Baromètre de l’électromobilité 2025
25 février 2026
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En 2022, l’exploitation des bâtiments représentait 45 % des consommations énergétiques annuelles françaises[1] et générait 16 % des émissions nationales de gaz à effet de serre (GES)[2]. De plus, à ces émissions directes s’ajoutent les émissions indirectes liées notamment aux matériaux et produits de construction, représentant au total environ un tiers des émissions nationale. Bien que ce secteur ait sensiblement réduit ses émissions depuis 1990[3], les efforts supplémentaires à accomplir restent importants pour se placer sur la trajectoire de la neutralité carbone et spécifiquement pour atteindre le jalon intermédiaire de 2030, avec l’objectif d’une division par deux des émissions directes des bâtiments en 6 années seulement[4].
Face à ce défi, la stratégie gouvernementale repose sur plusieurs leviers permettant de réduire et décarboner la consommation d’énergie et de matériaux : sobriété, efficacité énergétique et recours exclusif aux énergies bas-carbone. Les émissions de GES liées à l’exploitation des bâtiments étant en particulier dues en grande majorité aux dispositifs de chauffage qui utilisent une énergie fossile[5], l’effort consiste en une réduction drastique des émissions liées au fioul et au gaz, par le remplacement d’un nombre important de chaudières et par l’isolation des logements. En ce sens, le Gouvernement a fait du développement des pompes à chaleur (PAC) une des pierres angulaires de la planification écologique.
Néanmoins, « l’objectif de réduction du risque de dépendance étrangère poursuivi par la sortie du chauffage fossile ne doit pas servir une logique contre-productive en développant une nouvelle dépendance aux matériaux et équipements étrangers »[6]. Si la filière des PAC est déjà bien présente sur le sol français (cf. infra), le Président de la République a annoncé, dans le cadre de sa déclaration sur la planification écologique en septembre 2023, sa volonté d’accélérer la structuration d’une filière française de production de pompes à chaleur. Cette volonté politique se traduit en deux objectifs : tripler la production nationale de PAC d’ici à 2027 pour atteindre 1 million d’unités et former en parallèle 30 000 installateurs.
De façon similaire, la Commission européenne compte adopter après les élections européennes de 2024 un plan d’action pour les PAC dans lequel elle compte réaffirmer ses ambitions en la matière et adopter des instruments pour accélérer leur déploiement à grande échelle dans l’Union européenne. Ce plan permettra tout particulièrement de se donner les moyens d’atteindre les objectifs de la version révisée de la directive sur la performance énergétique du bâtiment qui fixe un objectif d’un parc immobilier à émission nulle d’ici à 2050 et une sortie des énergies fossiles dans le bâtiment d’ici 2040[7].
Le rythme de déploiement des PAC dépend de plusieurs facteurs, le premier d’entre eux étant la conjoncture économique. En effet, la forte croissance annuelle historique du marché français de la PAC a été contenue en 2023, du fait du ralentissement du marché immobilier. Dans le secteur résidentiel, la baisse du pouvoir d’achat des ménages et le renchérissement des financements ont ainsi reporté voire annulé de nombreux projets d’investissements, dans le neuf comme en rénovation.
De plus, bien que l’ajustement des différentes aides à la rénovation soit nécessaire pour optimiser au mieux les dépenses publiques et privées au regard des objectifs climatiques, énergétiques et sociaux poursuivis, l’évolution fréquente de leurs différentes modalités et de leur articulation engendre un manque de repère pour les ménages qui souhaiteraient se lancer dans un projet de rénovation. Ainsi, certaines évolutions conséquentes du dispositif MaPrimeRénov’ entrées en vigueur en janvier 2024 ont été révisées moins de trois mois plus tard, le Gouvernement constatant la création d’un véritable trou d’air dans le marché de la rénovation. Plus largement, l’organisation sur le long terme des différentes filières industrielles liées à la rénovation dépend fortement de la visibilité qui peut être donnée par les pouvoirs publics, aussi bien sur les aspects financiers que réglementaires et législatifs.
