Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 17/11

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> Electricité : les gestionnaires français et allemand renforcent leur coopération

AFP
du 13/11/2014

Dans le cadre de la volonté de coopération affichée par Paris et Berlin, « Amprion et RTE vont intensifier leur coopération afin de développer davantage le réseau électrique européen interconnecté, de favoriser la sécurité des approvisionnements transnationaux, et de contribuer à l'intégration du marché intérieur de l'électricité en Europe », ont indiqué les deux gestionnaires dans un communiqué commun. « Les deux entreprises ont des visions concordantes de l'évolution du secteur des réseaux électriques et des marchés de l'électricité », ajoutent-ils. Un protocole d'accord a été signé le 15 octobre. Il se concrétisera par la réalisation de projets communs d'extension de réseaux via les interconnexions entre la France et l'Allemagne, mais aussi par une analyse de l'interaction des marchés de l'électricité « afin d'évaluer les possibilités de développement des nouveaux concepts de marchés ». « L'objectif est de maintenir ces prochaines années la sécurité des approvisionnements, en tenant compte de la part croissante des énergies renouvelables sur le réseau », tout en participant « de façon significative à la transition énergétique dans les deux pays », selon le communiqué.

> Transformation numérique et transition énergétique

La Tribune
du 07/11/2014

Le rapport de Philippe Lemoine (Président du Forum d’Action Modernités et Président de la Fondation internet nouvelle génération) sur "La transformation numérique de l’économie française" a été remis vendredi dernier au gouvernement. Le rapport propose un véritable plan d'action « presse-bouton », prêt-à-l'emploi pour le gouvernement afin d'assurer une transformation rapide, globale et durable de notre économie. Il comprend au total 180 propositions destinées à nourrir un agenda numérique triennal, dont 53 suggestions de mesures transversales d'ordre financier, législatif ou fiscal, et 9 projets très concrets à réaliser. Un des projets propose de créer un « Green Button » à la française, en s'inspirant de ce programme américain qui permet à 42 millions de ménages d'accéder aux informations sur leur consommation d'énergie par pas de 10 minutes, en allant au-delà des fonctionnalités du compteur Linky d'EDF : « Il faut que l'on puisse récupérer les données qu'elles soient téléchargeables par des individus et des industriels ». Ce projet va mobiliser la Caisse des dépôts et fera coïncider transformation numérique et transition énergétique.

> EDF : la nomination de Jean-Bernard Lévy confirmée par l'Elysée

Challenges
du 11/11/2014

L'Elysée a confirmé lundi 10 novembre la nomination du PDG de Thales Jean-Bernard Lévy à la tête d'EDF où il succèdera à Henri Proglio. « Le président de la République envisage de nommer M. Jean-Bernard Lévy en qualité de président-directeur général d'Electricité de France » détenu à 84,5% par les pouvoirs publics, a déclaré le palais présidentiel dans un communiqué. « Le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues » par la Constitution, précise l'Elysée, poursuivant ainsi la procédure officielle de nomination. La nomination de Jean-Bernard Lévy avait été décidée à la mi-octobre par le gouvernement, dans le but affiché de donner un nouveau souffle au géant français de l'électricité, appelé à accompagner le déploiement de la loi de transition énergétique. Sa nomination doit encore être soumise à une assemblée générale extraordinaire le 21 novembre, à la veille de la fin du mandat de Henri Proglio.

> Disparition des tarifs réglementés de vente : vers une concurrence effective sur les marchés de l’énergie

Usine Nouvelle
du 10/11/2014

Une nouvelle étape devrait être franchie avec la loi relative à la consommation qui organise la disparition progressive des TRV d’électricité. Les contrats conclus aux TRV sont résiliés de plein droit à la date de la disparition de ces tarifs (31 décembre 2014 pour un niveau de consommation supérieur à 200 000 kWh/an ; 31 décembre 2015 pour un niveau de consommation supérieur à 30 000 kWh/an). La loi impose au consommateur de choisir à cette occasion explicitement son fournisseur. A cet effet, les fournisseurs historiques ont obligation d’informer leurs clients de la suppression de ces tarifs en leur adressant plusieurs courriers avant l’échéance concernée. Afin que la continuité de fourniture soit assurée pour les clients qui n’auraient pas expressément conclu de nouveau contrat, ils sont réputés avoir accepté les termes d’une offre transitoire adressée par le fournisseur historique trois mois avant la date de suppression des TRV. Toutefois, dans un délai maximum de six mois suivant la disparition des TRV, l’ensemble des clients qui ne sont plus éligibles aux TRV devront avoir conclu explicitement un nouveau contrat en offre de marché avec le fournisseur de leur choix, faute de quoi la fourniture en énergie ne leur sera plus assurée.

