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Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 01/02/2011 au 07/02/2011

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> 12e colloque SER : les adieux du Président : historique

Bati Actu + AFP
du 01/02/2011

Dans son discours d'adieu en tant que Président du SER, André Antolini a souligné l'engagement du SER dans la voie du développement des énergies renouvelables, son implication dans l'élaboration du projet du Grenelle, et dans la promotion sans discontinue de l'énergie éolienne. Il a plaidé pour l'élargissement du zonage pour l'éolien offshore, et pour un tarif de transition dans le cadre de l'actuelle concertation sur le photovoltaïque.
De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet a certifié que le soutien du gouvernement en faveur des ENR restait intact malgré les décisions récentes prises sur le photovoltaïque.

> Solaire : la CRE préconise le recours aux appels d'offres

AFP
du 02/02/2011

Le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Philippe de Ladoucette, a pointé une "croissance absolument phénoménale" du coût du soutien à l'énergie solaire, et se dit favorable à un système d'appel d'offres pour les "grands projets" pour mieux réguler le marché. En revanche, il s'est prononcé en faveur du maintien du tarif de rachat pour les particuliers car il n'y a "pas d'explosion sur cette tranche".

> L'Arenh entre 37.5 et 38.8€/MWh?

Le Monde.fr + 20 Minutes
du 01/02/2011

Selon Les Echos, le prix de l'Arenh devrait se situer entre 37,5 à 38,8 euros par mégawattheure (MWh)un niveau proche de l'analyse des services de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), qui estimaient l'année dernière le juste prix (...) entre 37, 5 et 38, 8 euros" par MWh.
Des informations qu'Eric Besson réfute... pour le moment. A suivre donc...

> SIA Conseil : l'enquête qui fait mal

La Tribune
du 02/02/2011

Tandis que First Solar confirme qu'il n'investira à Bordeaux que lorsqu'il aura plus de visibilité et que plusieurs pays en Europe revoient à la baisse leur système d'aides au photovoltaïque, le cabinet de conseil SIA publie l'enquête qui risque de faire des mécontents dans la filière.
En pleine concertation sur le moratoire, SIA Conseil affirme que la plupart des emplois, créés depuis 2009 concernent l'aval de chaîne de valeur [...]. Des emplois locaux très peu exportables, alors que le potentiel se situe sur l'amont de la chaîne de valeur. Pour SIA COnseil, cette "erreur de ciblage" coûtera à terme extrêmement cher à la collectivité.

> Éolien offshore : tout le monde paiera

Bati Actu
du 27/01/2011

Le ministère du Développement durable a précisé que le surcoût de l'électricité produite par les futures éoliennes en mer sera compensé par la contribution au service public de l'électricité (CSPE)qui sera relevée, entre 2015 et 2020, de 4 % de la facture des ménages en 2020, soit environ 25 euros par ménage et par an.

> Solaire : le Conseil d'État rejette le recours

Le Figaro
du 29/01/2001

Le Conseil d'État a rejeté la requête du collectif sur le photovoltaïque qui demandait la suspension du moratoire de trois mois décrété le 9 décembre dernier par le gouvernement.
Motif de la décision en référé : aucune urgence ne justifiait de suspendre le moratoire.

Actualité Européenne

> Le Conseil apporte son soutien à la stratégie énergétique de Bruxelles malgré certaines divergences entre Etats membres

Energie – Climat
du 07/02/2011

Le Conseil européen du 4 février a apporté son soutien à la communication de la Commission européenne sur les priorités en matière d’infrastructures énergétiques. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont toutefois confirmé leur volonté que les investissements prévus soient pris en charge par le marché, seul les projets jugés importants et dont la rentabilité pourrait être mise en doute pouvant bénéficier d’un effet de levier via un financement public. La Commission est invitée à fournir une évaluation chiffrée précise des projets d’ici juin 2011.

En matière d’efficacité énergétique, le Conseil a reconnu que les objectifs fixés pour 2020 ne seraient probablement pas atteints, et a réaffirmé son attente de propositions de la part de la Commission, afin de pallier ce problème. En vue du prochain projet de révision du Plan d’action pour l’efficacité énergétique, les 27 ont estimé que l’effort devrait prioritairement se porter sur les secteurs des transports, du bâtiment et des produits de consommation courante.

Sur le volet ENR, ils ont exprimé le souhait d’un renforcement de la collaboration entre la Commission et les Etats membres en ce qui concerne la mise en œuvre de la Directive « Energies Renouvelables » avec, notamment, une mise en cohérence progressive des mécanismes de soutien nationaux aux ENR.
Les Etats membres ont réaffirmé leur engagement à promouvoir les investissements en R&D. Ils ont demandé à la Commission de progresser dans la mise en œuvre du SET Plan et de faire des propositions en matière de réseaux intelligents.