Au-delà de ces deux composantes conditionnant de façon générale la dynamique du marché de la rénovation, le choix pour un ménage de se doter de tel ou tel équipement de chauffage et/ou de production d’eau chaude sanitaire est fortement lié à la comparaison des restes à charge. En ce sens, l’augmentation depuis avril 2022 de l’aide à l’achat et à l’installation de pompes à chaleur sur vecteur eau dans le dispositif MaPrimeRénov’ permet de prendre en charge une part croissante de leur coût d’installation qui s’élevait en moyenne à 13 800 € pour une PAC air/eau et à 20 300 € pour une PAC géothermique en 2022[8]. Après prise en compte de l’aide supplémentaire obtenue via le dispositif des CEE, le reste à charge d’environ 3 000 € pour l’installation d’une PAC air/eau pour un ménage aux ressources très modestes se rapproche de celui pour l’installation d’une chaudière à gaz, tout en bénéficiant d’économies sur la facture énergétique[9]. A l’instar des autres travaux de rénovation énergétique, l’UFE rappelle la nécessité d’avoir le respect des règles de l’art par les professionnels du bâtiment. Pour leur part, bien que parfaitement adaptées pour remplacer d’anciens radiateurs électriques en engendrant d’importantes économies d’énergie, les PAC air/air ne sont pas pleinement soutenues par MaPrimeRénov’[10].
Enfin, les PAC hybrides (association d’une pompe à chaleur et d’une chaudière), qui bénéficient du même soutien financier que les PAC air/eau, constituent une solution pertinente pour certaines maisons individuelles existantes et présentant des contraintes techniques importantes, notamment chauffées au fioul et mal isolées, ainsi que vers certaines chaufferies collectives où les PAC hybrides contribuent à la transition énergétique bas carbone si d’autres solutions, comme le raccordement à un réseau de chaleur EnR&R, ne sont pas possibles d’un point de vue technico-économique. Dans certaines situations qui restent exceptionnelles, ce type de PAC, dont environ 4 000 exemplaires ont été mis sur le marché français en 2022[11], peut permettre de limiter la puissance du raccordement électrique nécessaire. L’installation puis l’utilisation d’une PAC hybride gaz suppose néanmoins que le bâtiment dispose au préalable d’un branchement au réseau de gaz et que l’occupant souscrive à deux contrats de fourniture, en gaz et en électricité. Afin de garantir l’intérêt climatique de ces solutions, il convient d’assurer que des critères soient mis en place et aisément contrôlables pour assurer que ces dispositifs assurent une très large part de leur fonctionnement sur la base de l’équipement électrique, d’au moins 70 %[12] (conformément à la règlementation actuelle sur les maisons individuelles), et en moyenne parc de 80 %[13]. A l’instar des autres travaux de rénovation énergétique, l’UFE rappelle la nécessité d’avoir le respect des règles de l’art par les professionnels du bâtiment. Si ces conditions ne sont pas respectées à l’usage, l’intérêt climatique et économique de la PAC hybride est diminué, de même que son gisement de flexibilité pour le système électrique.
Bien que le signal prix, à travers le reste à charge, constitue une condition nécessaire pour accroître l’attractivité des PAC auprès des ménages, elle ne constitue pas une condition suffisante. En effet, plusieurs contraintes techniques et organisationnelles restent à adresser s’agissant de la pleine disponibilité de ces solutions, en particulier pour les logements collectifs existants[14] : emplacement de l’équipement et place requise, compatibilité avec les générateurs existants, contraintes architecturales, possibilité de renforcement de l’enveloppe thermique et abaissement des températures des émetteurs, type de maitre d’ouvrage, aides associées…Néanmoins, les principaux freins au développement de la PAC dans le résidentiel collectif ne sont pas que techniques mais concernent également la montée en compétences des acteurs, le manque de retour d’expérience et l’organisation, les moyens et l’accompagnement de l’ensemble de la filière[15].
