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Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 08/12

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> ARENH, demande en forte baisse au premier semestre 2015

Contexte
du 05/12/2014

Le volume demandé par les fournisseurs alternatifs s’élève à 15,8 TWh, contre 34,5 TWh pour le deuxième semestre 2014, selon la Commission de régulation de l’énergie. "L’absence de visibilité sur les évolutions à venir du prix de l'ARENH" et la baisse des prix de gros sont les principales causes de cette "diminution importante", indique la CRE.

> La consommation d’énergie au plus bas depuis 1997

Enerpresse
du 03/12/2014

Les ménages français ont dépensé 6,66 milliards d’euros en énergie en octobre, la consommation se contractant de 6 % pour tomber à son plus bas niveau depuis novembre 1997, selon les chiffres publiés le 28 novembre par l’INSEE. Le repli s’élève à 2,8 % par rapport à octobre 2013, note l’institut national de la statistique, qui impute principalement le phénomène à de très faibles dépenses de chauffage, les températures ayant été supérieures aux normales saisonnières en octobre.

> Les entreprises, maillons indispensables de la lutte contre le dérèglement climatique

Enviscope
du 02/12/2014

Au salon Pollutec mardi 2 décembre dernier, et dans la perspective de la Cop21, Brice Lalonde, l'écologiste et Jean-Louis Chaussade, patron de Suez Environnement, se rejoignent sur le difficile chemin vers une économie décarbonée et les conditions sous lesquelles les entreprises vont pouvoir y jouer un rôle majeur. Pour Jean-Louis Chaussade, « il y a maintenant une unanimité pour dire que si l’on veut avancer, il faut donner un prix au carbone, même si ce n’est pas le même partout dans le monde ». Tant que les solutions alternatives seront plus chères et que les gros émetteurs de GES ne seront pas pénalisés, la mutation ne pourra se faire. Brice Lalonde cite cet exemple d’une entreprise suédoise, qui sous la menace de pénalités consent à fermer ses mines de lignite et de charbon dans le nord de l’Allemagne. Il faut donc faire évoluer le cadre réglementaire pour que les entreprises deviennent plus vertueuses. Ce sont elles qui possèdent la technologie. De plus « les multinationales ont une vision, que les dirigeants des Etats-nations n’ont pas, obsédés qu’ils sont par les élections dans leur propre pays » complète de façon directe Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil et spécialiste énergie-climat.

> Manuel Valls : « La lutte contre le changement climatique sera déclarée grande cause nationale 2015 »

Journal de l’environnement
du 28/11/2014

C’est sans doute la plus médiatique des mesures annoncées par le Premier ministre, dans son discours de clôture de la troisième conférence environnementale, vendredi 28 novembre. Au terme d’une longue intervention, Manuel Valls a aussi donné quelques pistes aux rédacteurs de la feuille de route de la conférence, qui devront rendre leur copie dans le courant du mois de janvier prochain. Incontestablement, c’est l’élaboration de la politique énergétique qui sera le cœur de l’action gouvernementale. Avec notamment la préparation des budgets carbone (pour 2020, 2025 et 2030) et la planification pluriannuelle des énergies, laquelle fusionnera les programmations pluriannuelles électrique et gazière.

> Le niveau des raccordements d’éoliennes et de solaire en France repart à la hausse en 2014

AFP
du 28/11/2014

L'année 2014 s'annonce meilleure que la précédente en termes de raccordements d'éoliennes et de panneaux solaires en France, mettant même fin à trois années de baisse pour l'énergie éolienne. Dans l'éolien, environ 600 nouveaux mégawatts ont été raccordés entre début janvier et fin septembre, contre 581 MW pour l'ensemble de l'année 2013, indiquent les chiffres provisoires du « tableau de bord éolien-photovoltaïque» publié par le Commissariat général au développement durable. Cela porte la puissance totale installée à 8.807 MW à fin septembre. Le nombre de raccordements n'avait cessé de diminuer depuis 2010, la filière étant pénalisée par les incertitudes concernant le tarif de rachat de l'électricité et les délais de procédure. Dans le photovoltaïque, grâce à une accélération du rythme des raccordements depuis le début de l'année, ceux-ci ont atteint 703 MW sur neuf mois, soit près de 53% de plus par rapport à la période équivalente de 2013. Au total, la puissance du parc photovoltaïque français s'élevait à 5.412 MW à fin septembre.

