Industries des nouveaux systèmes énergétiques : les industriels se mobilisent « pour faire de la transition énergétique un levier de réindustrialisation » !

Dans le cadre des travaux du Conseil National de l’industrie (CNI), le ministère de la transition écologique, représenté par François de Rugy et Emmanuelle Wargon, le ministère de l’économie, représenté par Bruno Lemaire, les industriels et les organisations syndicales ont signé ce 29 mai le premier contrat stratégique de la filière « Industries des Nouveaux Systèmes Energétiques ». Objectifs 2019-2021 : développer cette filière « pour mener une transition énergétique qui bénéficie aux consommateurs et développe l’activité industrielle et l’emploi » en France.

Au sein de ce nouveau comité stratégique (CSF), dont Isabelle Kocher (Engie) et Sylvie Jéhanno (Dalkia) sont respectivement Présidente et Vice-présidente, les entreprises (Schneider Electric, EDF, Total et de nombreuses PME-TPE) et les pouvoirs publics s’engagent à travailler de concert pour structurer une filière industrielle française forte et compétitive en Europe et à l’international. Celle-ci regroupe d’ores et déjà l’ensemble des acteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, du stockage et des réseaux énergétiques intelligents et représente 15 000 entreprises pour un chiffre d’affaires de 23 milliards d’euros.

Les actions déterminées dans ce contrat s’articulent autour de quatre axes de travail : générer une offre d’énergie décarbonée compétitive, développer une industrie des économies d’énergie, favoriser la réindustrialisation et fédérer la filière.

EnR, Efficacité énergétique, smartgrids et stockage : des solutions pour décarboner l’énergie

Sylvie Jéhanno l’a rappelé « l’objectif premier est la baisse des consommations d’énergie » pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et maîtriser la facture des ménages et des entreprises. La valorisation des gisements d’économies d’énergie passera nécessairement par un meilleur pilotage des usages et par la massification de la rénovation énergétique des bâtiments, notamment publics, « en s’appuyant notamment sur les contrats de performance énergétique » comme l’a souligné François de Rugy. Ce dernier ambitionne également de « construire une industrie française de l’efficacité énergétique et des smartgrids permettant l’auto-financement de la transition énergétique » grâce aux nouvelles technologies.

La feuille de route identifie par ailleurs une série d’engagements très concrets, visant à accélérer le développement d’une filière industrielle des énergies renouvelables. L’enjeu est bien de saisir les opportunités en matière d’innovation et de nouvelles technologies, comme celles de l’éolien en mer ou de l’hydrogène décarbonée, mais aussi de dynamiser le déploiement des EnR plus mâtures (éolien terrestre, photovoltaïques, hydroélectricité, etc.).

Un Comité Stratégique de Filière (CSF) qui participe à la réindustrialisation et à l’emploi sur les territoires

« L’ambition du CSF est de constituer le pendant industriel de la PPE pour faire de la transition énergétique un levier de réindustrialisation » a annoncé Isabelle Kocher lors de la signature.

La transition énergétique ne se fera pas sans les territoires et elle doit contribuer à l’économie locale et à la réindustrialisation. C’est aussi l’occasion de positionner les nouveaux systèmes énergétiques comme une filière française d’excellence, en incluant les PME et les ETI. La France dispose pour cela de nombreux atouts à valoriser, tels que de grands groupes, un tissu industriel existant, une R&D dynamique et des compétences fortes.

Un des enjeux majeurs traite de l’anticipation des besoins en compétences et de l’accompagnement avec pour objectif le développement de l’attractivité de la filière. Le contrat de prospective emplois et compétences EDEC [1] de la filière électrique signé en avril dernier entre les fédérations professionnelles (FFIE, FIEEC, IGNES, Gimelec, SERCE, Think Smartgrids, UFE et Industries Méditerranée) et le ministère du Travail contribuera aux actions engagées dans le cadre du contrat de filière. L’UFE en est convaincue, la prise en compte de l’évolution des emplois et des compétences constituent une des conditions clés de l’acceptation et donc de la réussite de la transition énergétique. Quels emplois en tension aujourd’hui ? Quels besoins en compétences demain ? Et quel accompagnement des parcours professionnels ? Ce travail collectif permettra de redéfinir les formations initiales et continue, en lien avec l’Education Nationale et l’Enseignement Supérieur, avec pour objectif ultime le développement de l’attractivité de la filière.

Rendez-vous à la mi-décembre pour un premier point d’étape.

[1Engagement de développement de l’emploi et des compétences

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