Enfin, la filière des PAC représentait plus de 50 00 emplois en 2022 (contre 32 000 en 2019), et présente un potentiel de création de 41 000 emplois supplémentaires d’ici à 2030, répartis entre 30 000 emplois dans l’installation et la maintenance, 6 000 emplois dans la distribution et, enfin, 3 000 emplois dans la production[16]. Or, la filière fait face à de réelles difficultés pour recruter et trouver les bons profils, tout particulièrement s’agissant des installateurs, du fait du manque d’attractivité du secteur et de cursus de formation dédiés. En effet, travailler dans la filière PAC nécessite pour un grand nombre de métiers de conjuguer des savoir-faire dans différents domaines : en hydraulique, en électricité, en génie climatique, en acoustique, en électronique, en simulation numérique…
Certains fabricants se dotent ainsi de leurs propres centres de formation afin de pouvoir répondre aux besoins de recrutements externes mais également pour réorienter une partie de leur main d’œuvre des filières chaudières historiques vers la filière PAC. Cette réorientation professionnelle massive concerne notamment les salariés de l’installation et de la maintenance qui, au-delà de l’apprentissage des modalités d’interventions propres aux PAC (par exemple l’aptitude à manipuler les fluides frigorigènes), doivent s’adapter à une gestion différente des planning d’intervention (une intervention est plus longue pour l’entretien d’une PAC que pour une chaudière[17]) et à une réorganisation de la chaîne logistique (l’encombrement d’une PAC étant supérieur par rapport à une chaudière, il est nécessaire de redimensionner certains entrepôts et véhicules).
Avec environ 25 % de part de marché en 2022 et plus d’un million d’unités vendues[18], la France est le premier marché européen de la pompe à chaleur et présente des perspectives de croissance sur l’ensemble des segments[19]. Or, la capacité nationale de production reste insuffisante si bien que deux machines vendues sur trois sont aujourd’hui importées[20]. En effet, bien que 350 000 PAC air/eau ont été produites à hauteur de 70 % en France en 2022, et que ce volume ait été multiplié par 3,5 depuis 2018, la France ne produit pas sur son sol la technologie la plus vendue, la PAC air/air (800 000 unités vendues en 2022), et s’approvisionne pour ces dernières à hauteur de 60 % auprès d’autres pays de l’Union européenne[21]. L’objectif fixé par le Président de la République de produire 1 million de PAC d’ici 2027 constitue donc un signal politique fort envoyé à la filière qui considère pour y parvenir qu’une accélération rapide des capacités de production et un recrutement massif de main d’œuvre est nécessaire.
Hébergeant pourtant d’ores et déjà 31 sites industriels sur 167 en Europe[22], l’augmentation des capacités de production nécessite à la fois d’agrandir les sites existants mais également d’implanter des nouvelles usines. Or, les pays d’Europe de l’Est (Pologne, Bulgarie, Rep Tchèque…) attirent aujourd’hui massivement les nouveaux investissements du fait d’importantes mesures d’incitations financières. Face à ce constat, le Gouvernement a mis en place en mars 2024 un crédit d’impôt au titre des investissements en faveur de l’industrie verte[23] qui concerne en particulier les pompes à chaleur[24]. Cette mesure, couplée à la facilitation de l’accès au foncier permise par la loi industrie verte[25], vise à déclencher des décisions d’investissements relatives à l’ouverture de nouveaux sites industriels et ainsi à augmenter la production française.
