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Revue de Presse

Retrouvez les faits marquants du secteur de l’énergie, vus par les médias, en France et en Europe...


Revue de presse du 21/01/2010 au 22/01/2010

Actualité économique et industrielle Actualité Européenne      

Actualité économique et industrielle

> La bataille de la "Nome" a commencé

Tribune
du 22/01/2010

Le Gouvernement a présenté le 19 janvier, aux industriels et associations de consommateurs, son projet de réforme du marché de l'électricité. C'est le top départ d'une concertation qui debvrait durer 2 mois.
Les échanges s'annoncent rudes entre les parties prenantes. Pour l'opérateur historique EDF, on ne peut pas séparer le parc nucléaire des autres moyens de production du groupe, car tous contribuent à l'équilibre entre l'offre et la demande.
Le Groupe veut un prix qui s'oriente le plus tôt possible vers le coût complet du nucléaire (un coût comprenant toute la chaîne, de l'exploitation au démentèlement des centrales). Ses concurrents s'inquiètent, estimant que seul un prix inférieur à 35 euros permettrait une concurrence compte tenu des tarifs pratiqués sur le marché du détail.Chaque partie prenante a d'illeurs réaffirmé ses positions lors du colloque animé par le député UMP François-Michel Gonnot, mardi 19 janvier à Paris dont l'UFE était partenaire. Pierre-Franck Chevet, Directeur général de la DGEC, y a rappelé l'absolue nécessité de réussir tous ensemblme la réforme du marché.
Côté Bruxelles, on ne s'impatiente pas... encore...

> Areva Vs EDF : François Fillon joue les médiateurs

AFP/Libé/La Tribune/Le Figaro/Le Monde
du 20/01/2010

En recevant Anne Lauvergeon et Henri Proglio le 20 janvier à Matignon, François Fillon tente d'apaiser les tensions entre les 2 groupes. D'un côté, EDF reproche à Arevad'avoir interrompu les opérations d'approvisionnement en uranium des ses 58 centrales françaises à la suite de l'expiration d'un contrat de logistique. De l'autre côté, Areva dément, assurant que les livraisons étaient toujours effectuées, même si les négociations sur ce contrat étaient difficiles. Toutefois, Areva a indiqué qu'il avait cessé d'évacuer l'uranium brûlé dans les centrales nucléaires d'EDF depuis le début du mois, faute d'un accord sur un contrat de traitement du combustible, qui arrivait à échéance le 31 décembre 2009.Des divergences qui s'étalent dans toute la presse et nuisent probablement à l'image de la filière nucléaire française qui n'a pas besoin de cela après l'échec d'Abu Dhabi. D'où la tentative du gouvernement d'y mettre un terme...

> Grand Emprunt et Taxe Carbone creusent le déficit budgétaire

La Presse Canadienne
du 20/01/2010

Christine Lagarde a présenté une nouvelle version du projet de loi de finances afin de tenir compte des 35 milliards d'euros de dépenses destinées à financer les investissements dans le cadre du Grand Emprunt. Pour compenser la charge d'intérêt de l'emprunt, 500 millions de crédits attribués initialement en 2010 à différents ministères ont été annulés.
Reste que le déficit budgétaire de l'année 2010 devrait s'élever à 149,2 milliards d'euros au lieu des 117,4 milliards d'euros prévus avant l'intégration du grand emprunt et de l'impact de la future taxe carbone.

> Taxe carbone : les négociations vont commencer

Bulletin Quotidien+La Croix+AFP+Le Monde
du 21/01/2010

Après la censure du conseil constitutionnel fin décembre, Jean-Louis Borloo a donc replaidé son dossier sur la taxe carbone devant le Conseil des Ministres mercredi 20 janvier. D'ores et déjà plusieurs industriels, dont l'électricité par la voix de l'UFE, déjà soumis au système des quotas d'émission de CO2 européen, n'hésitent pas à évoquer le risque "de double peine". De fait, le gouvernement va engager à partir de février une concertation avec les entreprises, les partenaires sociaux et les organisations non gouvernementales environnementales et se rapprochera des commissions compétentes du Parlement. En parallèle, le gouvernement, entend proposer à Bruxelles la mise en place d'une contribution carbone européenneet d'une taxe carbone aux frontières de l'Unin européenne visant à internaliser dans le prix des produits importés leur propre coût carbone,ce qui établirait un cadre concurrentiel juste pour les entreprises implantées en Europe.
Quant au calendrier de la taxe Carbone "France", Jean-Louis Borloo vise une entrée en vigueur le 1er juillet 2010. En attendant, les critiques pleuvent sur ce projet qu'Europe Ecologie compare au fait de "rapiécer une passoire". Une large concertation s'avère donc pour le moins essentielle...

