Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 14/02/2011 au 18/02/2011

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> NOME : l'industrie s'inquiète

Les Echos
du 18/02/2011

En écho à celles du médiateur de la sous-traitance, Jean-Claude Volot, qui a remis cette semaine un rapport au gouvernement pointant les conséquences de la hausse des prix de l'électricité sur la compétitivité des industriels, Bruno Estienne, responsable des questions énergétiques au Groupement des Fédérations Industriels, sonne l'alarme. Selon lui, si avec l'entrée en vigueur de la loi NOME, on continue sur la même tendance haussière des prix de l'électricité (20% en 3 ans), la compétitivité françaises va en pâtir.

> Prix de l'Arenh : la fourchette reste... vaste et vague

Le Figaro
du 16/02/2011

Au cours des prochaines semaines, le gouvernement doit publier les décrets d'application de la loi relative à la nouvelle organisation du marché de l'électricité (dite loi Nome). Ce texte, destiné à dynamiser la concurrence sous la pression de Bruxelles, stipule en particulier qu'EDF cède 25 % de son énergie d'origine nucléaire à ses concurrents à un prix attractif. Or, qu'est ce qu'un prix attractif? Pour EDF, à moins de 42€/MWh ce serait du pillage. Pour ses concurrents, au-dessus de 35€/MWh, cela empêcherait une réelle concurrence. En fait, la bataille du prix fait rage et personne ne sait ce qu'il en sortira à ce jour.
Les différents scénarios tarifaires de l'administration s'étalent, eux, de 24 à 46 euros le MWh!
Le tarif définitif ne sera pas communiqué dans le décret examiné en mars par le Conseil supérieur de l'énergie, mais lors d'un arrêté. Et l'Élysée aura son mot à dire.

> Le surcoût des énergies renouvelables pèse 2,8 mds EUR sur les comptes d'EDF

AFP + BatiActu.com + 20 minutes
du 15/02/2011

En pleine période de tension et d'inquiétude de la filière solaire, EDF signale que le surcoût du financement des énergies renouvelables pèse à hauteur de près de 3 milliards d'euros sur ses comptes. Le groupe public n'escompte pas revenir à une situation normale avant quatre ou cinq ans.
L'augmentation des charges de la CSPE s'explique essentiellement par le fort développement des panneaux solaires photovoltaïques. L'électricité produite par ces panneaux est rachetée par EDF à un tarif préférentiel, bien plus élevé que celui auquel le groupe la revend.
Les charges liées au rachat de cette électricité ont ainsi été multipliées par 15 entre 2009 et 2011, selon la CRE.
Sources : AFP + BatiActu.com + 20 minutes + Aujourd'hui en France

> L'Espagne ne refuse plus une prolongation de ses centrales nucléaires

AFP
du 15/02/2011

Le gouvernement espagnol avait affirmé fermer les six centrales existantes au terme de leur vie industrielle de 40 ans.Mais un amendement dans un texte de loi économique et industriel, dite "Loi d'économie durable", a éliminé, dans son chapitre sur l'électricité la référence aux 40 ans de "vie utile" pour les sites nucléaires et ouvert ainsi la possibilité d'une prolongation au cas par cas.

> Photovoltaïque : en attendant la réponse du gouvernement

La Tribune + France Agricole.fr + AFP
du 15/02/2011

Si la période de concertation sur la réforme de la filière photovoltaïque est officiellement close, l'inquiétude est toujours vive chez les professionnels de la filière solaire.
Le rapport rédigé par les inspecteurs généraux, Jean-Michel Charpin et Claude Trink, chargés de collecter les propositions de l'ensemble des parties prenantes, n'a pas calmé les angoisses des associations professionnelles telles que Enerplan, Apesi ou le SER. Tout en reconnaissant qu'il s'agit d'une « bonne synthèse des discussions » de concertation, elles estiment que les seuls scénarios proposés sont ceux de la Direction générale de l'énergie et du climat.
A titre d'exemple : les appels d'offres pour les futures centrales solaires au sol. Vivement débattue et critiquée par l'ensemble des professionnels, cette solution est néanmoins mise en avant par le rapport, ce qui équivaut, selon plusieurs associations professionnelles, à valoriser uniquement les gros industriels. Autre sujet d'inquiétude : la DGEC a fait connaître au gouvernement son plan de sortie de la crise, assorti notamment de ses évaluations concernant les nouveaux tarifs d'achat. Le gouvernement devra se prononcer, sur la base de ce rapport, avant le 9 mars...
Sources : La Tribune + France Agricole.fr + AFP + BatiActu

> Anomalie dans 34 réacteurs nucléaires EDF

AFP
du 11/02/2011

EDF a signalé sur son site internet une anomalie, présente dans 34 réacteurs nucléaires, dans la mesure des débits d'eau d'un système de sécurité utilisé dans des circonstances exceptionnelles.
Cette anomalie a été déclarée le 1er février 2011 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et classée au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7. Europe Ecologie - Les Verts a annoncé vouloir saisir le Haut Comité pour la transparence et l'information sur le sûreté nucléaire ainsi Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson.

