Législatives : une Assemblée nationale désormais … en Marche !

Certes le taux d’abstention bat tous les records de la Vème République, pour autant, le parti de La République En Marche ! vient de réaliser une opération « éclair » totalement inédite dans le paysage politique français. Avec 319 députés LREM nouvellement élus dont beaucoup n’ont pas d’expérience politique significative, les codes de la vie politique française sont profondément transformés. Une élection qui va probablement refaçonner les relations institutionnelles et qui influera aussi, de facto, sur les décisions liées au secteur énergétique…

Avec un résultat national de près de 42%, le parti de LREM confirme, s’il en était nécessaire, sa percée dans le paysage politique français. Obtenant 319 sièges à l’Assemblée nationale, (voire plus de 360 si on y intègre le soutien des députés MoDem) le Président Emmanuel Macron s’assure d’une très large majorité qui lui donne les moyens de mettre en place son projet pour la France. Un nouveau parti a ainsi émergé dans la continuité de l’élection présidentielle ; un parti qui aura entre ses mains la destinée législative de la France. Seule ombre au tableau, une abstention qui bat des records historiques (près de 57%). Un taux qui montre clairement le désintérêt des Français, non pas pour la politique (la mobilisation lors des débats présidentiels en atteste), mais bien pour ses figures emblématiques, systématiquement disqualifiées, pour certaines, dès le premier tour du scrutin. Ainsi, l’implantation locale n’aura donc plus été la règle intangible pour choisir son député. Seules exceptions, les ministres du gouvernement, épargnés par cette volonté populaire de profond renouvellement de la classe politique.

Une recomposition du paysage politique

C’est donc avec un échiquier politique totalement recomposé que vont se prendre les décisions structurantes des cinq prochaines années, notamment dans la mise en œuvre de la transition énergétique. Un exercice d’autant plus délicat que la Chambre basse compte, comme le souhaitait Emmanuel Macron, un grand nombre de représentants de la société civile, dont plus de la moitié n’a jamais exercé de mandat électif. Ainsi, si beaucoup, parmi les nouveaux députés, n’ont pas les questions énergétiques dans leur champ de compétences, il est clair que les grands axes de la LTECV, réaffirmés par Emmanuel Macron, devront être rapidement appréhendés.

Quels impacts potentiels sur la politique énergétique ?

En effet, la transition énergétique est tout autant un enjeu de société - et un devoir envers les générations futures - qu’un enjeu technico-économique. En ce sens, le rôle des nouveaux députés sera déterminant dans le dialogue avec le gouvernement et l’ensemble des parties prenantes impliquées pour mener à bien une transition énergétique qui demande pragmatisme et temporalité maîtrisée, dans le respect des solidarités nationales. Pour l’UFE, la réussite du projet énergétique de la France dépend de la capacité du pays à répondre à trois grands impératifs : lutter contre le réchauffement climatique, assurer la sécurité d’approvisionnement et l’indépendance énergétique du pays, et garantir un accès à une énergie compétitive pour tous. L’UFE est d’ores et déjà en ordre de marche pour apporter son concours à la réussite de ce chantier collectif où chacun doit prendre sa part.

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