) – échange de vues

La réunion IMCO du mardi 26 janvier a donné lieu à échange de vues sur le projet de directive « Droits des consommateurs » entre les eurodéputés et les membres de la commission des affaires européennes de l’assemblée nationale française (Vidéoconférence). Ces derniers ont exprimé leurs réserves à l’égard du principe d’harmonisation maximale défendu par la Commission, qui risquerait d’entraîner un nivellement par le bas la protection des consommateurs. Les députés français ont notamment pris pour exemple la question des « vice cachés », emblématique de la plus-value apportée par la législation nationale française. Par opposition, ils ont défendu le principe d’une « harmonisation maximale ciblée », c'est-à-dire limitée aux seuls cas dans lesquels l’harmonisation des règles contribue à une amélioration des mesures de protection nationales. Dans les autres cas, les Etats membres devraient avoir la possibilité de faire prévaloir leur propre législation.

Cette requête rejoint la position défendue par la Présidence tournante espagnole, dont le représentant a par ailleurs défendu l’idée d’une « harmonisation mixte », qui ne diminue pas le niveau existant de protection nationale. Mme Gebhardt, coordinatrice S&D (Allemagne) et M. Rochefort (ADLE – France) ont soutenu cette approche.


> RAPPORT SUR LA POLITIQUE DE CONCURRENCE 2008 (IMCO) – examen du projet d’avis

Les députés ont examiné le projet d’avis, relatif au rapport sur la politique de concurrence 2008. A noter plus spécifiquement sur ce sujet que le rapporteur de la commission ECON (affaires économiques et monétaires), qui est compétente au fond sur ce sujet, a mis un accent particulier sur le rôle de la politique de concurrence dans la défense des consommateurs (point 4 du rapport Int’velt), conformément à une position politique qui ne cesse de gagner du terrain au sein des institutions communautaires.


> INFORMATIONS SUR LES PROJETS D’INVESTISSEMENTS EN INFRASTRUCTURES (ITRE)
Examen des amendements

Le débat s’est focalisé sur la présentation des amendements de compromis entre groupes politiques, demandant en particulier : l’introduction des ENR dans le champ d’application de la directive, y compris les petites installations photovoltaïques [+de 5MW] (article 1.1 ; annexe - point 3.1) ; l’obligation pour la Commission de publier les données sous forme agrégée (article 6.2) ; un renforcement du contenu de l’analyse que la Commission devra fournir tous les deux ans pour permettre une meilleure supervision et un pilotage des investissements (article 10.1).

Le rapporteur, Mme Adina-Ioana Vÿean (ALDE), a également rappelé la volonté de la commission ITRE (soutenue par la commission des affaires juridiques) de modifier la base juridique de ce texte, comme semble le permettre le traité de Lisbonne, afin que la question du contrôle des grands projets d’infrastructures énergétiques entre dans le cadre de la co-décision. Face à l’opposition de la Commission européenne, elle s’est prononcée en faveur d’une saisine de la Cour de Justice pour trancher ce différent. Le vote en commission ITRE sur ce rapport aura lieu le 4 février 2009.


> ROLE DES TIC DANS L’EFFICACITE ENERGETIQUE (ITRE) – ECHANGE DE VUES

La rapporteur, Mme Toia (S&D – Italie) a présenté les grandes lignes de son futur projet de rapport, mettant l’accent sur les possibilités offertes par les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour contribuer à contrôler la consommation énergétique et modifier des comportements. Pour le PPE, M. Karins (Lettonie) a dénoncé l’absence de normes communes en matière de compteurs intelligents, qui freinent le développement de ces outils. M. Türmes (Verts – Allemagne) a tenu à modérer le soutien inconditionnel aux TIC, en estimant que cette industrie doit d’abord résoudre son propre problème de consommation d’énergie. Il a plaidé pour une définition claire et unique des « compteurs intelligents » afin d’éviter la valorisation abusives de produits tels que les compteurs ne permettant aucune interactivité. Il a défendu en priorité une modulation des tarifs afin d’inciter les consommateurs à réduire leurs consommation en heures de pointe.

> INSTITUTIONNEL & AFFAIRES PUBLIQUES


du 29/01/2010

> LES NOUVEAUX POUVOIRS DU PARLEMENT EUROPEEN POUR LES 5 PROCHAINES ANNEES

Commission et Parlement européen sont parvenus à un accord cette semaine sur les grandes lignes de l’accord-cadre qui régira leurs relations jusqu'en 2015. Ces orientations, qui feront l’objet d’une résolution du PE soumise au vote lors de la plénière de février à Strasbourg, devront par la suite être concrétisés dans un accord formel entre les deux institutions. Elles instaurent certaines innovations majeures qui devraient contribuer à accroître le rôle du PE, dans l’esprit du traité de Lisbonne.

Initiative – Conformément à l’article 225 du TUE, le Parlement européen acquiert ainsi un début de pouvoir d’initiative, en pouvant désormais, à la majorité de ses membres, demander à la Commission de soumettre toute « proposition appropriée sur les questions qui lui paraissent nécessiter l'élaboration d'un acte de l'Union » ; la Commission sera tenue de répondre (délai de 3 mois), de proposer un texte (délai d’un an) ou de justifier son refus de manière détaillée.

