Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 24/05/2010 au 28/05/2010

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> Compétition sur tous les fronts dans l’énergie

Le Figaro, Environnement&Stratégie
du 24/05/2010

Le secteur énergétique français est en pleine effervescence. Au-delà de la future loi NOME, la concurrence s’aiguise aussi sur le marché de l’hydroélectricité. Depuis l’annonce faite par Jean-Louis Borloo, le 22 avril dernier, sur le lancement de la procédure de renouvellement des concessions de barrages, les candidats - et challengers de l’opérateur quasi dominant EDF - sortent du bois. La plus ancienne des EnR, qui représente 12% de l’électricité fournie en France, va ainsi renouveler, via des appels d’offres, quelque 5 000 MW, soit 20% de son parc, dans les prochaines années. Les trois critères de sélection - prix, efficacité énergétique, environnement - ne font pas peur aux concurrents d’EDF qui ont, d’ores et déjà, fait savoir leur intérêt sur les premiers dossiers dans l’Aveyron, la vallée de la Dordogne et le Beaufortin où le renouvellement se fera par regroupements d’installations par région. En effet, la conquête des barrages français entre dans la stratégie de modèle intégré que poursuivent GDF SUEZ , les allemands E.ON et VATENFALL, l’italien ENEL, l’autrichien VERBUND ou encore le norvégien STARTKRAFT ou le suisse ALPIQ. Déjà fournisseurs d’électricité, ils souhaitent disposer de leur propre parc de production de base plutôt que d’acheter des KWh au prix fort sur le marché de gros…en attendant la mise en place de la loi NOME. Tous ces candidats potentiels affichent, d’ailleurs, des qualités indéniables dans le domaine de l’hydroélectricité, mais EDF entend défendre âprement son territoire, d’autant plus que, amortis depuis longtemps, ces équipements permettent de produire une électricité à un prix très compétitif.

> La NOME est examinée par la Commission des Affaires Economiques à l’AN

AFP, Les Echos, Correspondance eco
du 26/05/2010

219 amendements viennent d’être examinés à la loupe par la Commission des Affaires Economiques. Dans ce premier round sur la loi NOME, ont notamment été adoptés certains amendements proposés par l’UFE tels que : la possibilité pour les Entreprises Locales de Distribution (ELD) de se regrouper pour conclure des accords d’ARB auprès d’EDF, l’introduction des prévisions de vente dans les volumes d’ARB des fournisseurs alternatifs (et pas seulement la prise en compte de leurs clients fournis), la réduction à 1 mois pour l’envoi de l’accord-cadre aux fournisseurs qui souhaitent bénéficier de l’ARB, ou bien encore des précisions quant au champ d’application du statut des IEG.
Parmi les nombreux autres amendements adoptés, on peut signaler, en particulier, l’encadrement de la réversibilité des clients industriels pour éviter d’éventuels aller-retour financiers « opportunistes » entre prix de marché et tarifs réglementés ; la mise à disposition de l’aide mémoire du consommateur d’énergie via les sites Internet des fournisseurs, afin de limiter impact écologique de volumineuses éditions papier ; la suppression de la possibilité, pour le gouvernement, de transposer par ordonnance les directives européennes dites du « 3ème Paquet énergie », un article sur lequel le président de la CAE, Jean-Claude Lenoir, avait émis « d’expresses réserves ».
Prochaine étape dans le calendrier d’adoption, le 8 juin, en première lecture à l’Assemblée nationale.

> L’Autorité de la Concurrence met en doute la future loi NOME

Les Echos
du 27/05/2010

L’Autorité de la Concurrence vient de publier un rapport dans lequel elle explique pourquoi, selon elle, le projet de loi NOME actuel n’apportera rien en terme d’ouverture véritable du marché de l’électricité en France. Le texte de loi a pourtant été conçu pour favoriser la concurrence par un dispositif permettant à tous les fournisseurs d’électricité en France de s’approvisionner pendant 15 ans auprès d’EDF en énergie nucléaire à un tarif régulé. Mais l’Autorité considère que, si la loi ne prévoit pas d’incitation à l’investissement dans de nouvelles capacités de production, rien ne changera vraiment dans le dispositif qui a cours aujourd’hui, les fournisseurs restant dépendants, pour leur approvisionnement, du marché de gros ou d’accords bilatéraux passés avec EDF.

