Comment « booster » la démarche « Efficacité énergétique » ?

Que ce soit au niveau européen ou que ce soit au niveau national, la transition énergétique mise beaucoup sur l’efficacité énergétique. Dès lors, c’est de la capacité à mettre en place une démarche structurée que dépendent les résultats tangibles sur le terrain. En ces temps de disette économique et d’aggravation de la précarité énergétique, les aides généralisées dédiées à l’efficacité énergétique doivent se recentrer sur les actions dont de réels bénéfices peuvent être attendus. Dans l’étude qu’elle vient de réaliser, l’UFE démontre que c’est possible en favorisant une approche ciblée des opérations d’économie d’énergie intégrant deux critères : performance climatique et rentabilité économique…

L’efficacité énergétique (EE) est au cœur de la transition énergétique. En effet, au-delà des bénéfices climatiques et économiques engendrés par la mise en place d’opérations d’économie d’énergie, il existe bien d’autres effets positifs : amélioration du confort pour le consommateur, renouveau industriel grâce à la diffusion du progrès technique et à l’émergence de nouvelles filières, impacts positifs aussi sur la santé publique grâce à l’amélioration de la qualité de l’air. Ceci étant, bien souvent les discours sur ce sujet restent très généralistes, masquant la réalité concrète des bénéfices – plus ou moins contrastés – de ces actions et de leurs conséquences directes à l’échelle d’un ménage, d’une entreprise, ou même de l’Etat.

Rationaliser les choix d’actions d’efficacité énergétique…

L’efficacité énergétique désigne toute action visant à améliorer la performance énergétique d’un usage. Dans le bâtiment, il peut s’agir de remplacer sa chaudière d’ancienne génération par une plus récente, de réaliser des travaux d’isolation dans sa maison, d’installer un mode de régulation automatique de l’éclairage … Pour les particuliers, choisir entre ces actions, toutes plus séduisantes les unes que les autres sur le papier, peut s’avérer extrêmement difficile. Ils s’orientent alors dans bien des cas vers l’action qui leur donne l’illusion d’être la plus « profitable » (moindre dépense initiale à l’achat et / ou plus forte réduction d’impôt ou subvention), au détriment de la pertinence de cette action au regard de leur type de logement et des performances attendues à plus ou moins long terme de cet investissement. Et, du coup, c’est toute la démarche de l’efficacité énergétique qui s’en trouve affaiblie avec des résultats bien moindres que ceux qui pourraient être obtenus avec un peu plus de rationalisation dans chaque action afin d’obtenir le meilleur retour sur investissement possible.

… selon 2 critères fondamentaux…

Convaincue que l’efficacité énergétique est essentielle mais qu’il faut à la fois l’inscrire dans une stratégie bas carbone et dans une approche d’efficience économique, l’UFE a réalisé une étude * notamment à partir du retour d’expérience de plus de six années de Certificats d’économie d’énergie sur le terrain (CEE). Il en ressort clairement que deux grands principes de base doivent orienter toute démarche en matière d’efficacité énergétique :

  • la performance climatique : pour réussir la stratégie bas carbone, l’EE doit avoir pour objectif de réduire les émissions de CO2 : il convient donc, avant tout, de remplacer les équipements ou installations les plus émetteurs en carbone ;
  • la rentabilité économique : dans le contexte économique dégradé que nous connaissons tous, ménages et entreprises ne peuvent se permettre d’investir dans des technologies dont la rentabilité est très longue, voire inexistante.

Les actions d’EE les plus pertinentes à réaliser à court terme lorsque l’on combine ces deux critères sont celles portant sur les logements chauffés au fioul, qui, en plus d’émettre beaucoup de CO2, présentent souvent des caractéristiques énergétiques médiocres.

Mettre en place des outils permettant aux consommateurs de comparer rapidement les coûts/bénéfices à attendre de chaque typologie d’actions sur leur logement, et ajuster les dispositifs de soutien au financement des actions en fonction de l’opération retenue, seraient des premiers pas à encourager. Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’une réduction drastique de la consommation d’énergie carbonée à moyen-long terme ne peut être obtenue sans passer par une politique ambitieuse dans le secteur des transports, puisque ce dernier reste à l’origine de près de 40 % de nos émissions annuelles de CO2.

…et sans oublier la précarité énergétique

Les personnes en situation de précarité énergétique sont celles qui ne parviennent pas à chauffer correctement leur logement en raison de contraintes budgétaires fortes, éventuellement couplées à des performances énergétiques déplorables du logement. Ce phénomène est en constante augmentation en France depuis ces dernières années, au risque de devenir un problème de société majeur. Aider la population la plus fragile à identifier les bonnes actions de rénovations énergétiques à effectuer sur leur logement, et proposer un accompagnement financier adapté à ces ménages, permettrait de limiter l’extension de ce type de précarisation.

* étude qui sera remise et présentée lors de l’événement organisé par l’UFE le 16 décembre 2014 et intitulé « Efficacité Energétique : Dépenser moins pour consommer mieux, c’est possible ! »

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