> La sécurité d’approvisionnement assurée pour l’hiver

Contexte
du 12/11/2014

Dans son analyse prévisionnelle offre-demande pour l’hiver 2014-2015, RTE souligne toutefois que la marge de sécurité a baissé, notamment en raison de la réduction de 2400 MW des capacités de production. La demande en pointe a aussi légèrement augmenté, par rapport à 2013. Les importations françaises pourraient s’élever à 4300 MW, en cas de grande vague de froid. Dans des conditions plus clémentes, elles seraient uniquement nécessaires en janvier pour couvrir les besoins du matin.

Actualité Européenne

> Parlement Européen Commission ITRE

Veille Institutionnelle
du 17/11/2014

17 novembre 2014, à partir de 16 h
Examen du projet d'avis sur la Création et fonctionnement d'une réserve de stabilité du marché pour le système d'échange de quotas d'émission de l'Union et modification de la directive
(ITRE/8/00341)
Rapporteur pour ITRE : Antonio Tajani (PPE)

> L’électromobilité pourrait s’offrir 8 % du marché en 2020

Enerpresse
du 14/11/2014

Xerfi France, un cabinet spécialisé en études sectorielles, a publié ce 12 novembre ses prévisions de croissance pour le secteur des transports électriques dans le monde. Les véhicules légers électriques et hybrides poudraient représenter 8% des ventes mondiales du secteur en 2020, contre 2,5% aujourd’hui. En France, comme dans les autres pays développés, ce taux pourrait même arriver à 20%, dont 3 points pour une flotte 100 % électrique. Selon le cabinet, environ 7,5 millions de modèles hybrides seront commercialisés d’ici 2020, ainsi que 1,1 million de voiture 100% électrique. Ces dernières restent néanmoins pénalisées du fait du nombre limité de bornes de recharge, et leur succès dépendra majoritairement du développement des infrastructures nécessaires par les Etats concernés.

> L’éolien offshore, un pilier de la transition énergétique au Royaume Uni

Enerpresse
du 14/11/2014

Le département britannique du Commerce (UKTI), en partenariat avec quatre organisations (Crown Estate, Renewable UK, Offshore Wind Programme Board et Green Investment Bank), a publié ce 12 novembre un guide destiné aux acteurs de marché qui souhaiteraient investir dans l’éolien offshore au Royaume-Uni. Le pays affiche en effet de grandes ambitions pour cette technologie, et compte attirer entre 20,5 et 27 milliards d’investissements pour réaliser ses objectifs. Le guide, qui détaille tous les avantages et les aides dont peuvent bénéficier les entreprises souhaitant investir dans le secteur, a été présenté en présence du ministre britannique de l’Énergie Edward Davey, qui a qualifié le Royaume-Uni de « meilleur endroit dans le monde pour faire des affaires dans le secteur de l’éolien offshore ».

> Le World Energy Outlook 2014

Enerpresse
du 13/11/2014

L’édition 2014 du World Energy Outlook de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a été publiée ce 12 novembre. L’Agence présente pour la première fois des scénarios à l’horizon 2040 (plutôt que 2035 pour les éditions précédentes), tire sonnette d’alarme : sans un changement de politique, le monde pourrait connaitre une hausse de température de près de 3,6 °C à l’horizon 2030. Son scénario central, prévoit en effet une hausse de la demande mondiale d’énergie de 37% d’ici 2040, qui devra être satisfaite à 75% par les énergies fossiles (charbon, gaz naturel, pétrole). L’Agence préconise également la construction de 7200 GW de nouvelles capacités, une proposition dont devraient profiter les renouvelables électriques, destinées à couvrir 1/3 de la demande d’électricité mondiale en 2040, mais aussi le nucléaire qui verra augmenter ses capacités de 60% d’ici 2040. L’AIE souligne enfin la nécessité de réorienter le système énergétique sur une voie plus sûre du point de vue climatique, et annonce un rapport spécial sur le sujet pour la mi-2015.