> Les prix de l’électricité augmenteront-ils ?

AFP/Le Monde/20 Minutes
du 28/05/2010

Tandis que les débats sur la loi NOME se poursuivent, la presse se fait de plus en plus l’écho d’une possible augmentation des prix de l’électricité d’ici l’été. Ainsi l’AFP rapporte les propos du délégué général du médiateur de l’Energie, Bruno Léchevin, qui estime « une baisse des prix peu probable au vu des besoins d’investissements avancés par EDF ». Quant à la CRE, elle déclarait récemment que les tarifs pourraient progresser de 20 à 25% d’ici 2015 malgré les dénégations du gouvernement qui sait le sujet sensible en ces temps de crise économique. Citant l’UFE, l’AFP rappelle que, hors inflation, le prix de l’électricité pour les ménages a baissé de 36% ces vingt neuf dernières années. D’après l’institut européen des statistiques Eurostat, le prix de l’électricité française est inférieur de 26,3% à la moyenne européenne. Selon Le Monde, Henri Proglio s’est montré très discret sur le sujet depuis son arrivée à la tête d’EDF. Mais il a rappelé lors de l’AG du groupe le 18 mai dernier que sa priorité était d’améliorer la performance du parc nucléaire et la relance des investissements dans la maintenance. Ce qui signifie qu’il faudra bien trouver de quoi financer ces besoins…

> Construction d’un démonstrateur CCS au Havre

AFP
du 25/05/2010

EDF, VEOLIA et ALSTOM vont unir les efforts dans la construction d’un démonstrateur de recherche de captage et stockage de CO2 à la centrale de production d’électricité au charbon EDF du Havre.

> GDF Suez mise sur l’éolien offshore

AFP
du 25/05/2010

La Compagnie du Vent, filiale de GDF Suez vise à installer 140 éoliennes au large du Tréport sur une bande de 14 km en mer, soit une puissance installée de 700 MW, pour un investissement de 1,8 milliard d’euros. La Commission nationale du débat public (CNDP) organise à cet effet des réunions de concertation avec les communes concernées jusqu’en septembre.

Actualité Européenne

> 1. Energie – Climat - La Commission publie la version finale de sa communication sur un relèvement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à 30%


du 28/05/2010

La version définitive de la communication sur « l'analyse des options pour aller au-delà d'une réduction de 20% des émissions de GES », publiée mercredi 26, confirme la volonté de la Commission de faire pression en faveur d’un relèvement de ses objectifs à 30%. L’exécutif européen y souligne que le coût absolu de l'objectif européen de 20% à l'horizon 2020 a baissé de 22 milliards par an, en passant de 70 à 48 milliards d’euros, sous l’effet de la crise économique, des prix élevés de l'énergie et de la chute du prix du carbone. Dans ces conditions, la Commission estime réaliste un nouvel objectif de 30%, dont le coût est évalué à 81 milliards d'euros par an d'ici à 2020, soit 11 milliards de plus que le montant initialement estimé de l'objectif 20%. Parmi les outils envisagés pour atteindre ce but : la réduction du nombre de quotas mis aux enchères, la voie réglementaire pour favoriser l'efficacité énergétique, l'utilisation de la fiscalité, la réorientation du financement de la politique de cohésion de l'UE en faveur des investissements verts et l'amélioration de l'intégrité environnementale des crédits carbone internationaux reconnus dans ETS. Si dans sa communication, la Commission minimise les risques de fuites de carbone, elle plaide en revanche pour un maintien des quotas gratuits et n’exclue pas, éventuellement, d’envisager la mise en place d’un mécanisme d’inclusion carbone cher à la France.