> EDF vendra t-il son réseau de distribution Outre Manche?

Les Echos
du 21/01/2010

Si plusieurs candidats sont déjà sur les rangs, il semble que rien ne soit encore acté chez EDF quant à la cession de son réseau de distribution britanique, dont la valeur et estimée à plus de 4,6 milliards d'euros. La maison mère se refusant à tout commentaire, chacunu y va de son analyse sur les intentions supposées du nouveau Président Proglio. Ainsi, la question centrale pourrait être : au lieu de réduire la dette nette et de mener à bien le programme de désendettement de 5 milliards d'euros lancé par son prédécesseur, ne vaut-il pas mieux améliorer la performance de l'entreprise et, donc, son ratio de dette sur résultat opérationnel? Par ailleurs, Henri Proglio souhaite arrêter sa stratégie sur les réseaux avant de décider quoi que ce soit. En effet, un équilibre entre la production et la distribution apporte une stabilité financière, la première activité étant exposée aux aléas de prix, la deuxième étant, elle, régulée.

Actualité Européenne

>

UFE
du 22/01/2010

Dans son rapport annuel, l’ERGEG a une nouvelle fois stigmatisé un manque de concurrence préjudiciable aux consommateurs. Ces conclusions, similaires à celles émises l’année précédente, renvoient aux motivations qui étaient celles du 3ème paquet énergie, stigmatisent la concentration sur les marchés de gros et le caractère flou de la séparation patrimoniale.

Le réseau des régulateurs européens a souligné que les rapports des régulateurs nationaux ne mentionnent aucun progrès réel quant aux déficiences épinglées dans le rapport ERGEG précédent. Il a insisté sur le fait que « la concurrence dans le marché de détail du gaz et de l'électricité est presque inexistante », dénonçant notamment la persistance de prix réglementés dans plusieurs pays, source de distorsion de concurrence. Il a d’autre part dénoncé « une dissociation insuffisante des sociétés de réseau [qui] continue de faire obstacle à la concurrence et à la sécurité d'approvisionnement ». Au final, l’ERGEG constate que loin de la diminution souhaitée, le niveau de concentration sur les marchés de gros a ainsi augmenté dans 10 pays sur 24.

Ces conclusions négatives ont conduit le réseau de régulateurs à donner la priorité aux consommateurs au sein de son programme de travail pour 2010, via la mise en œuvre du 3ème paquet. Les travaux de l’ERGEG en 2010 devraient également porter sur la sécurité d’approvisionnement, le changement climatique, les services financiers, l’intégration régionale et les relations extérieures.

> ACTIVITE PARLEMENTAIRE

UFE
du 22/01/2010

Points principaux de la plénière de janvier :


 FUTURE COMMISSION : LA VALIDATION DU NOUVEAU COLLEGE AURA BIEN LIEU LE 9 FEVRIER

Le vote d’approbation de la future Commission se déroulera pendant la session plénière février (Strasbourg), sous réserve d’un accord sur la nouvelle candidate bulgare, Kristalina Georgieva. Cette dernière remplacera R. Jeleva, dont la déclaration d’intérêts financier et les activités avaient été critiquées, et qui a décidé cette semaine de retirer sa candidature. La conférence des présidents du Parlement européen a officiellement constaté que les 25 autres commissaires désignés avaient désormais reçu le feu vert des commissions parlementaires qui les avaient auditionnés. L'accord entre les groupes politiques a permis au président du PE, Jerzy Buzek, de confirmer jeudi après-midi les dates du 3 et 9 février pour respectivement l’audition de Mme Georgieva et le vote final sur le collège complet.


 COPENHAGUE

Les députés sont revenus mercredi sur le bilan de la conférence de Copenhague sur le changement climatique. La déception a dominé les débats, mais les parlementaires se sont projetés dans l'avenir, le nouvel objectif étant d'arriver à un accord à la prochaine conférence au Mexique à la fin de l'année.


 M. ZAPATERO PLAIDE POUR UN MARCHE COMMUN DE L’ENERGIE

Le Président en exercice du Conseil (Présidence tournante) a exposé devant les eurodéputés les grands axes de l’Espagne pour les 6 prochains mois. Parmi les « bonnes réponses à la crise économique, il a insisté sur les quatre priorités de son mandat, dont la mise en place d'un « marché commun de l'énergie » ayant vocation à aider à « réduire la dépendance énergétique de l'UE ». Il s’est également engagé à développer un secteur industriel plus durable, pour lutter contre le changement climatique via notamment la promotion des voitures électriques et des investissements dans la recherche et l'éducation.