Actualité Européenne

> COP20 à Lima : une étape décisive pour le climat

Les Echos
du 05/12/2014

A Lima depuis ce lundi 1er décembre, les délégations de 195 pays négocient les termes d’un accord mondial pour le climat. La COP20, doit servir en effet à esquisser les termes généraux d’un nouvel accord international pour freiner le réchauffement climatique, un accord qui devrait être finalisé à Paris en 2015. L’enjeu est de taille car, comme l’a souligné l’AIE, au train où progressent actuellement les émissions de gaz à effet de serre (GES), la hausse de la température terrestre oscillera entre 3,6 et 4,8 degrés à la fin du XXIe siècle, causant la répétition de désastres naturels, l'extinction de nombreuses espèces, une explosion de l'insécurité alimentaire et l'assèchement de plusieurs régions du monde. Mais, il est encore possible d'agir à condition, souligne le GIEC (le groupe de scientifiques mandaté par les Nations unies sur le climat), de s'y mettre tous, et le plus tôt possible.

> ETS : rendre le marché du carbone dynamique et réactif

Europolitics
du 03/12/2014

Le débat autour de la réforme du marché ETS via la création d’une réserve de stabilité (MSR) bat son plein au Parlement Européen. Le rapport d’Ivo Belet (PPE, Belgique), présenté lors de la réunion de la Commission ENVI ce 3 décembre, accueille favorablement le projet de réforme et le débat ayant glissé sur le calendrier et les modalités de mise en œuvre du MSR. Le groupe S&D, avec les Verts et les libéraux d’ALDE se sont exprimé en faveur d’une mise en œuvre du MSR dès 2017, et de la suppression des 900 millions de quotas gelées par le backloading en 2013. Si sur cette dernière proposition, un consensus à minima semble se dégager pour que les quotas actuellement gelés ne soient pas réinjectés dans le marché, afin d’empêcher une déstabilisation du prix du carbone. Cependant l’anticipation de la date de mise en œuvre de la réserve ne fait pas encore l’unanimité. Même situation en Commission ITRE, où les députés tenu ce 03 décembre leur 2ème échange de vues sur le projet d’avis d’Antonio Tajani (PPE, Italie), suite au dépôt des amendements. Face à l’alliance de S&D, ALDE et Verts, le rapporteur s’est dit prêt à la médiation mais a souligné l’importance, pour la Commission Industrie, de donner voix aux préoccupations des entreprises, quant aux risques de fuite carbone que cette réforme fait peser sur l’industrie européenne.

> L’Allemagne va augmenter la réduction de ses émissions de CO2

AFP
du 03/12/2014

Le conseil des ministres allemands a adopté le 3 décembre un plan d’action de réduction des émissions de GES d’ici 2020, afin de respecter ses engagements climatiques européens. Pour rattraper son retard de 6 à 7 points sur son objectif de réduction de 40 % des émissions de dioxyde de carbone, l’Allemagne cherche à générer des économies supplémentaires de 62 tonnes d’équivalents CO2 d’ici 2020. La plus grosse contribution viendra des mesures d’efficacité énergétique (25 à 30 Mt eq.CO2), le secteur de la production électrique sera le 2ème contributeur, avec 22 Mt d’économies qui visent avant tout les centrales à charbon. L’objectif annuel pour ce secteur a été fixé à 4,4 Mt, sur un total de 316 Mt, qui pourront soit être répartis sur plusieurs sites, soit être concentrés sur quelques centrales qui devront fermer. On retrouve aussi des mesures visant le secteur des transports qui devra réduire ses émissions entre 7 et 10 Mt.

