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Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 28/11/2011 au 02/12/2011

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> L’énergie, renouveau économique de l’Europe ?

Les Echos
du 01/12/2011

Intéressante tribune de Jean-Marie Chevalier et Patrice Geoffron dans le quotidien Les Echos cette semaine, qui soulignent l’absence de coordination au niveau des 27 dans le domaine énergétique pourtant crucial pour l’avenir de l’Europe. Les décisions d’abandon/diminution du nucléaire dans la production d’électricité prises en Allemagne ou en Italie, par exemple, l’ont été sans concertation entre partenaires, et la France pourrait bien s’apprêter à faire de même dans quelques mois…Pourtant, l’Union européenne est interconnectée de telle façon que toute décision de l’un impacte inévitablement et mécaniquement tous les autres. Ainsi, la montée en puissance des ENR se traduira par plus d’intermittence dans la production, un paramètre qu’il conviendrait de gérer de façon conjointe plutôt que séparément. Au-delà, les deux professeurs mettent en garde les Etats européens contre le risque d’une montée de la précarité énergétique si, face aux hausses inéluctables des prix, et au rationnement du crédit pour s’adapter en rénovant leurs équipements consommateurs d’énergie, les ménages ne trouvent pas de soutien de la part des Etats européens. Petite note d’espoir en conclusion : sur le long terme, la transition énergétique peut être un puissant levier pour une Europe à la recherche d’un nouveau modèle de croissance, tant il est vrai qu’elle reste un énorme vivier de savoirs et de compétences dans les domaines de l’énergie, du bâtiment et du transport.

> Bonus-Malus pour les appareils ménagers ?

Aujourd'hui en France
du 01/12/2011

Selon le quotidien Aujourd’hui en France, NKM devrait annoncer dans son Plan d’actions pour l’Efficacité énergétique, la mise en place d’une « contribution de solidarité énergétique » et d’un « bonus de solidarité énergétique » début 2012. Ainsi, tous les appareils ménagers de type TV, LL frigos etc qui affichent leurs performances énergétiques se verront taxés sur la base de 0,02€/KWh. Les recettes générées par cette taxe viendra financer un « bon d’achat » de 150€ pour les ménages éligibles aux tarifs de première nécessité d’électricité et de gaz, afin qu’ils s’équipent en appareils de classe A+++ et A++. Une idée loin de satisfaire les professionnels de l’électro-ménager qui devront répercuter la taxe dans le prix d’achat du produit qui sera donc beaucoup plus élevé pour les consommateurs.

> Robin des Toits s’attaque à Linky

Libération
du 01/12/2011

L’association Robin des Toits vient de déposer un recours devant le Conseil d’Etat contre Linky, estimant que le compteur représente un danger en termes d’exposition aux champs électromagnétiques, mais aussi qu’il violerait la loi informatique et libertés, le Code des marchés publics, et qu’il contreviendrait au droit de propriété des collectivités territoriales.

> L’OPECST s’invite à Paluel et Blayais

Les Echos, AFP, La Croix
du 30/11/2011

En coordination avec l’ASN et dans le cadre de la « Mission sur la sécurité nucléaire, la place de la filière et son avenir », mais …sans prévenir EDF, le président et le vice-président de l’OPECST, Claude Birraux et Bruno Sido, se sont invités à l’improviste sur les centrales de Paluel et Blayais pour tester deux scénarios de « perte d’alimentation électrique du système de refroidissement du réacteur » d’une part, et « d’évaluation de l’efficacité des mesures en place pour le risque d’inondation » d’autre part.

> Chauffage : l’électricité plébiscitée

Aujourd'hui en France
du 30/11/2011

Selon une enquête de l’association écologiste Via Séva menée avec le concours de l’ADEME, pour plus de 45% des Français, l’électricité reste l’énergie la plus sûre, même si 60% la trouvent chère.

