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Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 04/10/2010 au 11/10/2010

Actualité économique et industrielle Actualité Sociale      

Actualité économique et industrielle

> GDF SUEZ conforte ses positions en Chine

les Echos
du 07/10/2010

Via sa filiale belge Tractebel Engineering, le groupe présidé par Gérard Mestrallet a signé hier un accord-cadre avec le chinois China National Nuclear Corporation pour l'aider à construire une usine de combustible appauvri Mox en Chine.

> EDF craint de payer très cher l’enfouissement des déchets nucléaires

Libération + AFP
du 07/10/2010

EDF s'inquiète ouvertement du montant final du futur site d'enfouissement de déchets radioactifs qui doit ouvrir en 2025. D’abord évaluée à 15 milliards d'euros, la facture pourrait désormais approcher les 35 milliards. Principal producteur de déchets, l'exploitant doit s'acquitter de 80 % de la facture, 16 % incombant au CEA (Commissariat à l'énergie atomique) et 4 % à Areva.
C'est par ailleurs aux producteur de dechets de provisionner pour trente ans la facture. Pour EDF, l'idéal serait de prendre la main sur ce dossier, histoire de maîtriser les coûts. Or c’est l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) qui gère le dossier. En gros, 40 % seront dévolus à la construction du site(prévu à Bure dans la meuse), 40 % à son exploitation tandis que les 20 % restants correspondent à des taxes. Les spécifications finales du site doivent être validées par l'Autorité de sûreté du nucléaire vers 2012. Or, le dossier comporte encore beaucoup d’inconnues… qui risque d’alourdir un peu plus l’addition.

> Retraites : grève aussi dans l'énergie le 12 octobre

Le Figaro + AFP
du 07/10/2010

Après les transport, c’est au tour de la CGT-énergie premier syndicat du secteur de déposer un préavis de grève illimitée à partir de mardi dans 140 entreprises électriques et gazières, dont EDF et GDF Suez. Idem dans les industries chimiques, pharmaceutiques, plasturgiques et pétrolières - notamment chez Total - avec là aussi des préavis reconductibles de la CGT.
Avant même l'échéance de mardi, les huit confédérations syndicales se retrouveront demain pour analyser la situation. Un deuxième samedi de mobilisation, dès le 16, figure parmi les options les plus sérieuses.

> AREVA et EDF font cavaliers seuls en Chine

La Tribune
du 06/10/2010

Areva espère profiter de la visite à Paris du président chinois Hu Jintao, début novembre, pour décrocher la commande de deux nouveaux EPR, qui viendraient s'ajouter aux deux réacteurs français de troisième génération en construction à Taishan, dans le sud de la Chine. Il s'agirait d'un protocole d'accord, première étape avant un contrat définitif. Si Areva négocie ce contrat avec l'électricien chinois CGNPC, copropriétaire avec EDF, des deux premiers EPR qui sortent de terre actuellement. EDF détient 30 % de la société commune qui construit et va exploiter les réacteurs de Taishan 1 et 2, pour autant, les Français ne se parlent pas. « Notre interlocuteur unique est l'opérateur majoritaire CGNPC », précise-t-on chez Areva. Quant à EDF, pour l'heure, il n'est pas associé aux projets de Taishan 3 et 4. Mais il y travaille...
Areva table, par ailleurs, sur des avancées dans la discussion initiée de longue date avec la Chine sur une usine de retraitement de 3ème génération du combustible usé.