La France se caractérise par le grand nombre de centres de recherche et développement constituant sa trentaine de sites industriels. En effet, de nombreux fabricants ont fait le choix de s’implanter dans l’hexagone afin de pouvoir comprendre au mieux les besoins de ses nombreux consommateurs et de proposer des solutions à même d’y répondre. Ainsi les sites de recherche et développement français figurent à la pointe de l’innovation sur de nombreux aspects comme les systèmes double service, hybrides, adaptés pour le logement collectif, pilotables et connectés favorisant la flexibilité et l’autoconsommation, ou bien encore la production de PAC silencieuses, compactes et esthétiques afin d’en augmenter l’acceptabilité. Du point de vue plus technique, la recherche française poursuit également des travaux relatifs à l’amélioration constante des coefficients de performance, des capacités de fonctionnement en période de grand froid[26], et sur l’amélioration des compresseurs à variation de vitesse, dits inverters. Cet équipement équipe désormais la quasi-totalité des modèles de PAC en vente et constitue une avancée majeure en termes d’efficacité pour les PAC car il permet d’ajuster automatiquement la puissance de l’installation en fonction des besoins de chauffage ou de refroidissement, évitant les pics de puissance lors du redémarrage de la pompe.
La recherche française travaille également à réduire l’empreinte environnementale des PAC. Les constructeurs intègrent ainsi de plus en plus des fluides frigorigènes à moindre pouvoir de réchauffement que les gaz fluorés (comme le propane ou le dioxyde de carbone), anticipant les nouveaux standards environnementaux imposés par la réglementation européenne[27]. Enfin, poussés par la réglementation environnementale pour les bâtiments neufs (RE2020), les industriels renseignent de plus en plus l’empreinte carbone des PAC, résultat d’une analyse de cycle de vie vérifiée par un tiers indépendant.
En complément de l’augmentation des capacités des lignes d’assemblage des PAC de tous types, la construction de nouvelles usines spécifiques à certains composants est essentielle pour localiser au maximum la valeur ajoutée et les emplois en France et accroître la sécurité d’approvisionnement de cette technologie clé. En effet, la valeur ajoutée d’une pompe à chaleur aérothermique se décompose de la façon suivante : 25 % pour le compresseur, 25 % pour le contrôleur, 15 % pour l’échangeur de chaleur, 13 % pour le boîtier, 10 % pour les valves, 5 % pour le ventilateur, 2 % pour la tuyauterie et 2 % pour le fluide réfrigérant[28]. Or, entre 30 % et 60 % de la valeur ajoutée de la fabrication d’une pompe à chaleur est importée, lié à l’achat de composants essentiels en Asie comme le compresseur[29]. En outre, à l’image d’autres technologies, la filière PAC reste dépendante des importations asiatiques d’aimants permanents et de semi-conducteurs, composants clés utilisés pour le contrôleur, le compresseur, la pompe et le ventilateur.
Bien que 60 % de la valeur d’une installation PAC sur son cycle de vie soit non délocalisable (installation, maintenance, exploitation)[30], répondre à la demande nationale en augmentant la valeur ajoutée produite en France est un véritable enjeu stratégique, en particulier s’agissant de l’effet sur la balance commerciale française. Ainsi l’effet net du remplacement d’un million de chaudières à gaz par des PAC françaises sur le solde commercial est une conséquence directe de la part de la valeur ajoutée française dans la production de ces PAC. D’un côté, l’utilisation des PAC en remplacement des chaudières à gaz à un effet bénéfique sur la balance commerciale, du fait du remplacement du gaz importé par de l’électricité et de l’efficacité énergétique. De l’autre côté, la production de ces PAC présente un effet incertain conditionné par la part de la valeur ajoutée dans la production nationale de PAC. Ainsi, si plus de 55 % de la valeur des PAC est produite en France, l’opération complète de remplacement des chaudières à gaz a un effet net positif sur la balance commerciale[31]. En ce sens, afin de soutenir les fabricants souhaitant maximiser le nombre d’éléments fabriqués sur le territoire national, le Gouvernement a créé en en 2020 le label « Origine France garantie » qui est attribué lorsque le lieu où la PAC prend ses caractéristiques essentielles est situé en France et que 50 % au moins du prix de revient unitaire est acquis en France[32].