> MARCHE INTERIEUR & CONCURRENCE

UFE
du 22/01/2010

 LA MINISTRE BELGE DE L’ENERGIE ET DU CLIMAT DENONCE LES CONSEQUENCES DE LA LIBERALISATION DU SECTEUR ENERGETIQUE EUROPEEN

Lors du Conseil énergie de Séville, Paul Magnette a évoqué le lancement (second semestre 2010) d’initiatives en faveur des consommateurs européens. Ces mesures ont vocation à corriger certains problèmes que le ministre belge impute à l’ouverture du secteur de l’énergie : « Après 10 ans d'existence, il faut constater que la libéralisation n'a pas tenu ses promesses […]. Jusqu'ici, les principaux bénéficiaires de la libéralisation ont été les entreprises du secteur qui ont tiré des profits substantiels, malgré la baisse de la consommation, due à la crise économique ».

Pour M. Magnette, il est nécessaire que les autorités publiques mènent une politique de transition industrielle pour que « cela profite à l'innovation et l'emploi […]. Afin d'assurer une transition juste et des emplois de qualité, l'Europe doit soutenir la création d'un “Airbus de l'énergie“ pour les ENR, des compteurs intelligents et des voitures électriques ». Estimant que la libéralisation n'a pas conduit aux investissements indispensables en matière d'efficacité énergétique, de développement des ENT et d'interconnexion, il a notamment demandé à la Commission d’envisager un plan d'investissement à long terme qui ne se repose pas simplement sur les forces du marché.

Précisant que « plusieurs » de ses homologues européens partageaient son analyse, Paul Magnette a assuré que la présidence espagnole comptait souligner ces lacunes et que la Commission européenne avait promis d'en tenir compte.


 VERS UNE FUTURE TAXE CARBONE EUROPEENNE

Parallèlement aux travaux sur la seconde version du projet français de taxe carbone, la Commission continue de travailler sur la mise en œuvre d’un outil comparable à l’échelle européenne. Cette démarche, qui correspond à la position des entreprises françaises (cf. communication du MEDEF), pourrait se heurter à l’obligation d’unanimité en matière fiscale. Le caractère saillant de la question climatique dans l’agenda politique pourrait toutefois faciliter les choses. La Commission envisage de prendre en compte les émissions de CO2 dans la taxation des produits énergétiques et de l'électricité au niveau européen, en modifiant la directive 2003/96/CE actuelle. L'objectif serait d'introduire deux composantes : l'une fonction de l'efficacité énergétique (en euros par gigajoules), l'autre fonction des émissions de CO2 induites et calculée en euros par kilo de CO2 émis. Les Etats membres devraient respecter ces deux nouveaux taux planchers, et ce quelle que soit la nature du produit (carburant, combustible, électricité).

Annoncé à l'origine pour le 1er avril 2009, ce projet avait dû être reporté sous la pression de l'Allemagne lorsque la France a obtenu la baisse de la TVA sur la restauration. Il n'a toutefois jamais été abandonné, plusieurs réunions de travail avec les experts des Etats membres ayant continué à travailler sur le sujet.


 PAS DE RAPPROCHEMENT GDF-SUEZ/INTERNATIONAL POWER

GDF Suez a annoncé que les discussions engagées avec le groupe britannique d'électricité « International Power » en vue d’un futur partenariat n'ont finalement pas abouti et ont été abandonnées. GDF-Suez a précisé que le rapprochement industriel qui était envisagé n'impliquait aucun paiement en numéraire entre International Power et certaines activités internationales


 GAZ : ACCORD ENI / COMMISSION POUR EVITER LES AMENDES ANTITRUST

Menacé par la Commission au titre de la législation antitrust, l’italien Eni SpA serait sur le point de conclure un accord avec Bruxelles sur les gazoducs de transit internationaux. Cet accord pourrait impliquer la vente de la totalité ou d’une partie de ses actifs afin d’éviter une probable amende au titre des règles antitrust. Eni possède actuellement 89% du gazoduc TAG, qui achemine le gaz russe vers l’Italie, ainsi que 49% et 46% des gazoducs TENP et Transitgas, qui permettent l’approvisionnement en provenance du Nord. La valeur de ces trois gazoducs est estimée à 1,5 milliards d’auros.


La revue de presse Europe est réalisée à partir des sources suivantes : Agence Europe, Euractiv, Commission européenne, Parlement européen, Ergeg, ENTS-O, BEUC, Efet

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