> Flottement autour du "miracle" vert

Les Echos
du 06/10/2010

La croissance verte est encore loin en matière résultat pour la création d'emplois et la relance économique mondiale. L'enthousiasme initiale semble céder le pas au scepticisme. Baisse des tarifs de rachat d'électricité solaire, crédits d'impôts verts amputés, reculs sur la loi Grenelle II : le gouvernement multiplie les signaux négatifs. L'ambiance a viré au droit d'inventaire et, faute d'études et de données globales, les avis restent très partagés. Pour les contempteurs de l'écologie, l'exercice est aisé : le PIB vert ne pèse quasiment rien. L'essentiel des coups de pouce générés par le Grenelle n'ont pas atteint l'âge de raison qui leur permettrait de produire des effets macroéconomiques visibles. Le patronat français, terre à terre, joue la prudence. La crise n'a effectivement pas facilité l'émergence d'une économie écologique. Dans le camp des économistes, on fait parler les chiffres à plus long terme. Christian Gollier de l'Ecole d'économie de Toulouse dénonce la façon dont a été « vendue » à l'opinion publique la croissance verte. « On triche un peu quand on prétend que l'économie verte va apporter un bien-être supplémentaire dès la première génération. Elle implique des substitutions qui sont coûteuses dans l'immédiat.L'économie verte apportera potentiellement plus de bien-être aux générations futures, mais c'est en ce sens qu'il faut la présenter aux citoyens.

> L'ASN accusée de "plomber" les industriels du nucléaire français

Les Echos
du 06/10/2010

Dans son rapport remis cet été à l'Elysée sur l'avenir de la filière nucléaire française François Roussely suggère de réformer l'institution, et de revenir sur la loi de transparence et sûreté nucléaire de 2006, qui fait pourtant référence dans le monde.
L'argument est simple : à force de stigmatiser les industriels français, l'ASN est en train de creuser leur tombe. Non seulement, elle serait responsable de l'échec d'Abu Dhabi. Mais, surtout, du coût exorbitant de l'EPR, dicté par des critères de sûreté franco-allemands qui étaient hier son principal argument de vente, mais sont aujourd'hui son talon d'Achille… en Finlande et à Flamanville le réacteur devenant selon lui, inconstructible à cause de règles de sûreté "irréalistes"
L'enjeu est crucial pour la filière. Celle-ci s'est convaincue qu'elle doit « optimiser » le réacteur de troisième génération de façon à réduire le différentiel de prix de 40 % à 50 % avec celui des rivaux coréens. L'ASN n'est pas contre sauf lorsqu'elle estime que cela comporte un risque pour la sureté. Autre point important pour la filière : en france, EDF veut aussi porter de trente à soixante ans la durée d'exploitation de ses 58 réacteurs. Or le coût du programme dépendra directement des standards que l'Autorité de sûreté lui imposera. Selon leur sévérité, il coûtera à EDF entre 400 et 600 millions d'euros d'investissement par réacteur, voire beaucoup plus. Pour François Roussely, il faut concilier au mieux sûreté et équilibre économique. Au fil des ans en réalité, entre l'ASN et les acteurs qu'elle est amenée à contrôler, une drôle de relation s'est, peu à peu, mise en place. Faite de peur, et de méfiance réciproque. Le mandat de l'actuel président André Claude Lacoste prend fin juin 2012. Peut-être une nouvelle ère s'ouvrira t-elle...

> EDF, AREVA : quel modèle industriel ?

Le Figaro
du 04/10/2010

Professeur d'économie à Mines ParisTech, Gilles Le Blanc s'interroge sur la pertinence d'un éventuel rapprochement capitalistique entre EDF et AREVA. Depuis l'échec de l'offre française à Abu Dhabi, la filière nucléaire est en pleine ébullition. Le rapport Roussely a conclu à une solution de consensus : EDF désigné chef de file des offres à l'exportation, pas de démantèlement d'Areva, et suggestion de faire monter EDF au Capital d'Areva de 5, 10 voire 15%. Pour Gilles Le Blanc, au delà du risque qu'un champion français géant n'effraie les clients potentiels, il note que l'évolution du monde de l'énergie constitue toutefois un terrain favorable à cette approche avec un retour en force des intérêts, des logiques et des stratégies nationales face à la logique de libéralisation à tout va de l'Europe qui se solde globalement par des prix en hausse et des offres et des tarifs de plus en plus complexes et difficiles à maîtriser. Pour autant, selon lui, un rapprochement entre EDF et Areva ne résoudrait pas le problème crucial de tous les acteurs de l'énergie : un effort considérable d'investissement et son financement. En effet, EDF, comme AREVA, ont d'énormes besoins financiers pour les années à venir. Ces besoins d'investissement, par ailleurs, très distincts entre les 2 groupes, traduisent l'existence de métiers profondément différents (producteur et distributeur d'énergie, acteur intégré de l'uranium). Pour consolider l'avenir d'Areva et d'EDF, la recherche des meilleurs partenaires doit s'organiser autour du modèle économique propre à chacun, plus que d'une préférence nationale posée a priori, des alliances avec des industriels étrangers pouvant, en effet, s'avérer préférables pour la croissance, les emplois domestiques et l'avenir de l'industrie française de l'énergie.

