Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 15/07

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> Transition énergétique : le pétrole, grand oublié de la loi

AFP
du 08/07/2014

Selon Jean-François Raux, le délégué général de l'UFE, si le "bon côté" du texte est sa "stratégie bas carbone", "il doit traiter du pétrole au même titre que les autres énergies". Le projet de loi sur la transition énergétique fixe également comme objectif une réduction de 30% de la consommation d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), sans objectif pour chaque type d'énergie. "On met toutes les énergies fossiles dans le même sac, alors qu'il nous parait important de hiérarchiser le pétrole et le gaz", a insisté M. Raux, précisant que le gaz émet beaucoup moins de CO2.

> L’UFE craint une logique de décroissance avec la loi de transition énergétique

Usine Nouvelle
du 08/07/2014

L’UFE ne se satisfait pas de l’objectif de - 50 % d’énergie consommée en 2050. "Il ne faut pas d’objectif d’efficacité énergétique mais un objectif d’intensité énergétique. Cette notion est plus large et intègre le progrès technologique", explique Jean-François Raux. L’intensité énergétique est le rapport de la consommation d'énergie sur le produit intérieur brut. Depuis 20 ans, l’intensité énergétique a diminué de 20 % en France. "Il ne faut pas rentrer dans une logique de décroissance où la consommation d’énergie est condamnable. La seule consommation qui est condamnable, c’est celle qui est émettrice de CO2", affirme-t-il.

> Les électro-intensifs veulent se réserver les excédents d’électricité à moins de 30€/MWh

Contexte
du 10/07/2014

Sous la bannière du think tank « L’énergie de la compétitivité », 35 entreprises gourmandes en électricité partent du constat que les surcapacités de production d’électricité continueront à croître en France. D’ici 2018, ces « excédents » s’élèveront à plus de « 30TWh sur 7 mois hors production thermique », indiquent-ils dans une note. Le développement des énergies renouvelables, qui ne répond pas « à un besoin réel des consommateurs », en serait la principale cause. La montée en puissance de l’éolien et du photovoltaïque augmenterait aussi l’exposition de la France « à des grands déséquilibres difficiles à résorber ». Les industriels gros consommateurs estiment qu’ils sont l’un des meilleurs leviers pour « équilibrer la variabilité des énergies renouvelables » a expliqué Olivier Baud, PDF d’Energy Pool, un opérateur en modulation d’électricité. C’est pourquoi le plan présenté au Sénat propose de réserver à ces industriels un ruban de 6GW, soit environ 35 TWh d’électricité produite au « meilleur prix mondial », qui devrait se situer entre 20 et 30 euros/MWh. Par la suite, ces sociétés contribueraient, pendant les périodes hivernales marquées par un déficit de production, à l’équilibrage entre offre et demande, en effaçant leur consommation. Si les sénateurs ont bien noté le message, il faudra encore obtenir l’aval de la Commission européenne…

> Le CESE vote son avis sur le projet de loi en émettant des réserves

Enerpresse
du 11/07/2014

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a adopté mercredi 9 juillet à une très large majorité (169 pour 14 abstentions) un avis sur le projet de loi de programmation pour un nouveau modèle énergétique français. Sur l’objectif de réduction de 50% de la consommation d’énergie d’ici à 2050, certains membres le jugent « hors d’atteinte, sauf à imposer selon eux une sobriété insoutenable pour les populations ». Quant à la disposition visant à réduire la part du nucléaire de 75% à 50% de la production d’électricité en 2025, ils en « dénoncent le caractère exclusivement politique et l’absence de fondement économique ».