> Gaz : le Conseil d’Etat retoque le Gouvernement

Les Echos, le Figaro, AFP
du 30/11/2011

Le Conseil d’Etat a annulé la décision prise il y a quelques semaines par le Gouvernement de geler les prix du gaz. Il l’a sommé de revoir sa copie avant la fin du mois. Le Gouvernement a décidé de se donner encore quelques jours pour prendre une décision, non plus sur une hausse des tarifs – elle est désormais actée – mais sur l’ampleur de cette dernière. De son côté, GDF SUEZ a réaffirmé, par la voix de son PDG, Gérard Mestrallet, qu’elle est prête à étendre les tarifs sociaux du gaz pour les plus modestes en France pour faire face à la hausse des prix.

Actualité Européenne

> Les divergences de vue au sein du Conseil et du Parlement rendent impossible l’adoption rapide du projet de directive Efficacité énergétique

Efficacité énergétique
du 02/12/2011

Lors du Conseil énergie du 24 novembre, le Commissaire Oettinger a réitéré ses inquiétudes concernant la capacité de l’UE à atteindre ses objectifs d’efficacité énergétique (20% en 2020), justifiant ainsi la batterie de mesures proposées dans le projet de directive actuellement examiné par les Etats membres et le Parlement. Ces recommandations n'ont pas suffi à obtenir le soutien des 27, qui restent fermement opposés à l’élaboration d’objectifs d’économie d’énergie contraignants, et continent de réclamer la mise en place d’outils résolument « flexibles ». Plus encore, les divergences de points de vue entre les délégations nationales sont aujourd’hui telles qu’aucun débat de fond n’a pu être mené au sein du Conseil énergie. Si plusieurs pays comme la Belgique, le Danemark, la Grèce et l'Irlande soutiennent le projet de la Commission, certains, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, s'oppose à l'objectif phare de 1,5 % d'économie pour les entreprises énergétiques. De leur côté, Danemark, France et Italie, qui ont déjà instauré des obligations pour les fournisseurs, soutiennent le projet de directive à condition qu'elle soit légèrement modifiée. La situation n’est guère plus stable au niveau du Parlement européen, où près de 1700 amendements ont été déposés dans le cadre du rapport Türmes, ce qui laisse présager de difficiles négociations en vue d’éventuels compromis. Dans ce contexte, aucune discussion officielle visant à trouver un accord entre parlementaires et Etats membres ne devrait commencer avant 2012.

> Roadmap 2050 : la Commission insiste sur l’efficacité énergétique et sur le développement des ENR les plus rentables

Roadmap energie 2050
du 02/12/2011

La Commission européenne publiera à la mi-décembre ses grandes orientations stratégiques de long terme en matière énergétique (Roadmap 2050). Ce texte, dont des versions non officielles ont circulé ces dernières semaines, devrait mettre l’accent sur les efforts à accomplir en matière d’efficacité énergétique, via un objectif de réduction de 30 à 40% de l’usage de l’énergie. Il insistera, d’autre part, sur la nécessité de d’intensifier la lutte contre les émissions de CO2, en développant substantiellement les énergies renouvelables. Pour autant, au regard des investissements nécessaires et des besoins de rationaliser les coûts, le directeur la DG Energie reconnaît que, d'ici à 2020, il faudra « identifier les ENR qui marchent et celles qu'il faudra laisser tomber ». Son directeur, Philip Lowe, s’est prononcé à cet égard contre la pérennisation des mécanismes de subventionnement actuellement existant, donnant ainsi quelques indications sur la tonalité des futures propositions de la Commission européenne en matière de financement des ENR (parution annoncée pour 2012). Il a toutefois évité de s’aventurer plus avant sur la question du nucléaire, un sujet qui occupe pourtant une place centrale dans le débat énergétique français. La Roadmap 2050 devrait, par ailleurs, confirmer les besoins en investissements dans les infrastructures de réseaux, qu’elle évalue à 200 milliards d’euros sur 10 ans (gaz et électricité).