> Concessions Hydrauliques : l'ouverture se fait attendre

Le Figaro
du 04/10/2010

Anticipant l'arrivée à échéance de nombreuses concessions à partir de 2013, et conformément à la politique européenne d'ouverture du marché de l'électricité, le gouvernement va ouvrir à la concurrence de cinquante et un barrages regroupés en dix lots répartis par vallées ou bassins fluviaux. EDF est le concessionnaire de 33 des 51 barrages. Les 18 barrages restant sont gérés par GDF Suez.
Les représentants de Poweo, le suisse Alpiq, l'italien Enel, ou encore les Allemands E.On et Vatenfall ou du producteur d'aluminium Rio Tinto Alcan, tous candidats à la gestion de barrages d'EDF ou de GDF Suez, de l'incertitude du calendrier et des règles du jeu s'inquiètent de plus en plus que certains craignent même de voir faussé au profit d'EDF.

> La CRE défend les compteurs intelligents

Le Figaro
du 04/10/2010

Dans l'interview accordé cette semaine au Figaro, le Président de la CRE Philippe de Ladoucette a défendu le projet de compteurs "intelligents" tels que Lynky actuellement en phase test à Lyon et en indre et Loire. Pour lui, C'est un projet d'intérêt général. Dès sa mise en oeuvre, les consommateurs pourront vérifier la bonne adéquation de leur tarif avec leurs usages, ne plus être facturés sur des estimations, sources d'erreurs et de réclamations, avoir leur compteur mis en service dans la journée : en un mot, bénéficier d'une meilleure qualité de service. Autre bénéfice, collectif celui-là : les compteurs évolués sont indispensables à la maîtrise de la demande d'énergie. Le président de la CRE insiste sur l'importance du retour d'expérience qui permettra d'affiner les fonctionnalités définitives avant un déploiement de masse. Selon lui, le coût pour le consommateur final restera peu impactant.

> Le rapport qui préconise une hausse de la CSPE

AFP, Les Echos, Batiactu.com
du 04/10/2010

Deux députés Michel Diefenbacher (UMP) et Jean Launay (PS) viennent de publier un rapport dans lequel ils proposent, d'augmenter de plus de 40% la CSPE. Selon eux, alors que les ENR se développent fortement depuis deux ans, augmentant les charges supportées par EDF qui rachète l'électricité d'origine renouvelable à un prix très supérieurà celui du marché, la CSPE n'a elle, pas été réévaluée depuis 2004. EDF accuse, ainsi, en 2010, un déficit cumulé de 2,75 milliards d'euros.les deux parlementaires suggèrent une réévaluation de la CSPE à 6, 5 euros par mégawatt (MW) contre 4, 5 euros aujourd'hui, soit une hausse de 44%, expliquant que, en réalité, la CSPE ne représente qu'une part très marginale, inférieure à 3%, de la facture moyenne d'électricité. Ils proposent de confier à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) la fixation de cette taxe, et non plus au gouvernement.