Actualité Européenne

> 20, 25, 30% de réduction d'émissions de CO2 d'ici 2020 ? Désaccords au sein du Collège des Commissaires

Energie – Climat
du 18/02/2011

Des fuites sur le projet de « Feuille de route » visant à « passer à une économique faible en carbone en 2050 », indiquent que la Commission européenne prévoit de fixer un objectif de réduction des émissions de 25% d'ici 2020, et non plus 20%, comme initialement prévu. Pour y parvenir, Bruxelles envisage la mise en place d'objectifs provisoires sur les économies d’énergies, qui devrait permettre de réduire les émissions de 5 % supplémentaires. La « Feuille de route 2050 », dont la publication officielle est prévue pour le 9 mars prochain, propose, en outre, de réduire de 40% les émissions de CO2 d'ici 2030, et de 60% pour 2040.

La Commissaire à l’Action climatique, Connie Hedegaard, a maintenu que la proposition de réduire les émissions de 30 %, était totalement indépendante de la feuille de route. « Nous sommes actifs et intensifions nos politiques et nos projets de manière à être encore plus ambitieux. La Commissaire ne reviendra jamais sur sa promesse de fixer l’objectif à 30 % » a déclaré un officiel de la DG Climat. Sur ce point, Mme Hedegaard reste toutefois en profond désaccord avec son collègue G. Oettinger, Commissaire en charge de l’Energie qui, lors d’une conférence au King’s College de Londres le 10 février dernier, s'est publiquement opposé à un relèvement à 30% de l’objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre dès 2020 : « Si nous décidons, seuls, de passer de 20 à 30% de réduction de GES, nous allons simplement assister à une accélération de la désindustrialisation de l’Europe ».

> « Feuille de route 2050 » : la Commission favorable à une augmentation substantielle des dépenses en faveur des infrastructures énergétiques et de la R&D, et à une limitation du nombre de quotas disponibles, afin d’améliorer le signal prix du carbone

Energie – Climat
du 18/02/2011

Le projet de « feuille de route 2050 », qui a été officieusement diffusé cette semaine, appelle à des « investissements majeurs et durables » dans les énergies renouvelables, les réseaux intelligents, le captage et stockage de carbone (CSC), les procédés industriels avancés et le développement des transports électriques sur une période de 40 ans. La Commission européenne y demande une augmentation des dépenses pour l'ensemble de ces domaines, estimées à 1,5 % du PIB de l'UE/an (270 milliards d'euros chaque année). Elles s'ajouteraient aux 19 % du PIB actuellement investis à ces fins. A titre d’exemple, le coût nécessaire du développement à grande échelle du CCS (captage et stockage de carbone) est évalué à 10 milliards d'euros annuels.

Pour accélérer le développement des technologies bas carbone, Bruxelles appelle à un effort financier en faveur de la R&D, estimé à 50 milliards d'euros supplémentaire d’ici 2020. les services de la Commission plaident également pour un renforcement du système ETS, via notamment un signal suffisamment fort sur le prix du carbone et une meilleure prévisibilité à long terme. La feuille de route propose notamment de mettre de côté 500 à 800 millions de quotas au cours de la transition entre la phase deux et trois du SCEQE, de 2013 à 2020, pour compenser les excès d'attribution de quotas durant la deuxième phase.

> La Commission pousse à une harmonisation des systèmes de soutien aux renouvelables français et britanniques.

Energie – Climat
du 18/02/2011

Jeudi 10 février à Londres, le Commissaire européen en charge de l’énergie s’est prononcé en faveur d’une harmonisation de plans de soutien aux énergies renouvelables français et britanniques. « L'harmonisation des plans de soutien pour les énergies renouvelables est notre priorité pendant les dix ans à venir », a insisté M. Oettinger, conformément aux positions défendues dans la communication sur les ENR parue le 31 janvier dernier. Il a souligné que Berlin et Londres avaient « les deux systèmes de soutien les plus importants à harmoniser puisqu'ils se sont concentrés tous les deux sur l'éolien terrestre ».