> L’Allemagne se dote d’un nouveau cadre d’actions pour réduire ses émissions de CO2

AFP
du 12/11/2014

Selon les prévisions du gouvernement, l’Allemagne pourrait manquer de six à sept point son objectif de réduction émissions de CO2, fixé à 40% à l’horizon 2020 par rapport au niveau de 1990. En conséquence, la Ministre allemande de l’Environnement Barbara Hendricks a présenté, ce 12 novembre, un plan d’action avec des mesures spécifiques pour chaque secteur économique, afin d’obtenir une réduction additionnelle de 70 millions de tonnes de CO2 par an. Ce plan d’action, qui devrait passer en conseil des ministres le 3 décembre prochain, ne fait pas l’unanimité parmi les membres du gouvernement. En effet, les objectifs pour le secteur électrique n’ont pas encore été fixés du fait des réticences de Sigmar Gabriel, Ministre de l’Economie et de l’Energie, à pénaliser les centrales à charbon. Le ministre avait déclaré le 11 novembre dernier : « On ne peut pas sortir simultanément du nucléaire et du charbon ».

> Pékin et Washington font un premier pas

Euractiv
du 12/11/2014

Un accord historique sur le Climat a été signé, ce mercredi 12 novembre, entre la Chine et les Etats-Unis les deux plus gros émetteurs de GES de la planète, représentant à eux seuls près de 40% des émissions mondiales. Pékin, refusant d’affecter sa croissance à court terme, s’est engagé à plafonner ses émissions en 2030 et à porter, d’ici là, la part d’énergies renouvelables dans sa production énergétique à 20%, contre moins de 10% en 2013. En parallèle, les Etats-Unis se sont engagés à réduire leurs émissions de GES de 26% à 28% à l’horizon 2030, par rapport au niveau de 2005. L’accord, qui n’a pas de caractère contraignant, représente néanmoins une étape importante vers la signature d’un accord global à Paris en 2015.

> En Belgique, la sortie du nucléaire fait des doutes

Enerpresse
du 12/11/2014

Dans un entretien accordé au quotidien flamand Het Laatste Nieuws et publié le 7 novembre, la nouvelle ministre de l’Énergie belge, Marie-Chrisitine Marghem, a émis quelques doutes sur la capacité de la Belgique à se passer du nucléaire d’ici 2025, jugeant tout simplement « irréaliste » une stratégie de sortie définitive du nucléaire sur le moyen terme.

> Miguel Arias Cañete auditionné par la Commission ENVI du PE

Europolitics
du 11/11/2014

La Com¬mis¬sion de l’En¬vi¬ron¬ne¬ment (ENVI) du Parlement Européen a reçu ce 11 no¬vembre, le nouveau Com¬mis¬saire à l'Ener¬gie et au Cli¬mat, Mi¬guel Arias Ca¬nete, pour un échange de vue sur la future politique climatique européenne. Au centre du débat : les récentes conclusions du Conseil Européen sur le futur cadre énergie-climat pour 2030. Le Commissaire a réaffirmé son soutien aux objectifs fixés, mais s’est déclaré favorable à une révision à la hausse de l’objectif d’efficacité énergétique, de 27% à 30%, lors de la prochaine révision de la directive. Le Commissaire a également annoncé son intention d’avancer rapidement dans la transposition législative du cadre 2030 et exprimé son souhait d’abou¬tir, dès le pre¬mier tri¬mestre 2015, à un accord sur le rè¬gle¬ment vi¬sant à créer une ré¬serve de sta-bi¬lité pour ren¬for¬cer le marché ETS. Le Commissaire a enfin précisé qu’il représenterait l’UE lors de la COP20 de Lima, une étape cruciale pour obtenir un accord international sur le changement climatique en 2015.

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