Actualité Sociale

> Ralentissement de la hausse des salaires au 2e trimestre 2010

Liaisons sociales
du 28/09/2010

Selon les résultats définitifs d’une enquête publiée par la Dares le 24 septembre, dans les entreprises d’au moins dix salariés, le salaire mensuel de base de l’ensemble des salariés a augmenté de 0,4 % au cours du deuxième trimestre 2010, après + 0,7 % au premier trimestre. Sur un an, la progression des salaires atteint 1,9 %.

> Les grandes lignes du PLFSS 2011

Liaisons sociales
du 30/09/2010

Les grandes lignes du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2011 présentées le 28 septembre comportent des mesures visant à réduire le déficit du régime général. La réduction Fillon devrait ainsi être calculée sur les rémunérations de l’année, et non plus mois par mois. Retenons encore que la contribution sur la levée de stock-options serait relevée, la taxation des retraites chapeaux renforcée, le taux du forfait social augmenté. Des mesures devraient réduire les dépenses maladie, d’autres renforcer la lutte contre la fraude aux prestations et cotisations sociales.

> Nouveaux critères d’agrément pour les Opca

Liaisons sociales
du 27/09/2010

Un décret en Conseil d’État, daté du 22 septembre, modifie les critères d’agrément et les règles de fonctionnement des Opca. Ce texte, très attendu, modifie les critères d’agrément des organismes collecteurs, en prévoyant notamment un seuil de collecte de 100 millions d’€ (contre 15 millions d’€ auparavant).

> Le plafond de la sécurité sociale devrait être revalorisé de 2,1 % en 2011

Liaisons sociales
du 30/09/2010

La commission des comptes de la sécurité sociale prévoit encore que le plafond de sécurité sociale progresse de 2,1% pour s’établir à 35340 € en 2011.

> Le régime général veut renforcer les liens entre GPEC et formation

Liaisons sociales
du 28/09/2010

Un accord sur la formation tout au long de la vie professionnelle a été conclu le 8 juillet 2010 dans les organismes du régime général de sécurité sociale, en référence à l’ANI sur la formation du 7 janvier 2009. L’accord renforce notamment le tutorat et met en œuvre la préparation opérationnelle à l’emploi et le bilan d’étape professionnelle. Il vise par ailleurs à intégrer la formation dans une logique de GPEC en se basant sur des outils d’évolution professionnelle.

> Représentativité syndicale : nouvelles précisions sur la mesure de l’audience

Liaisons sociales
du 29/09/2010

Deux arrêts du 22 septembre apportent de nouvelles précisions sur l’appréciation du seuil d’audience de 10 %, auquel sont conditionnés la représentativité syndicale :
- concernant les syndicats non catégoriels ou « généralistes », ce seuil d’audience se mesure tous collèges confondus, sans que le syndicat ait à présenter des candidats dans chaque collège électoral ;
- concernant la désignation d’un délégué syndical au niveau d’une unité économique et sociale, le seuil de 10% se calcule en additionnant la totalité des suffrages obtenus au sein de chaque entité de l’UES et par tous les syndicats affiliés à la même confédération.

> Pluralité de syndicats affiliés à une même confédération : une seule liste par collège

Liaisons sociales
du 01/10/2010

Par un arrêt daté du 22 septembre, la chambre sociale de la Cour de cassation maintient sa jurisprudence interdisant les doubles listes au sein d’un même collège électoral. Deux syndicats affiliés à la même confédération nationale ne peuvent ainsi présenter qu’une seule liste par collège. Précision inédite apportée par cet arrêt : ce principe s’applique que la confédération soit ou non représentative.

> Compétence territoriale en matière de dérogation à la durée du travail

Liaisons sociales
du 01/10/2010

La DGT a présenté, dans une instruction du 29 juillet, les règles déterminant l’autorité administrative territorialement compétente pour se prononcer sur une demande de dérogation à la durée du travail : en règle générale, l’autorité administrative compétente est celle dont relève l’établissement employant les salariés concernés par la dérogation.

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