Influence dans le processus décisionnel – L’accord confirme également la place croissante du Parlement dans le processus décisionnel : son Président aura un dialogue régulier avec son homologue de la Commission sur les questions horizontales et les principales propositions législatives, et pourra désormais assister à certaines réunions du collège des commissaires. Dans un même esprit, le président de la Commission sera invité à participer aux conférences des présidents du PE ; parallèlement, des réunions annuelles entre le collège des commissaires et la conférence des présidents du PE (ainsi que la conférence des présidents des commissions parlementaires) seront également prévues.

Affaires extérieures – Le Parlement sera en outre plus impliqué dans toutes les étapes des négociations sur les accords internationaux (information « immédiate et complète » sur les pourparlers en cours). Son avis sera indispensable (audition des candidats) en cas de changement de portefeuille au sein de la Commission et à l’occasion de la nomination des directeurs exécutifs des agences communautaires


> LA FRANCE MAINTIENT SA REPRESENTATIVITE AU SEIN DES CABINETS DE LA COMMISSION

Malgré des règles plus strictes (6 conseillers maximum par Commissaire d’au moins 3 nationalités différentes), la France semble être en mesure de conserver 20 de ses ressortissants au sein de la future Commission, soit le même niveau de représentativité que dans les équipes Barroso I. Ce constat est toutefois à nuancer : Britanniques et Allemands, qui seraient représentés en nombre équivalents, disposeraient respectivement de 5 et 4 postes de directeurs de cabinet (contre 2 pour la France). De même, 7 postes de porte-parole seraient attribués à des ressortissants du Royaume-Uni et 4 à des Irlandais contre simplement 3 à des français.

Actualité Sociale

> Dialogue social dans les TPE : UPA et syndicats signent une lettre commune

Liaisons sociales
n° 15532 du 22/01/2010

Dans une lettre commune, adressée le 20 janvier au Premier ministre et au ministre du Travail, l'UPA (Union professionnelle artisanale), la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et la CGT plaident pour l’instauration de commissions paritaires territoriales élues. L'objectif de ce texte est d'influer sur le projet de loi que le gouvernement entend présenter sur l'instauration d'une représentation collective du personnel dans les TPE au 1er semestre 2010.

> La banque poursuit son effort de prévention des incivilités

Liaisons sociales
n° 15531 du 21/01/2010

Un accord relatif au phénomène des incivilités et des violences à l'occasion des relations commerciales avec la clientèle a été signé dans le secteur de la banque le 16 décembre. Il prévoit notamment un recensement annuel afin d’évaluer les incivilités, ainsi que des mesures de prévention et d’assistance aux victimes.

> Xavier Darcos compte diminuer de 25 % les accidents du travail d'ici 2014

Liaisons sociales
n° 15529 du 19/01/2010

Xavier Darcos a réuni, le 15 janvier, le Conseil d'orientation sur les conditions de travail pour présenter le plan santé au travail 2010-2014. Ce dernier compte plusieurs axes , dont l'amélioration de la connaissance en santé au travail, la prévention des risques professionnels et l'accompagnement des entreprises, en particulier les PME. Le plan vise notamment à diminuer de 25% les accidents du travail et à stabiliser le nombre de maladies professionnelles.

> Reclassement dans le cadre d'un PSE : le groupe n'est pas l'employeur

Liaisons sociales
n° 15532 du 22/01/2010

Dans un arrêt du 13 janvier, la Cour de cassation précise qu’ en cas de licenciement économique, si le cadre de l’obligation de reclassement est bien le groupe, seule la société employeur est responsable des reclassements, et pas les autres sociétés du groupe.

> Propositions pour renforcer l'accompagnement des travailleurs handicapés

Liaisons sociales
n° 15531 du 21/01/2010

Xavier Darcos, ministre du Travail, a reçu le 19 janvier un rapport sur l’employabilité des personnes handicapées. Ce rapport propose un processus d'évaluation de cette employabilité, associant recueil d'informations, accompagnement et mise en situation afin de favoriser l'insertion professionnelle. Ce texte vise à préparer la mise en oeuvre de la réforme de l'allocation aux adultes handicapés (AAH).

> Le certificat de travail doit désormais mentionner le solde d'heures de DIF

Liaisons sociales
n° 15530 du 20/01/2010

Six décrets d'application de la loi du 24 novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation professionnelle sont parus au JO du 18 janvier. Ils concernent notamment l’obligation de mentionner le solde d’heures de DIF dans le certificat de travail et la durée minimale d’un CIF réalisé hors temps de travail (120 heures).

> Emploi des seniors : délai supplémentaire de trois mois pour les PME

Liaisons sociales
n° 15528 du 18/01/2010

Comme annoncé mi-décembre par Xavier Darcos, une circulaire interministérielle du 14 décembre accorde un délai supplémentaire de trois mois aux entreprises de 50 à 300 salariés non couvertes par un accord de branche sur l’emploi des seniors pour conclure un accord ou élaborer un plan d'action sur le sujet.

> Un rapport préconise un droit social plus contractuel et moins réglementaire

Liaisons sociales
n° 15531 du 21/01/2010

Dans un rapport sur la « refondation du droit social » remis au ministre du Travail le 19 janvier, Jacques Barthélémy et Gilbert Cette préconisent de réduire la part du droit réglementaire au profit de la pratique contractuelle. Ils proposent aussi de généraliser la délégation unique du personnel et de développer la médiation et l’arbitrage.

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