J-6 AVANT LES ELECTIONS MUNICIPALES : Les collectivités, actrices de la transition énergétique

Les 15 et 22 mars prochains, les Français seront appelés à voter pour élire leurs conseillers municipaux, qui désigneront ensuite les maires et leurs adjoints. Depuis 2014, les conseillers des intercommunalités sont également élus sur le même bulletin que les conseillers municipaux dans les communes de plus de 1 000 habitants. Avec un taux de participation souvent plus élevé que pour les autres scrutins, (hors élection présidentielle) ces élections sont celles de la proximité et du quotidien.

L’attachement des Français envers les Municipales rime de plus en plus avec démocratie participative : s’impliquer dans les décisions structurantes via un référendum local ou un vote en ligne, se réapproprier les rues, l’espace public. Pour les candidats, ce scrutin apparaît comme une opportunité de s’appuyer sur les méthodes participatives afin de construire leurs programmes. L’échelon local semble être en effet le meilleur ferment d’un renouveau démocratique attendu, dans une période marquée par une hausse des tensions et des radicalités. Par ailleurs, l’environnement est désormais bien ancré dans l’opinion. Cette échéance électorale constitue un accélérateur d’idées pour la mise en œuvre de projets concrets, faisant avancer la transition écologique dans la vie de la cité. Ce mandat 2020-2026 aura toute son importance pour engager les territoires vers la sobriété carbone, dans la perspective des engagements de la France sur la neutralité carbone, objectif matérialisé dans sa deuxième Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC). A quelques jours du scrutin, l’UFE fait le point sur l’enjeu de ces élections.

D’après l’enquête de l’Observatoire de la démocratie de proximité AMF-CEVIPOF/Sciences Po (juillet 2019), la préservation de l’environnement se place en première position des priorités d’action publique que les habitants souhaiteraient voir endosser par leur maire pour les années futures. L’étude du cabinet Séance Publique argue dans le même sens puisque « 72% des Français se disent de plus en plus sensibles aux enjeux écologiques » et « 89% souhaitent que l’environnement occupe une place importante dans les débats des municipales ». Ainsi, le guide « Demain mon territoire », publié par l’Ademe en novembre dernier, propose aux candidats 20 fiches thématiques sur la production d’énergie, l’efficacité énergétique, le bâtiment… Construit à partir d’exemples et de retours d’expériences, ce guide s’est donné pour objectif de prouver aux futurs élus qu’il est possible d’envisager une ville plus sobre en carbone.
La protection de l’environnement dans les territoires et le thème de la « ville durable » incluant les propositions liées à l’énergie, aux mobilités, à la qualité de l’air et à la végétalisation, font bien partie des thématiques revenant systématiquement dans les programmes des candidats avec quatre axes principaux :
-  Améliorer le cadre de vie : végétalisation de bâtiments et d’espaces urbains, opérations de plantation d’arbres, création de corridors verts, piétonnisation, réduction de la pollution lumineuse.
-  Améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et des logements : l’accélération de la rénovation thermique s’avère fondamentale. Ainsi, l’étude de la filière électrique « L’électricité au cœur du bâtiment performant » (décembre 2019) souligne que le bâtiment est un enjeu clé de la politique climatique, celui-ci étant responsable de 46% de la consommation d’énergie et 20% des GES. En tant que propriétaire de nombreux bâtiments publics et donc consommatrice d’énergie, une commune peut avoir un réel impact sur la transition énergétique de son territoire.
-  Développer la production d’énergie verte et locale : soutien à des projets citoyens de production d’énergie propre, installation d’équipements photovoltaïques sur les bâtiments municipaux, la création de parcs solaires, géothermie…
-  Promouvoir des mobilités douces : équiper la flotte de véhicules communaux à l’électricité, mise en place de navettes électriques, installation de bornes de recharge et développement de réseaux de vélos et de pistes cyclables.

Cette transition vers une société zéro carbone est un défi sans précédent ! L’électricité se positionne évidemment comme une énergie au service de tous les territoires et de la ville de demain. Décarbonée à plus de 90% et de plus en plus produite à partir de sources renouvelables, l’électricité, grâce aux innovations technologiques, est un des vecteurs-clés de la transition écologique. Elle permet de réduire les émissions de secteurs émetteurs de gaz à effet de serre dans les territoires, comme le transport, le bâtiment ou l’industrie. Les progrès réalisés en matière d’énergies renouvelables, de bâtiment connecté ainsi que de mobilité propre améliorent la qualité de vie des citoyens, permettent de mieux maitriser leur consommation d’énergie tout en préservant leur confort et leur santé. La révolution en cours dans le secteur de l’énergie génère d’ores et déjà plusieurs bénéfices socioéconomiques pour les communes : création d’emplois stables et non-délocalisables et faible impact sur l’environnement.

Les municipalités ont donc intérêt à faire de la transition écologique leur priorité, et à l’atteindre à moindre coût, à la fois pour remobiliser leurs habitants autour de projets durables et solidaires, pour améliorer la qualité de l’air, l’emploi local, et par conséquent, pour développer la capacité du territoire à rayonner.

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