Préserver la biodiversité, c’est dans l’ADN du système électrique français !

Les derniers rapports internationaux de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tirent la sonnette d’alarme : la biodiversité continue à décliner partout sur le globe, sous la pression des activités humaines. L’occasion de faire le point sur le rôle que peut jouer l’électricité pour une approche durable de l’énergie et sur les progrès qu’il reste à accomplir.

Face au constat tiré, et alors que la France accueillera en 2019 la séance plénière de l’IPBES et en 2020 le 7ème congrès mondial de la nature à Marseille, le gouvernement a souhaité placer la biodiversité au cœur de ses priorités environnementales. D’abord, avec l’annonce au mois de mai par le Ministre d’Etat Nicolas Hulot du Plan Biodiversité, deuxième pilier de sa politique avec le Plan Climat, qui a fait l’objet d’une consultation publique citoyenne et devrait être présenté cet été. Ensuite, avec la proposition, actuellement en débat au Parlement, d’inscrire à l’article 1er de la Constitution que la France « agit pour la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques ».
Le changement climatique est une des causes principales de l’érosion de la biodiversité. L’électricité française, parce qu’elle est une des plus décarbonées d’Europe, contribue déjà à la faible empreinte carbone de notre pays. Mais il est possible d’aller plus loin en substituant des consommations d’énergies carbonées par des énergies peu ou pas carbonées, telles que l’électricité mais aussi les bioénergies, dans le respect des ressources disponibles.

Limiter les émissions de gaz à effet de serre et les consommations de ressources

Une autre des causes majeures d’atteinte à la biodiversité est la consommation d’espaces naturels et la surexploitation de ressources. De ce point de vue toutes les technologies de production induisent un certain nombre d’impacts, à la fois in situ et ex situ, et il est à ce titre essentiel de poursuivre les efforts engagés par la filière électrique de promotion de l’efficacité énergétique. Ensuite, il faut que les choix concernant le mix de production intègrent une approche globale des enjeux, sans opposer les filières mais au contraire en utilisant au mieux leurs complémentarités : pour les installations centralisées de forte puissance l’avantage de délivrer une énergie abondante sur une faible surface, et pour les filières plus décentralisées et plus consommatrices d’espace la capacité à se développer en priorité en cohabitation avec d’autres activités préexistantes, notamment sur des zones déjà artificialisées ou dégradées.

Généraliser les bonnes pratiques mises en œuvre à l’échelle de chaque projet

Au-delà des grandes orientations stratégiques, les infrastructures du système électrique français – moyens de production et réseaux – sont toutes porteuses d’impacts potentiels pour la biodiversité qu’il ne s’agit pas de nier mais au contraire de bien identifier pour pouvoir les limiter, en suivant la logique éviter-réduire-compenser. A travers la bonne planification et conception des projets en amont, l’aménagement des pratiques aussi bien dans le planning des travaux de construction que dans les modalités d’exploitation, et le recours à des initiatives telles que du reboisement ou de la réhabilitation d’habitats, de nombreux exemples montrent que des solutions existent pour diminuer les impacts des infrastructures électriques tout au long de leur cycle de vie.

S’il est souhaitable de chercher à valoriser et généraliser ces bonnes pratiques, il est nécessaire d’aller plus loin, de ne pas seulement limiter les menaces mais aussi de tirer pleinement parti des opportunités que peuvent représenter des projets pour la biodiversité sur un territoire donné. A terre ou en mer, la réalisation de nouveaux projets peut avoir des conséquences positives pour une biodiversité soumise à forte pression en raison des multiples activités humaines, en limitant les pressions existant par ailleurs sur leur habitat voire en créant de nouveaux habitats comme « l’effet récif » en pied d’ouvrages renouvelables en mer.

L’électricité française est l’une des réponses incontournables à la question environnementale. La filière électrique française a su se placer à l’avant-garde de l’efficacité énergétique et du développement de technologies non émettrices de CO2, économes en ressources fossiles, et intégratrices de solutions permettant la préservation de la biodiversité. Or, trop souvent les enjeux énergétiques, climatiques et de biodiversité sont traités en silos disjoints voire frontalement opposés. L’UFE souhaite que les débats actuels soient l’occasion de chercher dans les politiques publiques à concilier ces différents objectifs et à privilégier les synergies qui existent entre eux.

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