> ENTSO-E accentue la pression sur les gouvernements pour lever les obstacles au développement des infrastructures de réseaux.

Réseaux
du 18/02/2011

ENTSO-E, le réseau européen des GRT d’électricité, a appelé les Etats membres à lever les obstacles à la modernisation, au renforcement et à l'extension des infrastructures de l'UE d'ici 2020. En ligne de mire prioritaire : les trop longues procédures d'autorisation, un cadre réglementaire mouvant, et un manque de compréhension publique des risques et bénéfices du secteur. « Les GRT sont prêts à construire l'infrastructure nécessaire pour réaliser les objectifs européens en matière de politique énergétique. Mais nous avons pour cela besoin du soutien de toutes les parties, des gouvernements, des autorités régionales et locales, comme des ONG pour expliquer le lien entre infrastructures électriques et décarbonisation de l'économie. Sans l'appui du public, les permis pour construire ces infrastructures interviendront trop tard » a déclaré le président d’ENTSO-E.

> ETS : 7 registres nationaux désormais rouverts

Marché intérieur & Concurrence
du 18/02/2011

Le registre national espagnol des transactions en ligne sur le marché européen du carbone a été rouvert mercredi 16 février à 8 heures. Cette décision porte à sept le nombre des registres nationaux jugés suffisamment sûrs pour être autorisés à reprendre le cours normal de leurs activités (Allemagne, France, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie et Espagne). Les 27 registres nationaux avaient été suspendus le 19 janvier à 19 heures, suite à des failles de sécurité ayant engendré des fraudes sur le marché du carbone.

> Investissements : la BEI s’engage pour la modernisation des capacités hydrauliques et du réseau de transport d’électricité au Portugal

Marché intérieur & Concurrence
du 18/02/2011

Après avoir accordé un prêt de 300 millions d'euros à « Energias de Portugal » pour le rééquipement de deux centrales hydroélectriques, la Banque Européenne d’Investissements (BEI) a consenti, vendredi 11 janvier, une enveloppe de 75 millions en faveur de REN Rede Eléctrica Nacional S.A. Ce nouveau prêt vise à soutenir le programme quinquennal d'investissements (2009-2013) du GRT portugais, visant à étendre son réseau de transport sur l’ensemble du territoire portugais national. Ce programme prévoit notamment l'installation de 708 km de nouvelles lignes à haute tension et la réhabilitation de 130 km de lignes existantes.

> Nucléaire : le PE souhaite accroître son pouvoir législatif, la Commission s’y oppose.

Activité Parlementaire
du 18/02/2011

Le Parlement européen a adopté, le 15 février, son avis consultatif, sur le projet de règlement visant à fixer les niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour bétail après un accident nucléaire ou une situation d'urgence. Les députés se sont prononcés pour un renforcement des mesures de protection sanitaire et ont demandé de modifier la base juridique applicable à ce règlement, afin d’être désormais co-législateur en la matière, aux côtés des Etats membres. Ils estiment, en effet, que la référence au traité Euratom en tant que base juridique est inappropriée, car le principal objectif du règlement est de protéger la santé publique, qui est un domaine réglementé par l'article 168 du traité.

En vertu de ses prérogatives, la Commission européenne a toutefois rejeté l’ensemble de ces propositions, qu’elle estime juridiquement infondées : les niveaux maximaux admissibles en matière de contamination radioactive (« parties codifiées de la proposition de refonte ») ne peuvent, en effet, pas faire l'objet d'amendements, sauf circonstances tout à fait exceptionnelles. Et la modification de la base juridique a été jugée injustifiée, rappelant que, lorsqu’il contient des dispositions spécifiques régissant une matière particulière, le traité Euratom prime sur le traité régissant le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE).

> Critiques sur la faiblesse des nouvelles exigences adoptées par le Parlement européen en matière d'émissions de CO2 des véhicules légers

Activité Parlementaire
du 18/02/2011

Le Parlement européen a adopté en plénière, le 15 février, de nouvelles règles pour limiter les émissions de gaz des véhicules utilitaires légers. Le seuil maximum d’émissions, fixé à 175g/km, sera applicable dans un premier temps à 70% des véhicules, puis à la totalité du parc d’ici 2017. Ce compromis, qui se traduira par une baisse de 14% des émissions, a suscité certaines critiques, compte tenu de son ambition limitée : en effet, les efforts accomplis par certains industriels automobiles conduisent, déjà aujourd’hui, à des réductions d’émissions allant jusqu’à 13, voire 15%, par rapport aux niveaux antérieurs. La proposition initiale de seuil maximum avait été fixée à 135g/km.

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