Energie-Climat : La France sur le podium énergétique mondial

Au moins une raison de commencer 2015 avec optimisme : en effet, alors que Paris va accueillir, à la fin de l’année, la COP21, la France n’aura pas à rougir de ses performances énergétiques puisqu’elle figure à la troisième place du classement « Global Energy Architecture Performance Index »(EAPI)* réalisé par le World Economic Forum, en collaboration avec Accenture.

Cette étude vise à offrir aux leaders politiques mondiaux une base de comparaison de la performance de leur système énergétique avec elle des 125 pays examinés, et ainsi d’apporter une aide aux prises de décisions en les resituant dans les changements affectant l’ensemble du système énergétique mondial. Comme l’année dernière le classement mondial qui constitue la synthèse de l’étude attribue donc à la France la troisième place.
Le classement mondial est dominé par les pays développés qui occupent 9 des 10 premières places (l’exception étant la Colombie 9ème), ce qui démontre que, contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas la performance énergétique qui génère l’amélioration de la situation économique mais que c’est bien le niveau de développement qui permet de construire un système énergétique très performant.

Principaux enseignements de l’étude

En synthèse, l’étude tire six grands enseignements de ce classement. Ainsi, tout d’abord, malgré des efforts substantiels au niveau de l’ensemble du monde, l’amélioration de l’intensité énergétique dans les Etats stagne, spécialement dans les économies émergentes. Ceci implique clairement de réformer les politiques énergétiques actuelles. Par ailleurs, alors que les économies développées sont en train d’évoluer progressivement vers une architecture énergétique moins carbonée, l’évolution apparait beaucoup moins positive pour les autres. Autre point : la dépendance énergétique s’accroit dans de nombreux pays, mais ceci est toutefois compensé par un accroissement de la diversification des approvisionnements. WEF/Accenture soulignent aussi qu’une conception performante du système énergétique n’est pas suffisante si on ne la met pas en œuvre de façon pragmatique (une gouvernance forte doit s’accompagner de signaux clairs pour les investisseurs). Les résultats des pays les mieux classés au niveau mondial montrent que la politique énergétique la plus performante est celle qui assure l’équilibre entre l’efficacité énergétique, le développement des EnR et la sécurité d’approvisionnement. Enfin, les méthodes utilisées par chacun de ces Etats montrent également qu’il n’y a pas une voie unique pour obtenir un système énergétique à la fois économiquement accessible, durable et sécurisé.

La France, N°3 du classement

Concernant le classement entre les pays, celui-ci est résultat de l’agrégation de trois indicateurs  : croissance économique et développement ; durabilité environnementale ; sécurité et facilité d’accès à l’énergie.
Dans ce classement, comme l’an passé, la France arrive en troisième position derrière la Suisse et la Norvège, et c’est d’ailleurs uniquement son résultat moyen sur le premier indicateur (23ème rang mondial) qui l’empêche d’occuper la première place mondiale. La France est l’Etat de l’UE le mieux classé, devant l’Espagne (5ème), la Suède (6ème) et le Danemark (7ème). Le Royaume-Uni n’arrive qu’en 12ème position et le « modèle » allemand en …19ème position.
L’élément le plus satisfaisant concerne l’indicateur de durabilité environnementale pour lequel la France occupe la première place face à tous les autres grands pays développés ou émergents, ce qui contraste avec certains discours tenus à l’heure actuelle dans le cadre de notre politique de transition énergétique et qui visent à nier cette véritable valeur ajoutée de notre pays.
Dans le détail de cet indicateur, la position de la France sur deux critères est particulièrement édifiante, comme le montre le tableau ci-dessous :

L’EAPI 2015 montre donc que le système énergétique français n’a pas à rougir de ses performances passées et à venir, et que notre pays peut donc représenter un exemple à suivre dans le cadre des négociations à venir de la COP21. Une petite note d’optimisme pour bien démarrer l’année 2015 !

* Avec le concours de la World Bank, de l’IEA, du GIZ, de la WTO, de l’UNCTAD et de l’University of California.

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