Se chauffer à l’électricité, c’est bon pour le climat !

Depuis quelques semaines, le dossier du label environnemental du Bâtiment retrouve une place de premier plan dans l’actualité. En effet ce label, qui reposait jusqu’à présent uniquement sur la performance énergétique stricto sensu, va évoluer, sous l’égide de la DHUP [5] et de la DGEC [6], pour aller vers une nouvelle réglementation plus complète qui englobera l’eau, les déchets et surtout les gaz à effet de serre…

L’UFE ne peut que se réjouir d’une telle évolution qui est totalement en phase avec la stratégie bas carbone qu’elle préconise depuis de nombreuses années. Cette nouvelle réglementation pourra en effet s’appuyer sur l’utilisation d’une production française d’électricité qui est de plus en plus décarbonée (moins de 20 Mt de CO2 émises par an, à comparer aux 320 Mt de l’Allemagne) grâce à l’arrêt des derniers équipements thermiques fortement émetteurs et au développement d’une production EnR (PV, éolien, biomasse..) dont la part dans le mix électrique ne cesse de s’accroitre.

Moins de CO2 grâce à l’électricité

De ce fait, quels que soient les usages envisagés, et quelles que soient les méthodologies de comptabilisation du contenu CO2 retenues, l’électricité française constitue l’énergie la moins carbonnée. Ainsi, l’émission moyenne sur un an du parc électrique français ne représente plus que 44 gr CO2 / MWh, tandis que le pic d’émission journalier relevé en 2016 est de 95 gr, contre 141 gr il y 4 ans. Ceci donne à l’électricité un potentiel considérable pour contribuer à décarboner les bâtiments résidentiels et tertiaires, mais aussi l’industrie et le transport. Pour autant, il ne s’agit pas de se servir de cette nouvelle réglementation pour faciliter le déploiement de technologies non performantes, susceptibles de refaire augmenter la pointe de consommation qui est maintenant stabilisée.

On n’arrête pas le progrès !

Sur ce plan, rappelons que, depuis de nombreuses années, les fabricants de matériel de chauffage électrique ont dépassé le stade des convecteurs électriques rudimentaires, pour réaliser des progrès technologiques considérables. Tout d’abord, sur le plan des rendements, les radiateurs modernes consomment beaucoup moins d’énergie que les fameux « grille-pains » des années « 70/80 », et les PAC [7] utilisent, elles, jusqu’à 3 à 4 fois moins d’électricité qu’un appareil classique. Ensuite, sur le plan du pilotage, la régulation électronique permet de stabiliser la température de confort, et d’optimiser les périodes de fonctionnement (que les locaux soient occupés ou non). Enfin, le déploiement des programmateurs numériques permet de simplifier fortement l’usage des équipements.

Mais, surtout, les équipements modernes possèdent des nouvelles potentialités avec, en particulier, la capacité de stocker l’énergie (radiateurs à accumulation ou à inertie, Eau Chaude Sanitaire pilotable) ou la capacité de contribuer à l’équilibre offre/demande avec les technologies de l’effacement diffus.
A l’heure où la France met en œuvre sa stratégie bas-carbone dans le cadre de la loi Transition Energétique, le chauffage électrique moderne représente donc un énorme potentiel pour améliorer encore notre performance environnementale dans le Bâtiment, l’un des secteurs les plus émetteurs de carbone. Et cela, sans générer de pics de consommation et en apportant encore plus de confort grâce aux innovations technologiques !

[1Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages

[2Direction Générale de l’Énergie et du Climat

[3Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages

[4Direction Générale de l’Énergie et du Climat

[5Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages

[6Direction Générale de l’Énergie et du Climat

[7Pompe à chaleur

[8Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages

[9Direction Générale de l’Énergie et du Climat

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