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Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 10/04/2012 au 13/04/2012

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> Après la bataille de l’offshore, celle des barrages ?

Direct Matin
du 13/04/2012

Dès l’an prochain, la bataille des concessions hydrauliques va sans doute démarrer entre tous les opérateurs - français et étrangers - qui rêvent de sa tailler une part du lion dans ce domaine où Bruxelles a imposé l’ouverture à la concurrence. Ainsi, dans le Midi-Pyrénées, la SHEM, filiale de GDF Suez, verra 80% de son parc renouvelé, soit 10 concessions pour une puissance de 5 300 MW. Autrement dit, un marché majeur que lorgnent les grands challengers que sont EDF ou encore ENEL, tous deux revendiquant des moyens financiers et une expérience de l’hydroélectricité à la hauteur de l’enjeu…Mais GDF Suez et la SHEM peuvent objectivement se targuer d’un beau succès dans la région où leur taux de fiabilité flirte avec les 99%, quand la moyenne nationale est à 90. Sans compter le volet créations d’emplois et investissements que le groupe génère depuis des années sur place.

> Même dans l’offshore, les Chinois guettent…

Challenge, Le Point, Le Figaro
du 12/04/2012

Dès 2015, 600 éoliennes vont être érigées au large des côtes bretonnes suite à l’appel d’offres remporté par EDF/Alstom d’une côté et Iberdrola/Areva de l’autre. Et en 2020, elles devraient doubler lorsqu’on saura qui est le vainqueur du second appel d’offres qui doit être lancé dans quelques semaines. Certains s’interrogent déjà sur le rapport coût/bénéfice d’un tel chantier : 20 milliards d’€, soit le prix de 3 EPR, pour une production comparable à peine à celle de la centrale de Flamanville. Pour autant, l’enjeu est au-delà et s’avère à la fois environnemental, social et industriel. Compte tenu du poids des éoliennes, leur fabrication a toute les chances de se faire sur place, favorisant ainsi l’essor d’une filière technologique de pointe mais quid de l’avenir lorsqu’on sait que les Chinois pourraient très bien venir implanter des usines à proximité des chantiers et que leurs coûts sont souvent deux fois moins élevés que ceux des européens si l’on en juge par l’éolien terrestre avec des opérateurs tels Goldwind ou Sinovel ?

> Le Nord de la Dordogne dans le noir

AFP ; Direct Matin
du 11/04/2012

Suite à un court-circuit sur le réseau THT dans la région de Bergerac, qui a entraîné par un effet de domino d’autres incidents sur des postes situés dans d’autres villes voisines, le nord de la Dordogne a été privé d’électricité pendant une heure en milieu de semaine dernière. Au total, 96 000 foyers plongés dans le noir. Mais selon RTE, l’incident n’a aucun rapport avec celui survenu à Toulouse, le même jour privant plus de 100 000 personnes de courant là-aussi pendant une heure.

> Vous avez dit « écologie » ?

Aujourd'hui en France
du 12/04/2012

Alors que la campagne électorale bat son plein pour les présidentielles, beaucoup s’insurgent que l’écologie ne soit pas une des préoccupations majeures des candidats. Ainsi Nicolas Hulot, qui a repris du service au sein de sa Fondation, regrette que l’écologie ait « disparue des écrans radars » des politiques et qu’aucun grand parti ne fasse preuve d’audace en la matière. Dans un sondage réalisé par sa fondation, 55% des français souhaiteraient pourtant que l’on traite simultanément crise économique et crise écologique, convaincus que l’économie, l’écologie et le social sont étroitement imbriqués. En ces temps de disette économique, Nicolas Hulot suggère notamment de financer la transition énergétique auprès des banques centrales qui pourraient prêter à taux zéro les investissements d’avenir en la matière.

Actualité Européenne

> Directive Efficacité énergétique : premier round d’observation entre le Parlement et le Conseil

Efficacité énergétique
du 12/04/2012

La première réunion de trilogue, qui réunissait le 11 avril les représentants du Conseil et du parlement européen, n’a pas donné lieu à d’avancées significatives. Le rapporteur Claude Türmes a exposé les orientations et les mesures contenues dans le rapport voté par la commission ITRE le 28 avril dernier, tout en regrettant les zones de flous de la position du Conseil sur certains volets clés du projet de directive. Les négociateurs se sont accordés sur l’importance à accorder aux articles 4 (bâtiments publics) et 6 (mécanismes d’obligations), considérés comme les deux véritables cœurs du texte. Reste que les discussions sur l’article 3 (objectifs d’efficacité énergétique) s’annoncent elles aussi délicates. C’est d’autant plus vrai que les Etats membres semblent ne pas se présenter en rang serré dans ces discussions : des divergences persistent entre les 27 sur les marges de manœuvres qu’il convient de laisser à la Présidence danoise sur l’article 6, certains d’entre eux étant, par ailleurs, très critiques à l’égard de la méthode de calcul récemment proposée par la Commission européenne dans une note blanche, et assouplissant les exigences initiales du texte. Certaines rumeurs évoquent la possibilité d’une annulation du second trilogue, pour laisser le temps aux Etats membres de clarifier leurs vues. A ce stade, le calendrier reste toutefois inchangé concernant les prochaines réunions : 24 avril, 8 mai, 29 mai, 5 juin.

