Les réseaux évoluent pour contribuer à la transition énergétique, le TURPE doit faire de même !

Mais d’abord qu’est-ce que le TURPE ? C’est le, ou plutôt LES tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité, en quelque sorte le « péage » des routes et autoroutes de l’électricité. Fixé par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), autorité administrative indépendante, il est payé au final par tous les clients et doit permettre de couvrir les coûts garantissant la bonne performance du réseau électrique. L’UFE a déjà eu l’occasion de mettre en ligne quelques éclaircissements sur ce sujet...

L’enjeu : donner aux réseaux les moyens d’assurer leur rôle central dans la transition énergétique en repensant en profondeur leur mode de rémunération…

La CRE a lancé plusieurs consultations concernant les prochains tarifs, dits TURPE 5, dont l’entrée en vigueur est prévue à l’été 2017. L’UFE a répondu à ces consultations, tout d’abord en août-septembre 2015, puis en juin dernier sur la question de leur structure et ce vendredi sur la question de leur niveau et de leur régulation incitative. Au nom de l’ensemble de la filière électrique qu’elle représente – c’est-à-dire non seulement les gestionnaires de réseaux d’électricité, mais aussi les producteurs, les fournisseurs en lien direct avec les clients finals, et les opérateurs de services énergétiques – l’UFE a porté dans ses réponses une vision globale du rôle des réseaux et des principes qui devaient prévaloir dans le mode de rémunération de cette activité régulée.

Indispensables réseaux

Le message de l’UFE est clair et constant : les réseaux jouent et joueront encore un rôle central dans la transition énergétique. A l’interface entre les productions et les consommations, ils permettent à chaque instant d’assurer physiquement l’équilibre entre l’offre et la demande de façon optimisée, en jouant un rôle de mutualisation à la fois géographique et temporelle et en garantissant la solidarité entre les territoires. Or, si ces objectifs resteront, les caractéristiques du fonctionnement des réseaux doivent s’adapter aux évolutions inhérentes à la transition énergétique qui est en marche : nouvelles formes de production, dépendantes de la météo et implantées de façon plus répartie sur le territoire, et nouvelles formes de consommation, plus flexibles, satisfaisant de nouveaux usages comme le véhicule électrique, et parfois auto-produites. Cela a pour conséquence en particulier que les réseaux n’auront plus simplement comme fonction celle d’acheminer une certaine quantité d’électrons mais joueront de plus en plus un rôle assurantiel, un rôle de filet de sécurité garantissant en toutes circonstances l’accès aux puissances attendues. Par conséquent, la méthodologie de rémunération des réseaux doit évoluer et rééquilibrer sans attendre les prix attribués à la puissance et à l’énergie.

Une prise de conscience urgente à mener

Or ce message de rééquilibrage, qui enverrait par ailleurs un signal incitatif fort vis-à-vis de la maîtrise de la pointe électrique, la CRE semble toujours peu disposée à l’entendre. A l’exception de la reconnaissance de modalités spécifiques à prévoir pour le déploiement industriel à venir de réseaux électriques intelligents (smart grids), elle reste donc globalement déconnectée des profondes mutations qui bouleversent le système électrique en général et les réseaux en particulier.

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