> Les professionnels et plusieurs Etats membres rejettent la perspective d’un passage sans condition à un objectif de -30%


du 28/05/2010

Les termes de la communication de la Commission sur un passage à -30% sont apparus plus modérés que ce qu’avait pu laisser présager les propos de la commissaire à l’action climatique le 17 mai dernier : la Commission se garde en effet, pour l'heure, de préconiser un passage unilatéral à -30%, présentant ses travaux comme une étude d’impact en non comme un plaidoyer en faveur d’un changement rapide des objectifs. « Passer ou non de 20% à 30% est une décision politique que les dirigeants de l'UE devront prendre lorsque le calendrier et les conditions s'y prêteront. Or pour l'heure, les conditions ne sont pas réunies » a déclaré Mme Hedegaard. Plusieurs pays de l’Union, dont la France et l’Allemagne, s’étaient préalablement (25 mai) publiquement prononcés contre un relèvement des objectifs, conditionnant tout effort supplémentaire à des engagements similaires de la part des autres nations non communautaires. Cette position rejoint le point de vue défendu par Buisiness Europe, qui estime que la conférence de Copenhague n’a pas permis de mettre en place des conditions de concurrence équitables pour les entreprises européennes. Eurelectric a pour sa part indiqué que les industries n'avaient pas les moyens technologiques à court terme pour un tel changement du mix énergétique et ont plaidé pour un effort en matière de développement des technologies vertes.


> Les Etats membres exigent la mise en place à horizon mi-2020 d’une norme commune sur l’interopérabilité entre véhicules électriques et sur les infrastructures de recharge


du 28/05/2010

Le Conseil compétitivité du 25 mai (réunion des ministres de l’industrie) a fixé aux autorités européennes de normalisation (CEN et CENELEC) l'échéance de mi-2011 pour trouver une solution harmonisée pour l'interopérabilité entre les véhicules électriques et les infrastructures de recharge. Les Etats membres considèrent en effet le développement d’une norme commune comme « capitale », dans la mesure où elle est une « condition préalable » à la construction d’un marché de masse de la voiture électrique. Les efforts de normalisation devront, par ailleurs, se faire en synergie avec un développement des énergies renouvelables et des réseaux électriques intelligents, sur lesquels la Commission devrait prochainement présenter une proposition législative. En marge de ces débats, l'Allemagne, l'Espagne, la France et le Portugal ont présenté une déclaration commune visant à favoriser l'implantation des véhicules électriques, notamment via des projets pilotes transfrontaliers.


> l'UE bloque sur le financement d'ITER


du 28/05/2010

Les ministres de la Recherche de l'UE ne sont toujours pas parvenus à un accord sur le financement du projet international de fusion nucléaire ITER, alors que la prochaine réunion du Conseil ITER, prévue avec l'ensemble des partenaires internationaux, aura lieu le 17 juin prochain, en Chine et que la phase principale de construction du réacteur doit démarrer en 2012. Face aux actuelles difficultés financières, la Commission a demandé une rallonge de 1,4 milliard d'euros pour la période 2012-2013, via un relèvement du plafond dans le budget de l'UE, ou par le biais de financements supplémentaires par les Etats membres. Ces modalités de financement sont au cœur des désaccords persistants au niveau du Conseil, qui ne souhaite pas sortir des perspectives financières actuelles et préfèrerait une participation de la BEI au montage financier. Pour sortir de l'impasse, la Présidence espagnole a proposé la création d'une task force réunissant les experts de la Commission et des États membres en vue d'analyser les différentes options de financement.

> 2. Marché intérieur & Concurrence - Directive Droits des consommateurs : une majorité d’Etats membres se prononcent en faveur d'une harmonisation mixte en matière de contrats


du 28/05/2010

Une majorité des membres du Conseil compétitivité, qui a débattu mardi 25 du projet de directive sur les Droits des Consommateurs, s’est prononcée en faveur du principe d’ « harmonisation mixte » des règles concernant les contrats. Par la voix de Viviane Reeding, la Commission avait tacitement accepté que soit revue la notion d’ « harmonisation totale », pierre angulaire de son projet initial de directive, au profit du principe d’ « l'harmonisation maximale ciblée », permettant de faire varier l’homogénéisation des règles en fonction du lieu où le contrat est conclu (dans l'établissement, à distance et hors établissement). La notion d’harmonisation totale, toujours défendue par le Luxembourg, l’Italie, Malte et les pays balte, avait reçu un accueil frileux voire hostile de la part de plusieurs Etats membres ainsi que de celle du Parlement Européen, dont les débats en commission IMCO ont à plusieurs reprises mis en avant le fait que l’application d’un tel principe risquait de réduire le niveau de protection des consommateurs dans plusieurs pays de l’Union.