> Changement radical de stratégie pour E.ON

Les Echos
du 02/12/2014

Le géant allemand de l’énergie E.ON a annoncé une réorganisation en profondeur du groupe, ainsi qu’une cession importante d’actifs et plusieurs milliards d’euros de dépréciations. Le groupe devrait tourner progressivement le dos à ses activités de production conventionnelle d’électricité, pour lesquelles il a annoncé une dépréciation de 4,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2014, du fait de « conditions de marché modifiées », au profit des énergies renouvelables. Ses activités traditionnelles de production d’électricité (au gaz, au charbon et par le biais des centrales nucléaires allemandes qui lui restent), de négoce d’énergie et d’exploration seront réunies dans une société séparée, dont les actionnaires d’E.ON détiendront la majorité, tandis que le groupe se concentrera sur les énergies renouvelables, la gestion des réseaux et les services aux clients. « Le modèle d’E.ON basé sur un large éventail d’activités ne correspond plus aux nouveaux défis de la transition vers un modèle énergétique nouveau», a expliqué Johannes Teyssen, CEO d’E.ON. La scission devrait entrer en vigueur en 2016.

> L’Australie évalue l’option nucléaire

Le Figaro
du 01/12/2014

L’Australie, pays très riche en charbon et gaz et qui compte parmi les plus grands pollueurs de la planète, ouvre la porte à l’énergie nucléaire pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Le pays, qui selon le Climate Institute australien est le pays développé émettant le plus de gaz à effet de serre par habitant, subit les pressions de la communauté internationale, et notamment des Etats-Unis et de l’Union Européenne, pour qu’il s’engage de manière plus importante dans la lutte pour le climat. C’est pourquoi, le Premier Ministre Tony Abbot a déclaré, lundi 1er décembre, que si l’Australie « devait réduire considérablement ses émissions, la façon avérée de le faire est via le nucléaire ». Le Premier ministre a donc invité les investisseurs à faire parvenir leur offre, mais a tenu à préciser qu’aucun projet nucléaire ne bénéficiera de subventions publiques.

> Le réseau européen est sécurisé pour l’hiver 2014/2015

Enerpresse
du 03/12/2014

L’observatoire annuel sur la sécurité des réseaux européens pour la période hivernale a été publié, ce 1er décembre, par ENTSO-E, l’association européenne des gestionnaires de réseau de transport d’électricité. ENTSO-E juge que, l’Europe ne devrait connaître aucun problème majeur de sécurité d’approvisionnement pour cet hiver et souligne que même si de nombreux pays seront dépendants de leurs importations pour répondre à leur demande nationale, (Albanie, Danemark, Finlande, Hongrie, Lettonie, Macédoine, Pologne, Serbie et Suède), la capacité d’interconnexions disponible est suffisante pour garantir leur sécurité d’approvisionnement. La Belgique, qui fait quant à elle l’objet d’une analyse détaillée en raison de l’arrêt de trois de ses réacteurs nucléaires. Si le pays dépendra tout l’hiver des importations, ENTSO-E souligne que les gestionnaires de réseaux allemand, français, autrichien et des pays du Benelux ont déjà convenu d’une série de mesures pour éviter qu’une éventuelle pénurie n’entraîne des risques opérationnels dans le pays.

> L’AIE évalue la politique énergétique européenne

Contexte
du 01/12/2014

Dans son rapport, publié le 1er décembre, sur la politique énergétique de l’Union Européenne, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) se félicite des progrès sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs climatiques pour 2020. Néanmoins, des efforts restent à mettre en place concernant l’objectif de réduction de la consommation d’énergie, qui pourrait ne pas être atteint si la croissance de l’économie européenne devait retrouver ses rythmes habituels. Le rapport se penche également sur une évaluation des nouveaux objectifs de la politique énergétique et climatique de l’UE à l’horizon 2030. Selon l’AIE, le faible niveau de contrainte des objectifs EnR et d’efficacité énergétique risque d’affaiblir leur portée. C’est pourquoi l’AIE invite l’UE à établir un cadre réglementaire et des structures de gouvernance fortes pour atteindre les objectifs 2030. Enfin, l’AIE souligne l’importance pour l’UE d’arriver à bâtir une véritable Union de l’Energie qui, doit être construite sur un marché intérieur de l’énergie intégré, ce qui est indispensable pour garantir la sécurité, la durabilité et la compétitivité de l’approvisionnement énergétique communautaire.

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