Conseil National de l’Industrie : préparer aujourd’hui le monde de demain

Le Comité Exécutif du Conseil National de l’Industrie (CNI), sous la présidence d’Edouard Philippe et la vice-présidence de Philippe Varin, a labellisé la semaine dernière 16 comités stratégiques de filières (CSF), dont un nouveau relatif « aux industries des nouveaux systèmes énergétiques » visant à accompagner le développement des ENR, des smartgrids et de l’efficacité énergétique. L’électricité, au cœur des enjeux sociétaux et industriels, est en toute logique, transverse à plusieurs comités (automobile, ferroviaire, industrie pour la construction…).

Créé en 2013, le CNI a pour mission de conseiller les pouvoirs publics afin d’améliorer la compétitivité de l’industrie française, développer les filières, les emplois et les compétences associés. Le Premier ministre avait commandité à l’automne dernier un audit du CNI et de ses comités stratégiques de filière (CSF) avec, à la clé, un travail de refonte confié à Bruno Lemaire et ses équipes. Objectif : rationaliser les CSF dans une logique d’anticipation et de structuration des filières industrielles françaises pour booster l’export, notamment. Grande nouveauté, le pilotage des CSF a été confié à des CEO de groupes industriels qui devront assurer la cohérence entre les filières. Tous les contrats doivent être signés d’ici fin 2018 avec des plans d’actions concrets contenant objectifs tangibles et évaluables d’ici 2 ans.

Au menu notamment : énergie, électromobilité, digital

Le CNI a conforté le CSF Nucléaire dont la présidence est assurée par Dominique Minière (EDF).

Le nouveau comité de filière, «  Industries des nouveaux systèmes énergétiques » sera présidé par Isabelle Kocher (Engie) avec une vice-présidence confiée à Sylvie Jehanno (Dalkia). Trois priorités ont été définies : « développer une offre exportable de solutions de type microgrids, proposer un dispositif d’accélération pour les PME de la filière, et renforcer et consolider l’offre industrielle française sur le marché des équipements et solutions pour la méthanisation ». A noter également, la signature d’un premier contrat de filière pour l’automobile qui prévoit la « multiplication par cinq, d’ici fin 2022, des ventes de véhicules 100 % électriques », de « garantir le ratio d’un point de recharge accessible pour dix véhicules en circulation », de « faire émerger une offre industrielle française et européenne dans le domaine des batteries » et enfin de « créer une filière hydrogène française compétitive et de développer ses usages en mobilité ». Saluons enfin la prise en compte des enjeux liés au développement du digital avec la création d’un « CNI numérique » co-présidé par Delphine Geny-Stéphann et Mounir Mahjoubi.

L’emploi et les compétences, des enjeux transverses à toutes les filières

La transversalité des travaux des comités est essentielle, c’est particulièrement le cas sur les questions d’emploi et de compétences sur lesquelles l’UFE est mobilisée [1] . Il importe en effet d’identifier les nouveaux métiers et les formations à créer pour répondre aux besoins des entreprises et aider les salariés dans leurs parcours, d’examiner les passerelles possibles entre métiers en décroissance et nouveaux métiers et, enfin, de développer l’innovation et une expertise de haut niveau susceptibles de faire référence à l’international. Pour ce faire, le Gouvernement a annoncé un plan d’investissement des compétences qui permettra de financer des entrées en formation dans le cadre de conventions signées avec les régions (670 millions d’euros) et une augmentation du nombre d’apprentis de 40 % sur 5 ans dans l’industrie.
La composante européenne n’est pas oubliée avec la création d’une mission Europe de l’industrie ayant vocation à identifier les projets européens de grande envergure, développer une politique d’excellence en R&D et un soutien accru au PME ainsi que prendre en compte l’enjeu des compétences au niveau européen).
Le prochain Comité Exécutif du CNI se tiendra le 10 septembre. D’ici là, l’UFE et ses adhérents poursuivront leur engagement dans le cadre des travaux menés.

[1Cf. Etude UFE 2017 « L’électricité au service d’une transition écologique et solidaire », Déclaration de la filière électrique avril 2017, Position paper Europe UFE « Réussir la transition écologique »

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