> Création de la commission d’enquête sur les tarifs de l’électricité

Enerpresse
du 11/07/2014

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité mercredi 9 juillet la création d’une commission d’enquête relative aux tarifs de l’électricité, a indiqué son président François Brottes (PS) à l’AFP. La future commission, qui devrait commencer ses travaux lors de la rentrée parlementaire de septembre, abordera nombre de sujets qui impactent la fixation des prix de l’électricité, comme les coûts de production et d’approvisionnement, le système de péréquation, ainsi que la CSPE. Elle vise ainsi à accompagner les débats sur la future loi sur la transition énergétique, dont le texte doit arriver cet automne à l’Assemblée. La création de la commission d’enquête doit désormais être finalisée par un vote en séance à l’Assemblée nationale.

> Nucléaire : Areva dit oui à la transition énergétique

Challenges
du 14/07/2014

Pour Luc Oursel, président du directoire d’Areva, « à long terme, le nucléaire va continuer à se développer, car il a des avantages bien connus : des prix bas de production, la sécurité d’approvisionnement et de faibles émissions de CO2. (…) Je suis convaincu que l’électricité est amenée à jouer un rôle plus important dans notre mix énergétique. D’abord parce que c’est une énergie facile à réguler et parce qu’on voit émerger des nouvelles applications : dans les technologies de l’information, le transport avec la voiture électrique, les équipements à domicile pour les seniors… Avec une croissance soutenue de la consommation d’électricité dans les années à venir, nous devrions pouvoir éviter de fermer des centrales. »

> La technologie, clé contre le changement climatique

Le Nouvel Observateur
du 10/07/2014

La limitation du réchauffement climatique à 2° Celsius est possible mais seulement si d’importants progrès technologiques sont réalisés et si les principaux pays émetteurs adoptent des politiques ambitieuses sur le carbone, selon un rapport remis jeudi à Laurent Fabius. L’énergie nucléaire, notamment les recherches sur les réacteurs de 4ème génération, apparaît comme l’un des facteurs qui permettront de réduire « l’intensité carbone » de l’électricité, aux côtés des énergies renouvelables, dit le rapport. La France a le taux d’intensité carbone le plus bas des pays membres de l’OC, en raison notamment de l’importance du nucléaire et de l’hydraulique, souligne le rapport.

Actualité Européenne

> La Commission Européenne lance des stress test sur le système énergétique des Etats membres

Enerpresse
du 10/07/2014

La Commission Européenne a demandé aux Etats membres de commencer les « tests de résistance » sur leurs systèmes énergétiques, en vue de l’hiver 2014-2015. Les rapports nationaux devront notamment inclure une évaluation des risques en cas de coupure de l’approvisionnement de gaz russe. Les Etats devront non seulement présenter des mesures d’urgences à mettre en œuvre en cas de rupture de l’approvisionnement en gaz naturel, mais aussi suggérer des mesures de très court terme, pour améliorer la résilience de leur pays ou de l’UE. Les rapports nationaux devront aussi inclure les données liées à l’approvisionnement électrique, et aux conséquences sous-jacentes sur les pays voisins. La Commission Européenne attend le retour des Etats membres dès la fin du mois d’aout, afin d’élaborer des propositions à soumettre au Conseil Européen d’octobre.

> ENTSOE lance une consultation sur son plan de développement du réseau électrique européen à dix ans (TYNDP)

Enerpresse
du 11/07/2014

ENTSOE (l’association européenne des GRT électriques) a lancé ce 10 juillet une consultation publique sur la version 2014 de son plan décennal de développement du réseau électrique européen (TYNDP). Ce document, qui effectue pour la première fois une analyse des besoins du réseau de transport électrique au-delà des 10 ans prévus, (jusqu’à 2030), s’inscrit pleinement dans la réflexion sur la politique énergétique européenne post 2020. L’association analyse quatre scénarios représentant les besoins en investissements dans le réseau, en fonction du degré de décarbonation de l’économie européenne, et du niveau d’intégration de sa politique européenne de l’énergie. Nouveauté également, ENTSOE intègre une évaluation coûts/bénéfices de près de 100 projets d’intérêt européen, qui représentent environ 150 milliards d’investissements d’ici à 2030. Le plan, modifié selon les résultats de la consultation, sera ensuite soumis à l’approbation de l’agence des régulateurs européens (ACER) en vue d’une adoption finale à la fin de l’année.

