COP21 : quand la filière électrique s’engage pour le climat

Et c’est parti pour la 21ème Conférence des parties sur le changement climatique ! En prenant place quelques semaines à peine après les attentats de Paris, cette COP21 revêt plus encore un caractère exceptionnel. Sur le plan diplomatique en faveur de la planète bien-sûr, mais aussi pour la « maison » France qui a à cœur de montrer la capacité de rassemblement de chacun autour des enjeux de lutte contre le changement climatique, et de révéler l’engagement des citoyens, des entreprises et des pouvoirs publics. C’est en ce sens que les filières électriques française et européenne se sont mobilisées depuis un an pour porter un message fort en faveur des atouts de l’électricité produite à partir de sources non émettrices de gaz à effet de serre…

Au-delà de l’engagement « moral » voire politique, la lutte contre le changement climatique, c’est avant tout un défi scientifique, économique et technologique. Un défi qui passe donc par la capacité à innover pour changer la donne et pour intégrer l’écologie, non comme une contrainte mais comme un moyen de développement de l’entreprise afin de produire tout autant, voire plus, mais en émettant bien moins de gaz à effet de serre. D’ores et déjà, en trente ans, notre pays a vu son intensité énergétique s’améliorer de 30% grâce à sa capacité d’innovation technologique. Demain, grâce à l’essor de l’électricité décarbonée, il sera possible de répondre au triple défi du climat, de la pauvreté et du développement économique.

L’électricité au service de la vie et du climat

Sur le plan climatique, la France est aujourd’hui exemplaire ; elle émet ainsi deux fois moins de carbone que l’Allemagne, par exemple. En ce premier jour de COP21, nous pouvons légitimement le rappeler : la France a d’indéniables atouts avec sa filière électrique. Elle dispose de grands groupes, de PME et d’ETI porteuses de solutions bas-carbone et d’efficacité énergétique. C’est pour en souligner la force que l’UFE s’est associée aux autres grandes organisations professionnelles du secteur - la FIEEC, la FFIE, le GIMELEC, IGNES et le SERCE - ainsi qu’avec l’ONG Electriciens sans Frontières et avec l’organisation des électriciens européens EURELECTRIC. Pour mettre en valeur cette démarche, deux conférences ont été organisées en commun, avant et pendant, la COP21.

A la rencontre des jeunes

Ainsi, lundi dernier, c’est un échange entre jeunes entrepreneurs, jeunes engagés en faveur de la planète et présidents des fédérations de la filière électrique française, qui s’est tenu à Paris. Dans un monde de plus en plus urbanisé, l’enjeu est de fabriquer la ville de demain ; une ville post-carbone où les besoins en électricité seront d’autant plus croissants qu’elle sera hyper-connectée. Après des décennies de consommation toujours plus importante d’énergie, notamment fossile, c’est donc l’intelligence énergétique, fruit de la convergence de l’électricité et du numérique, qui émerge comme le moteur d’une nouvelle croissance sobre en émissions de CO2, comme l’a expliqué en ouverture l’économiste Daniel Cohen.

Au cœur de la COP21

Demain, mardi 1er décembre, c’est dans la zone bleue de l’ONU, au cœur même de l’espace où se déroulent les négociations, que la filière organise une autre conférence, en présence de la Ministre Ségolène Royal. Plusieurs personnalités de haut niveau viendront présenter concrètement l’énorme contribution positive que représente l’usage de l’électricité décarbonée dans leur secteur d’activité, qu’il s’agisse des énergies renouvelables avec Francesco Venturini, président d’ENEL Green Power, des réseaux de transport d’électricité avec François Brottes, président de RTE, avec le pilote-inventeur de l’avion solaire Bertrand Piccard, avec Henri Lachmann, ancien Président de Schneider Electric ou au travers du témoignage de Jean-Louis Borloo qui porte le projet d’électrification de l’Afrique. Tous viendront aussi témoigner de l’importance de donner un prix mondial au carbone afin que la France, et plus globalement l’Europe, fournissent un effort proportionnel à celui d’autres grandes zones géographiques. Car en matière de lutte contre le changement climatique, à côté de la question-clé du financement des pays émergents, une grande part de la solution résiderait dans la fixation d’une tarification du carbone à l’échelle internationale. Point de clivage avec les pays producteurs de pétrole ou de charbon, c’est probablement pour cela que le futur accord de Paris ne contiendra toujours pas ce volet, même si, ce soir, François Hollande assistera au « panel sur le prix du carbone » présidé par la Banque mondiale et le FMI, en présence notamment du président américain et du président chinois…

Les adhérents




Contact

L'UFE
Union Française de l'électricité
3, rue du 4 septembre
75002 Paris
Standard : 01.58.56.69.00
Fax : 01.58.56.69.09

Tous vos contacts

Newsletter

Pour vous tenir informé des événements et des faits marquants du secteur de l'énergie, vous pouvez vous abonner à notre newsletter.