> La France pour une sélection des ENR et un renouvellement du parc nucléaire

Roadmap energie 2050
du 02/12/2011

Les premières informations sur la Roadmap 2050 sont à mettre en parallèle, en France, avec les premières déclarations de P.M. Abadie, sur la future PPI. Le directeur énergie de la DGEC a insisté, a semaine dernière, sur le rôle du nucléaire dans le développement d’une production non carbonée, en insistant sur la valeur ajoutée d’un prolongement du parc existant. En phase avec l’idée de sélection des ENR porté par la Commission européenne, il a souligné que « les énergies renouvelables ne sont pas toutes économiquement mûres pour être développées », citant à titre d’exemple le solaire photovoltaïque. Sur la question du financement des moyens de production, Il a également insisté sur la réalisation du Marché de capacité, prévu par la loi Nome, et dont certaines variantes sont actuellement en débat au niveau européen, dans le cadre des réflexions menées sur la rémunération des moyens de back-up ENR.

> Extension des MDP, marché expérimental du CO2 au niveau mondial, mesures globales contre les fuites de carbone : le CAS définit des pistes de travail en vue d’un accord à Durban

Négociations Climatiques mondiales
du 02/12/2011

Le Centre d’Analyse Stratégique (structure française qui a succédé au Commissariat au Plan en 2006) a présenté plusieurs propositions pour pallier la difficulté de mettre en place un prix unique du carbone au niveau mondial. Le CAS suggère ainsi trois mesures complémentaires visant l’expérimentation d'un système d’échange de quotas de C02 entre le marché européen et celui d'autres pays. La première consiste à privilégier désormais une approche flexible dite, du « Pledge and Review » (promesse et vérification), dans laquelle chaque Etat fixe son objectif de manière unilatérale, sans l'inscrire comme un engagement contraignant. Seconde mesure : traiter la question des fuites de carbone au niveau mondial, afin de « neutraliser la concurrence entre les secteurs industriels les plus émetteurs et les plus délocalisables », en particulier les entreprises du verre et de l’acier. Enfin, le CAS propose de donner à tous les Etats signataires la possibilité de réduire ses émissions de gaz à effet de serre en finançant des réductions dans d'autres pays (type Mécanismes MDP dits de « développement propre »).

> Conférence sur le Climat : vers une « coopération polycentrique » pour pallier les blocages actuels sur la question d’un accord contraignant global ?

Négociations Climatiques mondiales
du 02/12/2011

Avant même le début des discussions à Durban (COP 17), les commentateurs s’accordent sur le peu de chances réelles de parvenir à un accord juridiquement contraignant qui succéderait au protocole de Kyoto. Paradoxalement pourtant, cette situation pourrait être le moteur d’une nouvelle dynamique basée sur la mise en place d’une nouvelle forme de coopération, dite « polycentrique », dans laquelle chaque Etat définit ses propres objectifs de réduction et choisit ses instruments économiques de lutte contre les changements climatiques. Cette approche, résolument axée sur le principe de flexibilité, aurait le mérite de faciliter les discussions en vue d’un accord multilatéral. Le Centre d’Analyse Stratégique souligne toutefois qu’elle exigera une plus grande concertation entre les Etats signataires, « afin de parvenir à un engagement global suffisamment ambitieux pour contenir la hausse de la température moyenne et suffisamment efficace pour abaisser les coûts de politiques environnementales envisagées ».

> Consternation et polémique à Durban, devant le soutien affiché par la Présidence polonaise de l’UE à l’industrie du charbon

Négociations Climatiques mondiales
du 02/12/2011

La Présidence actuelle de l’UE, assurée par la Pologne, a suscité la colère des ONG et de certains parlementaires européens, après que son logo officiel a été aperçu sur les invitations à une conférence d’Euracoal (association européenne du charbon et du lignite), organisée en marge des discussions climatiques. « La présidence devrait jouer un rôle important, mais au lieu de cela, son comportement affaiblit grandement la position de l'UE à Durban » s’est ainsi emporté l’eurodéputé vert néerlandais B. Eikhout. De son côté, le réseau « Climate Action Network Europe » s’est déclaré « choqué de constater que pendant que les diplomates européens s'attèlent à trouver des solutions pour la crise du climat à Durban, la présidence de l'UE décide de soutenir un groupe de pression privé en faveur du plus polluant des combustibles fossiles ». Outre la Présidence polonaise, les documents promotionnels d’Euracoal affichaient également le soutien du Parti Populaire Européen (chrétiens démocrates), de la région de Silésie et de l'alliance CEEP (Central Europe Energy Partners).

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