Plus en amont de la chaîne de valeur, la fabrication d’une PAC fait appel à des matériaux similaires à ceux d’une chaudière, comme l’acier, l’aluminium et le cuivre mais nécessite une quantité de ce dernier dix fois plus importante par équipement[33]. La filière PAC n’a pas d’exposition particulière à certains matériaux mais reste vulnérable à la volatilité des prix de ces derniers. En ce sens, le réemploi et le recyclage de ces différents composants et matériaux à taux de recyclabilité élevés peuvent constituer des stratégies efficaces sur le long terme pour accroître la résilience de la filière. Enfin, la substitution de matériaux importés par un approvisionnement en France permet de sécuriser l’approvisionner, tandis que les émissions de GES liés à la fabrication des matériaux peuvent être réduites si les sites de production utilisent des procédés de fabrication novateurs et des énergies bas-carbone, c’est le cas par exemple pour l’acier dont les émissions peuvent être réduites d’un facteur dix[34].
À l’origine d’une large part des émissions indirectes du secteur des bâtiments, la filière des matériaux de construction cherche à réduire son impact climatique, en majorité lié au besoin de chaleur haute température pour ses procédés. Les productions de plâtre et de verre sont ainsi fortement émettrices de GES, respectivement 0,9 kgCO2 et 0,6 kgCO2 par kilogramme produit[35]. Face à ce défi, trois principaux leviers peuvent par exemple être actionnés afin de réduire les émissions du processus de production de plaques de verre : trouver un substitut au carbonate de sodium, utiliser du verre recyclé et, enfin, décarboner la production de chaleur. En ce sens, plusieurs sources d’énergies bas-carbone sont à l’étude pour remplacer l’utilisation du gaz d’origine fossile.
Tout d’abord, l’utilisation de biogaz permettrait de minimiser les investissements nécessaires à l’adaptation des installations, mais son adoption par les industriels se heurte au manque de visibilité quant aux volumes disponibles et aux coûts d’approvisionnement. En sus d’enjeux similaires liés à la disponibilité de la ressource, l’utilisation d’hydrogène décarboné soulève pour sa part des enjeux techniques particuliers (gestion de l’eau dégagée dans les fours, stabilité de la flamme). Enfin, l’électrification des fours via des fours à arc électrique constitue également une alternative bas-carbone étudiée par la filière verrière mais son adoption fait face à plusieurs freins :
Le processus de fabrication d’une plaque de plâtre repose quant à lui sur la cuisson du gypse à une température de 150°C. Cette température est atteignable par plusieurs technologies électriques comme les pompes à chaleur à haute température ou les fours électriques. Enfin, matériau indispensable pour le secteur de la construction, le ciment est quant à lui à l’origine de 12,5 % des émissions de l’industrie française[38] l’objectif de réduction de moitié des émissions serait atteint en activant pour moitié les leviers traditionnels que sont l’amélioration de l’efficacité énergétique, la substitution des combustibles fossiles et la réduction du taux de clinker dans les produits. Le recours à la technologie de captage de carbone pourrait permettre d’abattre les émissions résiduelles et entraîner un doublement de la consommation d’électricité du secteur à horizon 2050[39].
La décarbonation des procédés de fabrication des matériaux de construction, comme les plaques de verre, de plâtre, le ciment et les matériaux d’isolation, suppose ainsi des études techniques approfondies et nécessite donc un investissement financier conséquent mais également la mobilisation des capacités de recherche et développement sur le long terme. Au regard de leur production régionalisée, la France a tout intérêt à soutenir son déploiement à grande échelle. Une isolation massive et efficace dans le cadre de la rénovation des bâtiments sera à la fois un outil de décarbonation de l’économie, et une arme de réindustrialisation du pays, aussi bien grâce à la fabrication des matériaux d’isolation, que par les emplois locaux dans le tissu artisanal pour leur mise en œuvre.
Pour accélérer la décarbonation des bâtiments grâce aux technologies électriques performantes
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