> Workshop ERGEG/ENTSO-E et congrès du CEEP au programme de la semaine


du 28/05/2010

• Le réseau européen des régulateurs (ERGEG) et celui des gestionnaires de réseaux (ENTO-E) organisent le 1er juin à Bruxelles un workshop consacré aux questions de transparence en ce qui concernant les données à transmettre par les opérateurs du secteur électrique, afin de permettre le bon fonctionnement du marché. La Commission devrait publier d’ici la fin 2010 un projet législatif sur ce sujet.

• Le Centre européen des entreprises à participation publique et des entreprises d'intérêt économique général (CEEP) tiendra pour sa part son 18ème congrès les 31 mai et 1er juin à Madrid. Les débats porteront sur le rôle des services publics dans la stratégie UE 2020. Participeront notamment aux débats : P. de Buck, directeur général de Businesseurope, J. Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), P. Simon, vice-président de l'Intergroupe au PE sur les services publics, J. Laitenberger, chef de cabinet du président de la Commission J. M. Barroso, B. Vergnaud, vice-présidente de la commission marché intérieur et protection des consommateurs du PE et E. Schroedter, vice-présidente de la commission emploi et affaires sociales du PE.


> Concurrence : Total et Erg autorisées à créer une entreprise commune


du 28/05/2010

La Commission européenne a autorisé vendredi 21 mai Total Italia et Erg Petroli (EGP) à créer l'entreprise commune JV CO, sur laquelle elles exerceront un contrôle conjoint. La nouvelle entité cumulera les activités de raffinage et de commercialisation de pétrole des de Total et d’Erg en Italie. La Commission a estimé qu’en dépit du chevauchement des activités des deux entreprises-mères sur le marché italien, cette opération ne génèrerait pas de problèmes substantiels de concurrence. Total Italia, filiale italienne du groupe Total, est active notamment dans le raffinage et la commercialisation de produits pétroliers en Italie et ERG, à travers sa filiale italienne EGP, gère un réseau de vente en gros et au détail de produits pétroliers.

> 3. RESEAUX - Pléthore de projets de pipelines dans le corridor gazier du sud de l’Europe


du 28/05/2010

E.On Ruhrgas [Allemagne], Statoil [Norvège] et ELG [Suisse] ont signé cette semaine un accord de consortium pour la construction d’un nouveau pipeline destiné à acheminer le gaz caucasien vers le Sud-est de l’Europe. Le TAP (Trans-Adriatic Pipeline Project), devrait relier à partir de 2016-2017 la Grèce à l’Italie via l’Albanie et la mer adriatique, pour une longueur totale de 520 km. Il sera en compétition directe avec deux autres projets prévus dans la même zone : L’ITGI (Interconnexion Turquie-Grèce-Italie) d’une part, sponsorisé par l’italien Edison, et le projet de pipeline offshore pipeline POSEIDON, qui devrait être opérationnel dès 2015. Il devrait également entrer en concurrence avec une des sections du projet de gazoduc NABUCCO, soutenu par la Commission européenne.

> Pression pour le gazoduc entre la Lituanie et la Pologne


du 28/05/2010

Par la voix de son Président, la Commission européenne s’est prononcée en faveur d’une renforcement de l'interconnexion gazière entre la Lituanie et la Pologne, afin de développer les marchés et de diversifier les sources et itinéraires d'approvisionnement en gaz de pays très dépendants des hydrocarbures russes. Ce projet, qui est une des priorités de l’Union, deverait bénéficier des financements communautaires en tant que « réseau transeuropéen d'énergie » (TEN-E) et a reçu l’aval des autorités publiques lituaniennes et polonaises. La Commission souhaite qu’il puisse être coordonné par un groupe de haut niveau travaillant dans le cadre du plan d'interconnexion des marchés de l'énergie de la Baltique, sous la houlette du commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger.


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