> La révision de la directive sureté nucléaire a été adoptée

Enerpresse
du 09/07/2014

Le Conseil des ministres de l’Union européenne a adopté ce 8 juillet la révision de la directive européenne relative à la sûreté nucléaire. Ce texte, qui tire notamment les leçons des tests de résistance nucléaire effectués dans l’UE, et qui met à jour la directive de 2009, renforce les prérogatives des autorités nationales de sûreté, leur conférant une plus grande autonomie. La nouvelle directive fixe un objectif ambitieux de sûreté au niveau de l’Union, et instaure un système européen d’ « examen par les pairs » sur des questions spécifiques de sûreté. La transparence sur la sûreté nucléaire est renforcée et tout projet de réalisation d’une nouvelle installation nucléaire devra être soumis à une évaluation initiale de sûreté. Les États membres disposent maintenant de trois ans pour transposer en droit national les nouvelles dispositions de la directive.

> Un rapport de la Cour des Comptes Européenne met en cause les subventions européennes aux énergies renouvelables

Enerpresse
du 09/07/2014

Selon un rapport de la Cour des Comptes Européenne, publié ce 8 juillet, environ 4,7 milliards d’euros de fonds européens appartenant au Fonds de développement régional et au Fonds de cohésion ont été dépensés pour le développement des énergies renouvelables dans l’UE, entre 2007 et 2013. Bien que ces deux fonds soient les deux principaux instruments à disposition de l’UE pour la réalisation de ses objectifs climatiques, la Cour des Comptes pointe de graves lacunes en termes d’efficacité économique, pour les investissements engagés. Au moins un tiers de projets audités n’ont pas fait l’objet d’une évaluation coût-bénéfice préalable, et la dimension Européenne des projets financés serait à relativiser dans de nombreux cas.. Des erreurs à ne pas reproduire pour le prochain cadre pluri-annuel (2014-2020), qui prévoit d’allouer environ 27 milliards d’euros au développement des énergies renouvelables.

> La Commission Européenne lance un réseau d’experts sur la fracturation hydraulique

Contexte
du 08/07/2014

Le “European Science and Technology Network on Unconventional Hydrocarbon Extraction” s’est réuni pour la première fois à Bruxelles ce 8 juillet. Ce forum d’experts dédié aux hydrocarbures non conventionnels, répond à une demande exprimée par la Commission Européenne dans sa Communication du 22 janvier, et aura comme mission de faire avancer la recherche communautaire sur un thème où l’UE a accumulé un certain retard par rapport aux autres régions du monde, et notamment les Etats-Unis. Le groupe devra faire progresser la réflexion sur l’extraction et l’exploitation du gaz de schiste en Europe, au niveau scientifique et technique, afin de limiter autant que possible les risques environnementaux et sanitaires liés à l’extraction de ces ressources.

> L’Union Européenne financera 19 projets pour lutter contre le réchauffement climatique dans le cadre du programme NER 300

Contexte
du 08/07/2014

La Commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard, a annoncé ce 08 juillet que la Banque Européenne d’Investissements (BEI) cofinancera, pour un total de 1 015,7 milliards d’euros, 18 projets de renouvelables et un projet de captage/stockage de carbone (CSC), dans le cadre du deuxième appel d’offre du Programme NER 300. Les projets approuvés permettront « d'accroître de près de 8 TWh la production annuelle d'énergie renouvelable de l'UE » a déclaré la Commissaire. Le programme NER 300, financé par la BEI grâce à la monétisation de quotas de carbone sur le marché ETS, aura permis d’octroyer plus de 2 milliards d’euros de subventions européennes à des projets pour lutter contre le changement climatique dans l’UE. Si un 3ème appel à projet avant 2020 est exclu, une consultation est en cours à Bruxelles déterminer les modalités d’un nouveau mécanisme de ce type, pour l’après 2020.

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