Ces engagements communs ont quelque peu masqué les divergences entre Etats membres, qui étaient apparues tout au long de la semaine, lors des réunions préparatoires au sommet du 4 février. L'Allemagne et la République tchèque avaient ainsi estimé trop ambitieux l'objectif d'achever le marché intérieur de l'énergie d'ici 2014 ; elles ont finalement du se ranger à l’avis général. En terme d’efficacité énergétique, la Belgique et l'Irlande avaient, de leur côté, plaidé pour un langage plus fort en matière d'efficacité énergétique.

La Pologne, dont le bouquet énergétique repose en grande partie sur le charbon, avait demandé que soit mentionnée la nécessité de développer le potentiel de l'UE pour l'extraction durable d'énergies fossiles, requête qui a suscité une réaction négative de la Suède et de l'Irlande. La France et la République tchèque avaient, pour leur part, plaidé pour une reconnaissance du nucléaire parmi les énergies à faible teneur en carbone, qui jouent un rôle non négligeable pour lutter contre le changement climatique. A noter que cette revendication ne figure finalement pas dans les conclusions définitives de la réunion du 4 février.

> ENR : pour un doublement des investissements via les régimes d’aide nationaux

Energie – Climat
du 07/02/2011

Dans une communication relative aux énergies renouvelables, publiée le 31 janvier, la Commission européenne confirme que l’objectif de 2020 pourrait attient l'être si les Etats membres respectent leurs plans nationaux. Soulignant toutefois les progrès insuffisants enregistrés à ce jour, elle exhorte les 27 à doubler les investissements annuels dans les ENR, de 35 à 70 milliards d’euros par an, via un recours aux régimes d’aides nationaux. Les gouvernements sont invités à renforcer leur coopération pour améliorer les gestion et favoriser la cohérence des mécanismes existants (subventions, prêts, prix de rachat, régime de certificats), pour offrir une plus grande prévisibilité aux investisseurs. Selon la Commission, une approche plus intégrée permettrait d'économiser jusqu'à 10 milliards d'euros par an.

> La Commission critique la faiblesse des interconnexions Fr.-Espagne et Fr.-Allemagne

Réseaux
du 07/02/2011

Dans un entretien au journal allemand « Die Welt », le Commissaire européen Günther Oettinger a dénoncé le « manque de liaisons électriques » entre la France et d'une part l'Espagne, d'autre part l'Allemagne, en particulier entre la région d'Alsace-Lorraine et les Länder de Rhénanie-Palatinat et le Bade-Wurtemberg. « La dernière étape de la libéralisation du marché de l'énergie entre en vigueur en mars. Nous n'allons pas seulement nous assurer qu'elle est appliquée, nous allons aussi vérifier si les réseaux sont vraiment accessibles à tous sans discrimination » a-t-il prévenu.

> Infrastructures prioritaires : la Commission défend l'interconnexion Nord-Sud

Réseaux
du 07/02/2011

Dans un communiqué diffusé le 3 février, le Président de la Commission européenne a rappelé son attachement à l’initiative Nord-Sud, un projet d'infrastructure énergétique visant à interconnecter et intégrer les sources d'électricité provenant des mers Noire, Adriatique et Baltique. Un groupe de haut niveau doit prochainement être mis sur pied pour élaborer un plan d'action détaillé avec des projets spécifiques prioritaires et des actions nécessaires, assorties de dates butoirs pour les interconnexions électriques, gazières et pétrolières Nord-Sud. La Commission souhaite que ce plan d'action puisse être approuvé au cours du 2ème semestre 2011.

> Belgique : vers une loi permettant le contrôle des prix finals de l’électricité et du gaz

Marché intérieur & Concurrence
du 07/02/2011

Pour éviter une hausse excessive des prix du gaz et de l’électricité, le ministère belge de l’énergie a présenté un pré-projet de loi exigeant des fournisseurs qu’ils communiquent au régulateur national (CREG) tout éventuel projet de modification de prix, quatre semaines avant leur entrée en vigueur. Sur cette base, et si elle juge les hausses envisagées injustifiées, la CREG pourrait imposer à ces fournisseurs d’appliquer des tarifs inférieurs. Le pré-projet de loi, qui se fonde sur la législation existant aux Pays-Bas et correspond aux préconisation du régulateurs, est actuellement en négociation inter-cabinets au sein du gouvernement et pourrait être soumis au vote dans le courant du mois de mars.

