Agir en tant qu'élu local - L'électrification au service des communes et des intercommunalités
28 avril 2026
Le mardi 23 juin 2026 se tiendra la 14ème édition du Colloque de l'Union Française de l'Electricité à Paris !
Je participe
L’UFE partage la stratégie de valorisation à terme de volumes sous obligation d’achat porté par la CRE. En effet, ce mécanisme s’inscrit dans les objectifs de la réforme du marché européen de l’électricité adopté en avril 2024 visant à développer le marché à des horizons de moyen et long terme.
En outre, cette méthode de valorisation permet effectivement une meilleure gestion de risque en lissant la valorisation de l’énergie produite dans le temps long tout en améliorant la visibilité du coût du soutien pour le budget de l’Etat. Toutefois, même si l’UFE est favorable à un allongement de la durée des produits de la PQC d’EDF OA, elle souligne que cette stratégie ne doit pas s’accompagner d’une demande d’amélioration des prévisions de production des producteurs.
L’UFE partage la mise en place du produit Calendar à échéance N+3, limitant ainsi l’exposition des CSPE aux fluctuations des prix de gros. En effet, la liquidité à échéance N+3 devrait fortement se développer à partir de 2027 en vu du développement des marchés à terme.
Afin d’assurer la cohérence des prix de vente avec les prix de marché, l’UFE est favorable à la mise en place d’un prix plancher sur le produit Calendar à échéance N+3.
Des maturités plus longues viendraient apporter la visibilité économique attendue par certains grands consommateurs. Dans cette perspective, l’UFE est en principe favorable à un allongement progressif des maturités à 4 et 5 ans et au développement de produits type quarter et month à des échéances de trois ans et plus afin d’augmenter les volumes offerts à ces horizons et ainsi développer les marchés de moyen terme tout en souscrivant à la précaution de la CRE qui envisage de prendre en considération cet allongement dans un second temps après avoir observé l’effet du passage de deux à trois ans.
Les données de marché observées au 2 septembre 2024 sur les produits Calendar N+2 et N+3 démontrent que la liquidité de marché sur les produits N+3 était faible. Comme l’indique la CRE, un lissage des ventes de la PQC de EDF OA sur 3 ans aurait « représentée plus de de 60% des volumes échangés ». De plus, une vente de ces volumes serait « de l’ordre de la moitié des positions ouvertes totales sur le marché », surlignant ainsi l’enjeu autour de l’absorption des ventes d’EDF OA à cet horizon.
Dès lors, la proposition d’une portion de vente limité à 20% du produit Calendar 2028 est pertinente, car elle permet l’introduction progressive du mécanisme, le passage à 33% du Calendar interviendrait pour la période 2029.
L’UFE est favorable à conserver le format des appels d’offres actuels d’EDF OA et les conditions de ventes actuelles.
L’UFE partage le constat qu’il est souhaitable de réduire l’exposition du budget de l’Etat aux variations des prix spot et considère que cette démarche doit s’ancrer dans une démarche globale, protégeant également les producteurs des fluctuations court-terme et permettant de couvrir les prix capturés.
L’UFE privilégie davantage la mise en place d’une entité centralisée plutôt qu’une introduction à la maille de chaque contrat de complément de rémunération des références de prix de marché à terme. L’intégration de références de prix à terme dans les formules de CR pourrait entrainer des coûts supérieurs à ceux de l’option centralisée.
Tout d’abord, les frais de gestion appliqués aux actifs bénéficiant du complément de rémunération sont minimisés car les actifs sont exposés au prix spot. La mise en place d’une référence de prix à terme pourrait augmenter la part des primes de risque dans les frais de gestion. En effet, pour se protéger contre des potentielles variations extrêmes de prix de marché, l’augmentation des coûts de couverture à la maille de chaque acteur est susceptible d’être supérieure à celle de l’entité centralisée. De façon similaire, le coût de couverture du risque de l’effet de cannibalisation pour chaque agrégateur pourrait être plus important que celui d’une entité centralisée.
Cet alourdissement des frais de gestion serait ensuite intégré dans les tarifs de référence soumis par les producteurs lors des appels d’offres CRE.
Au-delà de renchérir les coûts de soutien aux énergies renouvelables, cette solution pourrait avoir un impact sur le financement des projets car elle pourrait entrainer une incertitude sur les coûts d’agrégation.
Par conséquent, afin que la stratégie de couverture des CSPE pour l’Etat n’induise pas une augmentation des soutiens par complément de rémunération, l’UFE privilégie davantage la mise en place d’une couverture centralisée par l’Etat des volumes soutenus sous complément de rémunération, pour les contrats en cours et futurs. Cette approche n’entrainant pas de modification règlementaire, elle apparait comme étant plus facile à mettre en œuvre.
Cependant, selon la stratégie de couverture mise en place par l’entité centralisée, l’UFE tient à souligner qu’une multiplication des plateformes déconnectées de la plateforme de référence du marché viendrait fragmenter la liquidité à terme. Par conséquent, l’UFE encourage à ce qu’un maximum de volume soit échangé sur le marchés boursiers.
L’UFE partage et confirme l’analyse de la CRE selon laquelle le marché peut absorber sans difficulté des volumes supplémentaires à l’échéance N+1/N+2.
Le système électrique étant soumis à des transformations majeures dans les années à venir, l’UFE souligne la difficulté de formuler un constat à une échéance si lointaine. Cependant, l’UFE estime que cette proposition rentre dans le cadre du développement des marchés à terme, objectif inscrit dans la réforme du marché européen de l’électricité. Une évaluation régulière des fondamentaux de marchés semble toutefois nécessaire afin d’assurer le bon fonctionnement des marchés et de la stratégie de couverture mise en place.
L’UFE tient à préciser que la diversification des acteurs (acheteurs/vendeurs) sur une plateforme commune est une condition nécessaire pour améliorer la liquidité et la transparence des marchés à terme et rappelle que le développement des PPAs fait partie des solutions permettant d’y contribuer.
Au regard de la liquidité des produits Calendar sur 2 ans observée, l’UFE estime que la couverture du complément de rémunération via ces produits est pertinente.
Un allongement de l’horizon à 3 ans pourra ensuite être envisagée en fonction du développement de la liquidité à cet horizon.
Si des produits de marché reflétant le profil spécifique de la production de la filière PV devaient se développer, leur intérêt devrait être étudié.
L’UFE ne se prononce pas.
L’objectif visé est d’assurer une protection financière accrue face à la volatilité du budget de l’Etat. Pour cela, l’UFE est favorable à la mise en place d’une couverture financière plutôt que physique. L’encadrement de cette entité centralisée pourrait être confiée au régulateur.
L’UFE ne se prononce pas.
L’UFE ne se prononce pas.
Réponse de l'UFE à la consultation publique de la CRE sur la valorisation à terme de l’électricité produite par les installations soutenues via les régimes de l’obligation d’achat et du complément de rémunération en métropole continentale principal
Télécharger Consulter