> RTE table sur 5 GW de nouvelles capacités d’interconnexion en France d’ici 2020

Réseaux
du 12/04/2012

La CRE a ouvert une consultation sur le schéma décennal de développement du réseau proposé par RE pour la période 2012-21. Ce document, qui répond aux exigences du 3ème paquet électricité au niveau européen, estime les besoins en investissement à 10 milliards d’euros en 10 ans. Il prévoit le développement de 5,2 GW de nouvelle capacités d’interconnexions avec les pays « voisins » (pour un total de 8GW en 2020), tels que l’Espagne (2600 MW), le Royaume-Uni (1000 MW), l’Italie (600 MW), ou encore l’Irlande. Compte tenu des besoins d’intégration des ENR et du couplage des marchés, RTE envisage également un renforcement des liaisons avec la Belgique et l’Allemagne, tout comme la création d’un nouveau point d’échanges France-Allemagne-Belgique qui serait situé au Luxembourg. Le GRT français a, en outre, déjà engagé des études avec la Suisse en vue de renforcer les liaisons actuelles en 225 kV. A l’horizon des 3 prochaines années, les investissements consacrés au développement des interconnexions devraient ainsi représenter un montant de près de 630 millions d’euros.

> Oettinger appelle à plus de coordination pour le développement des réseaux en Allemagne

Réseaux
du 12/04/2012

Dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung (4 avril), le Commissaire Oettinger a plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques menées en Allemagne en matière de réseau. Pour faire face au double défi de l'abandon du nucléaire et de l'intégration des ENR, le pays doit aujourd’hui engager une modernisation des lignes de transmission électrique du Nord, où se trouvent les grands parcs éoliens, vers le Sud, qui regroupe les grandes régions industrielles. M. Oettinger plaide ainsi pour une meilleure mise en cohérence des actions lacées par le pouvoir fédéral et par les länder. Il considère, en outre, «plus prudent qu'un opérateur de réseau allemand, qui ne soit pas nécessairement détenu par l'État, prenne cela en considération, avec une stratégie de réseau claire ». Cette déclaration intervient alors que, conformément aux exigences de législation de l'UE en matière d’unbundling, les énergéticiens allemands E.ON, RWE et Vattenfall Europe ont vendu leurs réseaux de transmission respectifs aux GRT TenneT, Amprion GmbH et Elia. Et le quatrième opérateur allemand, EnBW, envisage de faire de même.

> Les opérateurs augmentent les tarifs malgré le gel décidé par le gouvernement

Marché Intérieur
du 12/04/2012

Les entreprises Electrabel (groupe GDF-Suez) et Luminus (groupe EDF) ont décidé de passer outre la décision du gouvernement fédéral belge de bloquer les prix sur la période allant du 1er avril 2012 au 31 décembre 2012 : ils ont annoncé une augmentation de leurs formules d’indexation sur le gaz au 1er avril 2012, provoquant un tollé dans le pays et déclenchant le lancement d’une enquête commanditée par les pouvoirs publics, pour non-respect du gel des tarifs.

> Nouvelle avancée vers une compatibilité des systèmes ETS européen et australien

Production bas carbone
du 12/04/2012

La Commissaire européenne Connie Hedegaard, et le ministre australien Greg Combet ont adopté, le 29 mars dernier, un plan de travail visant à accélérer le processus de convergence de leurs systèmes d’échanges de quotas d’émission de quotas. Cet accord marque un nouveau pas encourageant en vue de l'établissement, à terme, d'un marché mondial du carbone : « Relier nos systèmes est une priorité pour le gouvernement australien. 32 pays dont les 27 États membres de l'UE ont des systèmes d'échange de quotas d'émissions déjà en place, et s'y ajoute un certain nombre de systèmes analogues en Amérique du Nord. La Chine projette de se doter d'un système national d'échange de quotas d'émissions après 2015. Un ETS est planifié en Corée du Sud, et un ETS californien démarrera en 2010 », a ainsi souligné M. Combet

> La ministre indienne de l’environnement fait d’ETS un obstacle à la conclusion des négociations climatiques mondiales

Production bas carbone
du 12/04/2012

La décision de l’UE d’étendre le mécanisme ETS au secteur de l’aviation continue de faire grincer des dents dans les pays émergents. Après la Chine, c’est en effet au tour de l’Inde de refuser que ses compagnies aériennes ne participent au système d'échange de quotas. Une décision déjà envisagée fin mars, et confirmée officiellement le 10 avril par New Dehli. Selon la ministre indienne de l'environnement Jayanthi Natarajan, l'ETS constitue une mesure commerciale unilatérale, qui entravera l'avancée des négociations mondiales sur le changement climatique. Une vision que ne partage pas le porte-parole de la commissaire au Climat Connie Hedegaard, qui « ne voit pas pourquoi l’ETS serait un obstacle pour les négociations, si tous partagent le même objectif, qui consiste à réduire les émissions de CO2 dans le monde ». Il est à cet égard notable que les 32 pays opposés à l'ETS ont, à ce jour, échoué à trouver un accord sur une riposte commune aux nouvelles obligations de lutte contre le changement climatiques.

> L’intérêt du biodiesel mis à mal par la Commission européenne

Production bas carbone
du 12/04/2012

Selon l'étude « EU Transport GHG [gaz à effet de serre] : Routes to 2050 », financée par la Commission européenne, les biocarburants conventionnels utilisés comme biodiesel entraînent une augmentation des émissions de carbone et seraient trop chers pour devenir une alternative crédible aux carburants traditionnels sur le long terme. Pour ses auteurs, réduire ces émissions coûterait entre 100 et 300 euros par tonne de carbone, soit 49 fois plus cher que l’achat de crédit-carbone au prix actuel de marché (6,13 €/t). De telles conclusions contribuent ainsi à renforcer les doutes quant à la légitimité de la politique de l'UE sur les biocarburants, qui avait été justifiée d'un point de vue environnemental, mais dont certains soulignent qu’elle a surtout permis d'accorder facilement des subventions aux agriculteurs.

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