> Réouverture du marché européen du carbone le 5 février

Marché intérieur & Concurrence
du 07/02/2011

Suspendus suite aux attaques informatiques dont ils ont été victimes et aux fraudes qui en ont suivi, les registres nationaux où s'effectuent en ligne les transactions sur le marché européen du carbone ont été rouverts le 4 février à 8 heures, la Commission estimant notamment que « la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Slovaquie et le Royaume-Uni [avaient] donné des assurances raisonnables que des mesures minimales de sécurité étaient en place ». Bruxelles s’est refusé à tout commentaire concernant les mesures de sécurité exactes prises par les Etats. La Commission n’a pas non indiqué si des Etats avaient été recalés et si certains avaient soumis un dispositif de sécurité.

> Les citoyens européens demandent plus d’Europe en matière énergétique et plaident pour une plus grande stabilité des prix

Marché intérieur & Concurrence
du 07/02/2011

Un sondage Eurobaromètre publié cette semaine, indique que les citoyens de l’UE sont favorables à une approche européenne an matière de politique énergétique. 60% privilégient ainsi la coordination des politiques énergétiques en cas de rupture des approvisionnements, contre 32% qui préfèrent les seules mesures nationales. Les priorités des Européens apparaissent toutefois largement influencées par la culture et la situation énergétiques nationales : si la stabilité des prix apparaît comme la priorité numéro Un de 29% des sondés, cette opinion est partagée par 45% des Tchèques, mais seulement par 8% des Danois. De même pour les renouvelables, dont le développement est la priorité numéro deux de 27% des Européens, mais dont le soutien varie entre Danois (53%), Suédois (51%), Lituaniens (12%) et Tchèques (13%). La sécurité d'approvisionnement (20%) et l'efficacité énergétique (16%) sont reléguées au 3ème et 4ème plans des sujets prioritaires.

> Le Parlement accentue la pression sur le Conseil pour des mesures ambitieuses en matière énergétique

Activité Parlementaire
du 07/02/2011

Mercredi 2 février, députés européens, Président de la Commission et représentants de la présidence du Conseil ont débattu, en plénière, des enjeux énergétiques inscrits au programme du Conseil européen du 4 février. Les parlementaires de tous bords y ont exprimées de fortes attentes pour que des mesures ambitieuses soient prises, tant en matière de sécurité d’approvisionnement que d’efficacité énergétique. Le groupe ADLE a insisté sur le besoin d’augmenter les dépenses en matière de R&D et de simuler l’action des entreprises via un ensemble de mesures incitatives. La libérale britannique F. Hall a joint sa voix à celle des verts pour demander des objectifs contraignants en matière d’économies d’énergie. Le PPE a estimé que les mesures prises concernant le marché européen de l'énergie devraient être mises en œuvre dans un objectif principal : aider la croissance et les créations d'emploi. De même, le groupe S&D a qualifié le Conseil européen de « Sommet de crise », dont « un échec ferait peser un risque sur la croissance, l’emploi et l’environnement ». Son Président, M. Schulz, a rappelé, en outre, la nécessité de prendre en compte la question de la « pauvreté énergétique » et du prix de l’énergie, estimant que « les gens préfèrent mettre des pulls que du chauffage pour des raisons de coût ».

> Critiques sur le soutien de la France et de la république tchèque au nucléaire

Activité Parlementaire
du 07/02/2011

Plusieurs députés européens, dont le vert allemand C. Türmes et la libérale française C. Lepage, ont dénoncé, mercredi 2 février en plénière, la tentative de la France et de la République tchèque d'introduire dans les conclusions du sommet une mention faisant de l'énergie nucléaire un moyen de lutte contre le changement climatique, qui nuirait, selon eux, aux énergies renouvelables. Lundi, la France et la Tchéquie avaient adopté une déclaration commune, rappelant que « l'énergie nucléaire représente une source d'énergie à faible teneur en carbone répondant à la fois à la rationalité économique et aux objectifs de lutte contre le changement climatique ».

> Directive « droits des consommateurs » : la commission IMCO valide le principe d’une harmonisation minimale des législations nationales

Activité Parlementaire
du 07/02/2011

La commission parlementaire du Marché intérieur (IMCO) a adopté, mardi 1er février, sa position sur la future directive « Droits des Consommateurs ». Elle y défend une harmonisation complète des législations nationales, en ce qui concerne les dispositions relatives à l'information des consommateurs, aux délais de livraison et au droit de rétractation dans les contrats de vente et de service conclus à distance et hors établissement entre professionnels et consommateurs. Les États membres pourront toutefois appliquer des règles nationales plus strictes (principe d'harmonisation minimale) dans d'autres domaines comme le recours en cas de défaut de conformité. La période de rétractation est étendue à 14 jours (contre 7 jours actuellement). Les groupes PPE et ALDE ont voté en faveur de ce texte, contrairement aux socialistes et démocrates et aux verts, qui s’y sont opposés. Le vote en commission devra être confirmé par l’ensemble du Parlement, lors de la plénière de mars.

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